
Une fille ça le corps plein à craquer d’appareillage
À en tuer un homme comme devant les usines à gaz,
Qui chantonnent la moisissure en recrachant leur sueur,
Avec une notice en Afghan pour en prendre le contrôle.
Mais peut-être que si elles étaient moins compliquées
On serait assez con comme d’habitude pour les oublier.
On n’y comprend rien ça marche toujours à l’envers,
Même quand il fait froid dehors à l’intérieur de leur cœur
C’est l’enfer de ne pas sombrer sous la chaleur de l’amour
Qui s’y cache et qu’elles nous offrent depuis toujours.
D’une voie de velours elles nous envoutent pour nous faire admettre
Que le doux berceau du monde, malgré ce que certains prétendent,
Ce sont les fleurs qui assises dans une voiture se font attendre.
Mais peut-être que si elles ne se prenaient pas pour des soleils
Alors plus rien ni même leurs désirs livrés en bouteille
Ne rayonnerait pour nous amarrer comme un voilier
Solitaire sur un quai bondé pour nous emporter vers la lumière.
Une fille ça les ongles longs chargés de poussière,
À force de gratter dans un jardin pour abriter dans son terrier
Sa famille qu’elle tisse comme une toile d’araignée,
Pour dire que le terrain du confort c’est elle qui le créé.
Mais peut-être que si elles étaient moins protectrice
On serait assez con pour ne pas en faire nos complices.
On n’y cherche depuis des lustres cette essence
Qui les forcent à se peindre dans tous les sens
Dans le souci premier de réveiller nos sens,
De se révéler encore plus belle que jamais
Alors qu’en vrai il suffirait de leur prouver
Qu’on peut encore les éclairer en toute sincérité
Rien que d’un simple baiser chargé d’électricité.
Mais peut-être que si elles ne faisaient pas d’effort
Alors plus rien ni même leur regards ne joueraient
Avec nos nerfs d’acier et ce qui nous sert de virilité
Comme une paire de dé pour améliorer notre sort.
Rocco Souffraulit, le 11/02/2011.
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