À proprement parlé serais-tu, de moi, aussi salement amoureuse
Pour me laisser te faire pénétrer la mauvaise idée que ma fatalité
Ne sera pas demain, en me quittant, mais hier, en me rencontrant,
En m’empêchant à présent de te rêver tellement de t’oublier
Je peine durant la journée, à moins que rêver chez moi soit réalité,
Comme si dans mes pensées était encrée la preuve que puisses exister
Un enfer au ciel ensoleillé pour faire étinceler la beauté d’une divinité.
À proprement parler je marche à l’envers pour faire reculer du bout
De mes souliers la terre tournant sous nos pieds pour, de toi, redevenir fou.
Je pense à toi si fort, mon amour, que ton parfum m’empêche de respirer
Et si mourir était la plus belle chose, dans ton secret pouvant m’arriver,
Alors je voudrais que ce soit seulement à tes côtés pour m’arroser
De tes larmes quand nos souvenirs se mettront de vieillesse à faner.
Si au nom de ma liberté condamné je suis à chasser l’ivresse de t’aimer
Alors je reste accroché à ton saint bonheur pour nous faire un duvet
Dans lequel je t’enlacerais pour te décrocher la délicieuse voie lactée,
La lécher, la sucer, la croquer, la dévorer, l’avaler en crachant au nez
Des étoiles les pépins pour voir pousser en bouquets par milliers
Des fleurs sucrées t’étant destinées pour trouver de quoi t’habiller.
Si dans la rosée tes pétales cousus par mes baisers prenaient la tangente
Alors je te blottirais contre mon corps, en retenant prisonnières les minutes,
Comme si désormais te faire mon extase était la plus langoureuse des luttes.
Je pense à toi si fort, mon amour, que ton parfum m’empêche de respirer
Et si mourir était la plus belle chose, dans ton secret pouvant m’arriver,
Alors je voudrais que ce soit seulement à tes côtés pour m’arroser
De tes larmes quand nos souvenirs se mettront de vieillesse à faner.
La lucidité n’est pas celle éclairant la route tracée de ma longue destinée
Mais celle de la grande raison te chantant mes lamentations pour l’éternité.
Tellement je chante faux que la douleur, provoquée par l’empoisonnement
De mon cœur quand je te regarde vibrer pour disloquer mon raisonnement,
Raisonnera en te glaçant pour enfin comprendre ce qu’est l'immensément.
Si par milliers des rosiers sauvages pouvaient se planter alors j’en mettrais
Depuis ton entrée jusqu’à l’opposé du globe pour me faire saigner,
Pour te sortir le grand « je », le tapis rouge pour ne pas te salir les pieds
En dévorant tes désirs en une seule bouchée pour aux mieux te combler.
Je pense à toi si fort, mon amour, que ton parfum m’empêche de respirer
Et si mourir était la plus belle chose, dans ton secret pouvant m’arriver,
Alors je voudrais que ce soit seulement à tes côtés pour m’arroser
De tes larmes quand nos souvenirs se mettront de vieillesse à faner.
Ludovic Auboeuf, le 05/08/2011.
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