You are here

COUP DE FOUDRE DÉMESURÉ PROPORTIONNEL À LA BEAUTÉ DE LA FILLE... (318)

Primary tabs

Rubriques: 

Laisse-moi t’imprimer du regard pour m’imprégner de ton nom,
T‘infliger la correction du plaisir pour te piétiner la raison,
Laisse aller tes mains sur mon corps raviné pour voyager,
Je veux déguster ce chocolat que trahissent tes hanches,
Allons faire un transfert lunaire pour visiter la galaxie
Où d’un pieux je planterais le sol pétrit de délicatesse,
Laisse le long silence qui pèse entre nous se poser
Sur tes frissons tel un papillon pour m’occuper
La nuit entière à t’aimer, te faire Vibrer d’extrême et du pire
Lui dit un bosselé vicelard croisé par là par hasard,
Sourire divin, gueule d’ange aux ailes cassées,
Haleine de mascarpone, fringues serrées à la Flash Gordon,
Devant un drogue store qui sert de dortoir
Aux rats la queue molle attendant leur tour au comptoir,
Crois à ces histoires de contes de fées
Car tu es la seule pour laquelle les miennes se sont fabriqués,
Lui avoua-t-il encore en la prenant sans hésiter.

Laisse en toi grimper le désir à l’étage où l’on perd pied
Avec dans une cage d’ascenseur une pause pour se renifler,
Tatouer notre peau qui se marque de souvenirs à jamais,
Approche que je pétrisse les poires si fermes qui s’affolent
Avec les tiges chargées de sève pour pointer mon doigté,
Délivre-moi, toi qui me rends comme un félin en cage
Qui grommèle d’envie de devenir un feu d'artifice,
Approche que je goûte à tes petites lèvres déguisées
D’un rouge pour souligner d’un trait de lumière une bouchée
Lui dit un gars rouillé vicelard croisé par là par hasard,
Avec le fumet de mégots de cigares éparpillés
Quand s’écrasent les têtes dans un encrassé de cendar,
À l’oreille percée pour faire genre il peut faire peur,
Crois aux histoires de contes de fées
Car tu es la seule pour laquelle les miennes se sont fabriqués,
Lui avoua-t-il encore en la serrant sans hésiter.

Laisse-moi te détacher les cheveux dans les vents emmêlés,
Te déchirer les épaisseurs de grillage emporté dans la rage
Que je dévorerais tout entier dans un instant de partage,
Te faire jouir comme un pur sang sauvage peu hennir,
Te brûler le cœur d’un subterfuge pour trouver un refuge,
Après une descente en luge depuis les sommets de l’hiver
Jusqu’à la chaleur de l’enfer, finir sous un épais drapé
Avec la transpiration pour nous souiller de baisers
Lui dit un abruti au regard de bovin et son air vulgaire
Cherchant l’apport d’une plante pour tuer son ardeur,
Avec sa gueule de chien crasseux qui le long des halls de gare
Ère pour trouver sur les trottoirs un arrière goût de caviar,
Crois aux histoires de contes de fées
Car tu es la seule pour laquelle les miens se sont fabriqués,
Lui avoua-t-il en la caressant d'abord comme un homme
En laissant les fantasmes les coller comme du bubble gum.

Rocco Souffraulit, le 15/01/2011.