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MUTINERIE EN CAPTIVITÉ AMOUREUSE… (565)

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En captivité j’ai cherché des faux mots fous gravés par la fenêtre
Ce n’est qu’entre les murs exquis où j’ai trouvé mon cadavre en fleur
Apparemment sans raison valable à valider pour au départ te respirer.
Ce sont mis tous d’accord à plus de la majorité les vieux vasistas
Pour de ta bouche en sueur tombant du ciel m’en faire boire la tasse.
Moi je t’aime comme un ruminant broutant auprès des roses, dans un champ,
Préférant subir mon châtiment plutôt que d’être écrasé par un excrément
Et ton flamboyant sourire pétillant m’enivre comme les bulles d’un crémant.
De toi mon trésor j’en suis devenu toqué à en devenir un grand cuisinier.

Une vie sans toi c’est comme une partie sans pyjama et Internet sans Wikipedia,
Un hamburger sans soda, le Tibet sans Himalaya, un moustique sans sa malaria,
Un Africain sans son Sida ou pire encore un matelot comptant sur sa vodka.
Une vie sans toi et c'est mon soleil qui n'existerait pas pour l'orage devenir ma voix.

L’onduleur relié via le secteur me chauffe le cœur, comme un convecteur,
Pour mettre en danger le vaporisateur de mes sentiments et un extincteur
M’ouvre l’inimaginable imaginaire, sortant par l’évacuation de l’extracteur,
Comme si t’aimer était ce jour le sens premier de mon existence de largué.
Sans toi ma vie n’est qu’une binousographie orchestrée par la mélancolie
Et la pornographie seule amie dans mon entourage dépeuplé jusqu’au Mali.
Mes inavouables secrets deviennent avouables louanges de regrets
Pour de mon émotivité en expulser les pulsions en te faisant mariner
À moins de supporter l’idée de ramer pour au final te voir chavirer.
Les disgracieux systèmes pendulaires faisant balancier pour me raisonner
Exigent sur le moment de te laisser me regarder pour de plaisir me dévorer
Comme si je n’avais jamais eu l’esprit de te mijoter avec mes yeux affamés.

Une vie sans toi c’est comme un Vatican sans scélérat, un minitel sans Ulla,
Un hamburger sans soda, un royaume sans son roi, l’eucalyptus sans son koala,
Un Africain sans son Sida ou au pire un manchot comptant sur ses dix doigts.
Une vie sans toi c'est mon soleil qui n'existerait pas pour l'orage devenir ma joie.

Les gazoducs partant de mon grenier, à partition musculaire cérébrale,
Deviennent scabreux à m’en tambouriner du poitrail le moindre flanc
Comme si demain te voir t’enfuir était fait pour m’étouffer lentement.
Miraculeusement c’est dans un rêve où je t’observe m’écorcher vif
Avec tes ailes de papillons en me mettant à saigner comme un rosbif.
En m’enfilant un pétard sous toutes ses mailles dans ma botte de paille
Mon amour s’étoile avec mes paupières en se fermant dans un bruit de ferraille.
Sans toi ma vie n’est qu’un pâté en boite périmé mentholé au Canigou
Avec une odeur de vieux brassé faisandé à en crever dans les égouts.

Une vie sans toi c’est comme une partie sans pyjama et Internet sans Wikipedia,
Un hamburger sans soda, le Tibet sans Himalaya, un moustique sans sa malaria,
Un Africain sans son Sida ou pire encore un matelot comptant sur sa vodka.
Une vie sans toi c'est mon soleil qui n'existerait pas pour l'orage devenir ma voie.

C’est dans l’exil du grand carnage de l’exubérante impuissance de la cité
Que je me suis mis à nu en te laissant, devant ta cheminée, me déshabiller
En te rendant compte soudain que c’était trop compliqué de m’écouter
Te raconter tout ce que je sais sans même le savoir à ton unique sujet.
Dans un monde burlesque la disqueuse pour tailler à froid mes sentiments est
Aussi impénétrable que les voies de l’informatique devant la taille de l’USB.
Sur du calque quadrillé des maladies je copie cette folie pour te la transfuser
À en faire passer un vierge sonar à fantômes pour la pucelle des névrosés.
Je t’aime à m’en finir délavé avec une douille dans ma tête la première et c’est
Aussi vrai pour les andouilles, pourtant de Vire, que l’on croise même au marché.
Si sur l’étiquette de mon t-shirt de vacancier il est bien écrit « made in Taiwan »
Alors cotonneux et de fil blanc cousue notre histoire est montée comme un âne.

Une vie sans toi c’est comme un Vatican sans scélérat, un minitel sans Ulla,
Un hamburger sans soda, un royaume sans son roi, l’eucalyptus sans son koala,
Un Africain sans son Sida ou pire encore un manchot comptant sur ses dix doigts.
Une vie sans toi c'est mon soleil qui n'existerait pas pour orage devenir ma joie.

En captivité j'ai cherché mais je n'ai trouvé que la liberté de t'aimer...

Ludovic Auboeuf, le 17/07/2011.