
En te parlant sur un ton romantique pour te faire perdre la tête
Je me suis, lyrique, enfoncé vers un érotique baiser pour m’approcher
Du si doux vertige qui nous colle au visage avec cet air si bête
Que même les mauvais espions n’auront aucun besoin de lampion
Dans la brume pour nous au loin nous repérer sur le point de tout plaquer,
Sur cette terre posée comme une boule d’acier pour nous aimanter.
C’est en dansant sur la liquide mélodie de la mélancolie que je trouverais
Dans les draps, de mon lit, le puissant geyser du paradis à force de te rêver
En te laissant, pour la soirée, avec une quille dans une cours comme une enfant.
Un désir de censuré fait mer de réactions rapidement noyées
Alors laisse passer mes provocations au fond de tes érosions
Pour sentir en toi l’excitation, comme un bonbon, t’enrober.
Du nuage plein la tête pour m’acclimater aux rayons de ta beauté
Tu es comme un soleil remplit de chaleur pour m’offrir de la bonté
Car, je le sais bien, derrière ton écran de fumé se cache le brillant de ta pureté.
Si j’étais un berger éleveur de diamants je te ferais briller pour ne jamais
T’oublier, les étoiles pour les retrouver ce n’est pas plus compliqué
Qu’il n’y parait et je voudrais profiter de toi par amour pour fantasmer.
C’est en mourant sur mon liquoreux bâton de la liturgie que tu dégusteras
Sous les draps, de mon lit, le puissant courant du paradis à force de me brancher
Sur le secteur interdit pour entendre monter ma voix à l’échelle de tes secrets.
Un désir de censuré fait mer de réactions rapidement noyées
Alors laisse passer cette humiliation au fond de tes érosions
Pour sentir en toi l’excitation, comme un bonbon, t’ensuquer.
Comment espérer de toi le meilleur si de ma part tout ton bonheur
Tu ne peux y accéder ? Si pour m’asseoir en paix dans ton grand cœur
Je dois fondre en larme alors je te promets de me faire motte qui meurt.
Si ma générosité se prouve sous un arbre pour t’envoyer le sirop
De mes sentiments, dans le sureau de tes yeux, je trouverais mes mots
Gravés à tout jamais comme nos initiales sur le tronc d’un bouleau.
Délicieuse ombre chinoise avec les tissus de ta lingerie je m’envolerais
Sous les draps, de mon lit, avec entre les mains ton corps m’administrant
La poussée de fièvre pour colmater tes plaies féminines de mon onguent.
Un désir de censuré fait mer de réactions rapidement noyées
Alors laisse passer cette punition au fond de tes érosions
Pour sentir en toi l’excitation, comme un bonbon, t’enrober.
Je perds toujours les boulons dès que la vapeur me monte jusqu’au cerveau
Et j’ai l’impression que c’est dans le tiens que je déposerais mon plumeau,
Pour t’écrire la fraicheur du printemps, en m’emparant des vives couleurs
D’un arc-en-ciel cachés sous tes paupières fermées que t’ouvre en douceur.
À manque d’idée, pour arriver à mettre en péril tes valeurs, j’effeuillerais
Pour te faire craquer une encyclopédie en te définissant la maladie que j’ai.
C’est en planant dans la crasseuse entrée de la courtoisie que je trouverais
Sous les draps, de mon lit, le puissant geyser du paradis à force de te caresser
En me laissant pour la soirée, avec mes billes, jouer en forêt comme un égaré.
Un désir de censuré fait mer de réactions rapidement noyées
Alors laisse passer mes munitions au fond de tes érosions
Pour sentir en toi l’excitation, comme un bonbon, t’intoxiquer.
Ludovic Auboeuf, le 23/05/2011.
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