Moi aussi, je m'en souviens. Ces dimanche où on dansait tous les trois. C'était bien. Le matin, on pouvait regarder les dessins-animés autant qu'on voulait. Puis le midi, tu faisais la purée. La poudre dans l'assiette, un peu de lait et c'était fait. C'était un peu dur, mais pas mauvais. Et puis surtout, c'était rapide. Après, on pouvait retourner danser tout l'après-midi. On s'amusait tout le temps. Même quand il pleuvait. Et quand il faisait beau, c'était juste un peu plus joli dehors.
Je ne me souviens pas que tu buvais, c'est toi qui me l'a avoué. Mais pas le week-end, jamais devant nous, je l'aurai vu. Le week-end, tu n'avais pas besoin de remplir tes verres. Tu redevenais Papa, et ça suffisait. J'espère que tes blessures sont guéries, et que tu n'auras plus mal, plus comme ça, plus autant. Rassure-toi, je n'ai pas omis le souvenir de ton alcoolisme pour me protéger ou pour toute autre raison complètement idiote, c'est simplement que pour moi, ça n'a jamais existé, tu ne nous l'a jamais montré. La purée, c'est juste que tu savais pas la faire, c'est pas à cause du ricard.
Plus tard, tu feras danser mes enfants sur Mano Solo, et tu leur fera la purée. On rigolera des souvenirs d'un temps qui n'est pas si loin.
Tu te souviens? " La révolution, c'est plus comme avant, avant t'avais l'noir et le blanc..." Et bien, quand je racontais mon week-end aux copines, il n'y avait jamais de noir. Avec mes yeux tout bleus, j'y voyais tout rose.
Commentaires
Simple et beau, ah le regard
ven, 10/06/2011 - 09:13 — Dreux patrickpentrick
Merci.
sam, 11/06/2011 - 15:00 — AsylysPages