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MON HUIT CET INFINI MODÈLE... (468)

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J’ai suspendu au dessus du canapé le drap du lit en fer forgé
Pour m’inscrire à la marine et embrasser le monde entier
En galopant sur les vagues dilatées pour toucher les sirènes,
Électrifiées pour me court-circuiter le cortex naufragé peu inspiré,
Mais la plus intense des pulsations me fut provoquée
Par le regard de ma tendre bien-aimée que j’ai ramené,
Pour sa décharge je me suis approprié tout ce que j’ai trouvé
Mais c’est dans les déchets où j’ai ramé alors j’ai abandonné
Sauf l’amour de celle qui à l’hameçon à décidé de se sacrifier.

Tu es mon « huit » cet infini modèle provocante éclosion de ma vertu
Et moi ton huitre perlée d’un cerveau fait en pâte à modeler
Sans ingénue pour le sculpter, sans sous entendu bien entendu.

Il parait qu’il y en a tellement de brisés aux endroits où t’es passé
Que sur ta petite route pour la terminer je m’y suis éparpillé
En me parsemant dans une pluie romantique de roses et d’Aglaé
Pour prouver que je peux me tapisser à tes pieds et t’impressionner.
Cap nord-est en soliste trompettiste au profit d’un prompteur
Pour me dicter ton bonheur bien que j’utiliserais tout mon cœur
Car c’est dans la douceur de ma douleur que je trouverais le meilleur
Et les moniteurs rusés pourtant de précision s’éteindront par mélancolie
Pour mon tambour ornemental aux courbes inconnues en pleine agonie.

Tu es mon « huit » cet infini modèle provocante éclosion de ma vertu
Et moi ton huitre perlée d’un cerveau fait en pâte à modeler
Sans singe et nue pour le scruter, sans malentendu bien entendu.

Dans les boites musicales ouvertes où naissent par décimales
Les décibels des malades syllabes, pour le plus long des courts discours
Et jongler avec des seins dans les mains à la foire à la saillie,
Moi je cherche dans l’ombre de la vie l’orgie de feu éclairant la nuit.
Sur l’hôtel privé des amoureux, ambitieux j’achète le compteur
Comptant pour mesurer le dégât des déflagrations des émotions
Quand tu me dis c’est non, sans me donner la moindre bonne raison,
En brillant pour de tes rayons couronner de beauté mes idées
À la profondeur de la dame du drame vêtue de noir et sacrifiée.

Tu es mon « huit » cet infini modèle provocante éclosion de ma vertu
Et moi ton huitre perlée d’un cerveau fait en pâte à modeler
Sans ingénue pour l’ausculter, sans mal attendu bien entendu.

Tu secours mon univers avec à la barre un homme à la mer,
En devenant l’éternelle hirondelle avec à la barre sur terre
Les pieds d’un fou d’amour pour sa sainte folie pure,
En perdant le nord dans sa propre tour de contrôle grise,
Là où tu te grave contre les murs pour en faire ma mégapole
De gloire d’avoir rencontré celle obtenant de moi le monopole.
Tu manipule le timbre de mon cœur pour le rendre si prolixe
Comme un vieux vicieux joyeux ébranlé brandissant ses cassettes X
Et le comateux bon dieu gâteux ébranlé brandissant son crucifix.

Tu es mon « huit » cet infini modèle provocante éclosion de ma vertu
Et moi ton huitre perlée d’un cerveau fait en pâte à modeler
Sans ingénue pour l’ériger, sans mâle attendu bien entendu.

Rocco Souffraulit, le 30/04/2011.