
J’attends, j’attends depuis des heures
Montre en main que démarre le programme
Des réjouissances pour atteindre la jouissance,
Je sens ton errance qui passe entre ma chance
Chargée de force pleine d’impuissance,
Tu glisse sous mes coups de fouets violacés
Qui marquent à jamais de vibrations les paumés,
Perte d’endurance, perte d’adhérence,
Mes sens déjà partent dans tous les sens
En tapant comme un poing dans le mur
Pour briser les briques qui nous séparent.
Je t’aime, je t’aime depuis toujours,
J’enlève les épines des ronces de l’amour
Qui me blessent au plus profond du cœur
Mais ce se sont les pétales de roses,
Que tu me propose, qui me servent de bandages.
Je mens, je mens depuis des jours
À vous autres qui restez sourds
En proclamant que je suis un dingue,
Tant que je peux je pars pour un tour de drague
Sans m’apercevoir que ma Madrague
S’est bétonnée pour moi les pieds,
Juste pour rester à ma portée
Quelques soient les vents et les marées,
Pour se faire caresser jusqu’à se faire bercer
Avec un bloc aux pieds pour me rappeler
Cette lourde charge que j’ai accepté,
Devoir l'aimer à tout jamais jusqu'à en crever,
Usé par les pardons commandés de ma personne
Pour la fougue de mes sentiments féconds aussi profonds
Qui parfois aussi me servent pour la faire évanouir de plaisir,
La faire jouir sans se retenir pour perdre le contrôle
À des années lumières de nos contrées et s'y croiser.
Je t’aime, je t’aime depuis toujours,
J’enlève les épines des ronces de l’amour
Qui me blessent au plus profond du cœur
Mais ce se sont les pétales de roses,
Que tu me propose, qui me servent de bandages.
Je rêve, je rêve, je me propulse
Dans tes yeux comme une fusée dans les étoiles
D’où coule l’encre pour mouiller mes cratères,
Noyer les chimères qui me dévorent le corps,
Plein de vices je ne sais pas si je dois t’aimer
Plus que toi pour moi tu ne cesse de vibrer,
J’aurais presque peur de faire la révolution
Autour de toi en ébranlant tes sentiments,
Chambouler les points de repères déjà existants,
Tordre le coup au mal être qui chez moi s’étend,
Je ne sais pas combien de coup de pelleteuse
Dans le cœur tu t’es pris pour être aussi amoureuse
D’un homme qui se raconte des poignées douloureuses
Où la fatalité reste à l’épicentre de son ventre.
Je t’aime, je t’aime depuis toujours,
J’enlève les épines des ronces de l’amour
Qui me blessent au plus profond du cœur
Mais ce se sont les pétales de roses,
Que tu me propose, qui me servent de bandages.
Je voudrais revenir en arrière,
Rembobiner la frise temporelle
Pour réintégrer l’époque du quatre tiers,
Redimensionner ce si bel envol
Disproportionné qui déflore la danse des truelles
Marquants d’étages une frontière virtuelle,
Dans une ville où volent les courtisanes désinvoltes
Qui tentent de me mettre en survolte
Avec un sourire aux lèvres qui magnétise
Quand elles se rapprochent mais c’est toi qui m’électrise,
Pour brûler d’amour plus fort que les doigts dans la prise,
Pour m’atteindre depuis l’autre bout dans le canapé
Avec des poussées subites de fièvres
Depuis le creux du coup jusqu’au caillou,
Pour admettre que je t’aime plus fort que tout comme un fou
Je cherche ma maitresse à piles pour un long voyage,
Ma seule poupée gonflante et ses boutons pointés
Pour trouver la plus belle dans le moindre port,
Cachée dans le noir éclairée des phares de l’enfer,
Vitrines des bars qui abreuvent les comptoirs de bière
Et ton c’est ton regard que je croise sur toutes les chaines,
Dans les pièges des images qui percent la neige
Pour fermer une bouteille avec un bouchon en liège,
Flotter dans les vagues de la mer de mon courage,
Avec l’espoir de te toucher comme dans un songe
Absorbant les fruits du paradis comme mon éponge,
Gorgée, retenant ma raison qui tombe en pluie
Sur ma table de nuit pour tuer les mauvais esprits,
Qui opèrent sur mon corps les effets secondaires
Qui se distillent sous les effets de la réalité,
Loin de toi j’ai peur de devoir m’émouvoir
Un peu trop pour ne pas admettre le désespoir
Que je croise en passant devant le moindre miroir,
Loin de toi j’ai peur de devoir m’évanouir
Un peu trop vite pour ne pas admettre que l’espace
Nécessaire pour laisser battre si fort mon cœur
S’efface comme pour tenter d’étouffer notre avenir,
En ne laissant sur terre, de moi pour toi, que les souvenirs.
Rocco Souffraulit, le 02/01/2011.
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