
C’est dans la chaleur de l’ombre que se cache la douleur,
Celle qui brûle les ailes en papier des enfants de chœur
Coincés entre les putes froissées qui trainent dans les dortoirs,
Cachées dans un cachot au loin de l‘éprouvante lumière,
Pour se faire prendre par derrière comme tous les soirs,
Se faire toucher par des mains mouillées par des robinets,
Dans des rêves érotiques, faire bander les divinités
Et les mâchoires qui servent aux murs d’exécutoires,
Faire couler à travers des briques de terre de la souffrance
Qui résonne au loin dans un ruisseau au fond d’une montagne.
Pendant qu’hurle à la ronde des loups remplis de rage,
Les yeux exorbités par le sang et leurs crocs rouillés,
Plus de pouvoir pour faire et plus le temps pour dire,
Juste transpirer pour ressentir ce qui nous pousse à mentir,
Juste celui pour gueuler contre les fantômes pour expulser
La violence gratuite qui nous recouvre d’un doux duvet.
C’est une marmite dans laquelle baisent des crevettes,
Prisonnières retenues par des laisses
Mais il n’y a pas de quoi en faire des caisses,
Une bobine dans laquelle défile une histoire assassine,
Prisonnière retenue dans une pellicule
Mais il n’y a pas de quoi en faire toute une péninsule.
Pour moi abandonné à mon triste sort,
Il est désormais grand temps de franchir
Je crois le cap de la vitesse supérieure.
À l’ombre d’un arbre où s’élancent les oiseaux, le malheur,
Je savoure mon explosion pour signaler ma présence,
Mon esprit par pure aisance, je le laisse dans l’errance
Pour nourrir d’une offrande d’indifférence mon ignorance.
Je les vois qui se dispersent dans le ciel dans une danse,
Comme les proses poétiques des folles prêtresses
D’une maison close où s’y mélange de la tristesse.
Si j’écris des textes imbéciles et de mauvaise qualité,
Ce sont les auteurs déjà par là passés qui ont prient les meilleurs.
Bande de tas de salops pourquoi m’avoir laissé tous ces mots
Et pas les bons pour définir mes maux, achever mon boulot,
En me donnant le rabiot du pire pour en faire une torche,
Prendre le volant et continuer ma route vers l’autoroute
Que d’autres usent sans prendre le temps pour regarder derrière,
Écraser la marée sur la chassée de ceux qui tentent de s’y opposer,
Mais moi je suis plutôt du genre comme qui dirait
À me laisser faire car je laisse toujours la priorité,
Même aux lycanthropes qui veulent mourir les premiers.
C’est comme un lotissement avec des fondations en carton,
Une fille mal dans son corps qui se jette du haut d’un balcon,
Alors abandonné à mon triste sort,
Il est désormais grand temps de franchir
Je crois le cap de la vitesse supérieure.
Rocco Souffraulit, le 08/02/2011.
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