You are here

TEMPÊTE IMMINENTE… (578)

Primary tabs

Rubriques: 

J’ai plus d’un ossement étincelant dans le profond de mon petit sac
Pour t’emporter dans mon cerveau déguisé du quai à l’horizon en Amérique
En t’accueillant comme si de gloire étaient teintée une aventure passagère.
Notre rencontre est une étoile dès que le voile absorbe les rêves étranges
De monsieur personne, ou monsieur tout le monde, anéanti par la rage
Dès que l’érection sonne pour fabriquer du fantasme sa ligne droite,
Briser son existence avec une résistance qui contre sa propre mort lutte.

Je n’ai pas plus de demeure pour t’accueillir que cet infâme vaste amour
De pacotille polluant mon vague esprit dérisoire de jours en jours
Alors joue-en avant que la vie encore en place s’en serve à son tour.

J’ai plus de sang pour toi que de bulles dans un magnum de champagne,
Plus de moteurs à mes cordes que de poussière le long de tes larmes,
Et mon cœur abrite dans le plus grand des secrets une flèche d’arbalète
Avec l’identité d’un espoir délavé prétextant que tu es la seule en faute.
Les astres démons de mon antre se mordent pour hurler come des mômes
Contre les vents quand tu t’efface pour ne laisser plus que des arômes
D’agrumes dans ma mémoire féconde où se prolifère pour danser ton âme.

Je n’ai pas plus de demeure pour t’accueillir que cet infâme vaste amour
De pacotille polluant mon vague esprit dérisoire de jours en jours
Alors joue-en avant que la vie encore en place s’en serve à son tour.

Je n’ai pas plus de salles obscures ouvertes sur la grande fenêtre de l’avenir
Qu’un bonjour de la part de Lucifer à la douceur d’une étoffe de velours.
Des rouleaux de velcros me tiennent en lévitation à mon insu pour que j’explore
Les moindres méandres pour trouver la déviation m’emmenant à bon port
À terme voué à disparaître comme la grande logique inscrite en tout homme,
Celle quand le grand univers porte dans ses yeux la beauté d’une femme,
Pensant que la chaleur du soleil diffusée et celle s’appelant ton rhizome.

Je n’ai pas plus de demeure pour t’accueillir que cet infâme vaste amour
De pacotille polluant mon vague esprit dérisoire de jours en jours
Alors jouis-en avant que la vie encore en place s’en serve à son tour.

Ludovic Auboeuf, le 31/07/2011.