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BEAUTÉ SUBLIME ET SUPRÊME BEAUTÉ... (556)

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Un jour pour mon plus grand malheur tu t’es laissé entendre dire
Que dans cette biosphère synthétique, que tu gères, j’hère comme la misère
Faisant flipper les flippers américains agrippés à tes compteurs Geiger
Mais, ma pauvre, vide de tes orbites les geysers de poussière
Occultant de ton infra-vision les émanations de mon envoutante lumière
Faisant perdre la boule aux joueurs ne connaissant pas le règlement de l’amour.
S’aimer c’est beau car il n’y a que ça de vrai
Et ce quelque soit la manière de se le montrer.

Tu dis qu’à mon égard tes sens sont aussi chauds qu’un hiver nucléaire
Alors que je ne suis que ton pur sang fendant les vents, tes tourments
Et les tempêtes, tes sentiments et les blessures et les fêlures de l’océan
Dans lequel je me laisserais mourir, comme une vieille épave à l’éther
Shootée, comme si la folie de mon corps était soudaine volontaire
Pour s’enfuir baiser les pieds des croque-morts, dansant tel un troupeau,
En se servant de mes chicots comme drapeau et de ma peau comme manteau.
S’aimer c’est beau car il n’y a que ça de vrai
Et ce quelque soit la manière de se le montrer.

Ne me la fait pas à l’envers car ce n’est pas à Anvers où je trouverais mes vers
Mais dans les secrets gardés par tes onctueuses courbes à en devenir pervers,
À en terminer le palpitant renversé par les traverses d’une balle de revolver.
Si les vers s’accordent à croire que c’est en se chevauchant dans les entrailles
De notre terre que naissent les frissons, à s’enflammer comme une botte de paille,
Pour te rendre folle c’est dans les tiennes que je chercherais mes trouvailles.
S’aimer c’est beau car il n’y a que ça de vrai
Et ce quelque soit la manière de se le montrer.

Même si avec mon citron d’abruti j’ai l’air du premier des derniers apprentis
Sache que je me ferais paradis en t’achevant comme une esclave dans un lit.
Si les ruelles de mon plaisir passe par le boulevard du tiens alors au Monopoly
Je te ferais construire à chaque étape un nouvel hôtel pour te faire savoir
Ce que ça fait de prendre son pied, dans une chambre froide à s’approprier,
Pendant que d’autres faisandées y ressentent l’insipide pour les faire tourner,
Ce que c’est bon de se sentir à jamais salie en se laissant même se faire insulter
En galopant comme une chienne se faisant caresser pour son maitre l’encourager.
S’aimer c’est beau car il n’y a que ça de vrai
Et ce quelque soit la manière de se le montrer.

Beauté sublime et suprême beauté, poussant sous sévices mes vices à l’extrême,
Tes seins sont mes monts Fuji-Yama posés sur ton ventre, mon île au trésor,
Ma bouche se perd déjà quand je m’approche du plus chaud des plus intimes
Et tes spasmes bouillonnant sont les Hiroshimas résonnant contre mon corps.
Je suis ton Dalaïlama, à peau élastique électrostatique, prêt à prendre formes
Et positions pour sauver de déshydratation tes moindres failles érogènes.
S’aimer c’est beau car il n’y a que ça de vrai
Et ce quelque soit la manière de se le montrer.

Exquise et fragile primevère à la transpiration de rosée printanière,
Excellence et prouesse de tendresse aux charmes d’une tigresse,
Tes vertiges ne sont que réponses aux annoncent que tu prononces
Et même les plus laides sont pour moi un appel pour sauter dans le vide.
Tout bonheur à vendre est bon à prendre pour suspendre ton corps
Au dessus des vestiges à la ronde de l’univers où un chien hurle à la mort
Comme si j’étais pour toi un homme aux hormones en chewing-gum.
S’aimer c’est beau car il n’y a que ça de vrai
Et ce quelque soit la manière de se le montrer.

Si l’étanchéité de ton cœur est égale à celle d’un sous marin de guerre
Et si tes sentiments squameux s’écaillent quand s’égare dans les airs
Ma force entreprise pour te faire tomber à quatre pattes sous mon charme,
Telle est si féline une chatte miaulant timidement pour boire un bol de lait,
Sache que si tu veux je me ferais spongieux pour te nourrir à moindre frais
Alors cesse de te vider de tes larmes et vient te fendre contre mon arme.
S’aimer c’est beau car il n’y a que ça de vrai
Et ce quelque soit la manière de se le montrer.

Ludovic Auboeuf, le 10/07/2011.