Il est des heures mécaniques et des peaux vives. Des temps d'attentes et des coulées de folies. Commettre sa vie demande du ressort. Virement de sensations pour se démettre de l'obscur. S'effacer de l'ancrage des poids morts. S'user savamment pour lancer sa trajectoire d'une légèreté. S'étourdir de mélancolie pour l'oublier. Détenir l'instinct qui t'échappe pour se rouler dedans, s'épuiser d'être une force. Echange pathétique du recommencement avec la vision nouvelle, dire la douceur espérée dans l'étreinte tant attendue. Faire d'un regard une convoitise. Craquer de ses effets et tenir à son désir commun de diversité. Ecoulement du naturel dans une peur lancinante, se vaincre du dedans par les essais de fontes. Faire bloc de ses manques, s'estimer dans la descente. Cuire de ressentiments vifs son présent possible et c'est tout, voilà pour finir de commencer à parler de soi comme un créateur de direction oblique et transitoire dans le mélange damné.
Le dérangement propice fixe les conditions du trouble, rebelle et obscur comme la passion fumante. Reste à danser brillamment sur l'air entendu cent fois sous la pluie de midi dans un lever tardif. Lancer sa monotonie dans le neuf du frottement pour faire crisser le son de la belle peau.
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