Voici venu le temps
Du café des oisifs ;
Onze heure dans la vent
La terrasse est à vif.
Paris la putassière
Sort de ses gouttières
L'oeil encore alourdi
Des beuveries de la nuit.
Le soleil donne à plein
En ce début d'été ;
Les pigeons sans un frein
S'épuisent à roucouler.
Les trottoirs secs
De la Ville intrinsec
Puent un peu le chagrin
En ces pauvres matins
Mais la noisette amère
servie pour très chère
Va bientôt secouer
Le squelette gelé.
La pollution affleure -
L'âme se cherche un coeur -
Fait le tour des poches
Et finit aux galoches.
Les yeux rivés par terre
La ville rancunière
Rappelle à la cervelle
Les envies de rebelle
Et c'est moral en berne
En rêvant à Gavroche
Que la ville un peu terne
Tout en vous s'effiloche.
L'esprit est en bataille
Au sortir des entrailles
D'une nuit renflouée
Par un rêve éthylé.
Une seule solution
S'impose à l'abstraction
Un deuxième café
Mais cette fois, bien serré.
Le crâne se tiraille
Pour le commander
Mais - retour de la gouaille :
Le voilà exigé.
Le serveur un pantin -
Du gris sur le teint -
N'arrive pas pressé
Pour vous l'apporter
Et c'est les nerfs à nus
Une fois le café bu
Que Paris et ses bruits
Vous repoussent au lit.
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Commentaires
un avis
ven, 01/07/2011 - 00:34 — jeffQuelle Magnanimité...
ven, 01/07/2011 - 10:34 — Foxok
dim, 03/07/2011 - 18:50 — jeffDe ma pitance je te dispense brave jeff
dim, 03/07/2011 - 19:22 — Foxpoète
mer, 06/07/2011 - 01:43 — jeffIL faut savoir s'arrêter jeff, hein ?
mer, 06/07/2011 - 08:10 — Foxau contraire
mer, 06/07/2011 - 11:50 — jeffEt des insultes maintenant ?
mer, 06/07/2011 - 12:17 — FoxPages