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CREUTZFELDT-JAKOB-CLUB… (601)

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Chaleureuse gloire honteuse, tant scientifiquement que symboliquement,
Et rien de sérieuse tu n’es que prière, provoquant mon ricanement,
Bâillement, médicament mental effervescent issu de l’ère de Neandertal.
À l’âge d’être encore un gosse moi j’en avais tellement dans les poches,
Pour en vieillissant m’offrir un monde bêlant chargé d’un suc séminal,
Devenir grand homme, si peux de choses, finir en rien et ça c’est moche
Quand on sait qu’en avoir c’est déjà se faire fouetter par une sombre fourche.
La tirer par la queue je préfère laisser cette activité à d’autres moins farouche.
L’admettre c’est s’y soumettre et s’y soumettre c’est finir dans sa pieuse couche.

Si son message mielleux et moulant lui allant comme un gant était une milice
Dieu depuis son civil hospice userait de sa charité pour s’acheter des complices.

Je me suis arrêté de le réclamer quand en tant que tel, état en tant que cancre,
Avec l’encre de mes veines j’ai du me débattre, me morfondre ou combattre,
Me confondre avec vous, les fous, croque-morts, les chaines et cette mâchoire
Crachant le feu immolant instantanément en profondeur la bonté de la nature
Humaine exhaustive, laissant un goût amer à l’âge d’être fêlure et bouture,
À l’âge où réfléchir devient ambitieux quand il est fait pour se faire ensevelir,
Quand le programme neurologique est encore vierge pour se laisser construire.
La seule mer d’amertume que j’ai dans mon froc et une écume à son bon souvenir.
Difficile d’y croire en effet comme la mort embarrassée désabonnée du dérisoire.

Si son mensonge le gratifiant en amadouant ses enfants était celui de la milice,
Dieu, pour ses beaux yeux, sucerait jusqu’au dernier des os ses vieux complices.

Je crois plus en l’hostilité passée au stérilisateur frigorifique qu’en la fugace
Envie soudaine d’aller me baigner dans un flot faramineux de solidarité froidasse
Aussi fadasse, aussi vivace, que le faste fastidieux seau carcéral de l’inhumanité.
Désespéré, buvant seul mon café noir en cherchant l’angle mort de ma tasse
Bouillante dont la cinquième tournée me laisse, au ventre, un mal de chien
Comme si aboyer pour ne rien dire était imprimé en binaire dans mes intestins,
Juste j’imagine que de réfléchir c’est d’abord penser pour soit plutôt qu’en rien,
Comme si le rien était tatoué en chacun de nous pour nous montrer le chemin,
Inscrire d’étoiles notre fin au Creutzfeldt-Jakob à l'imprécis psaume numéro 601,
Part delà l’espace qui un jour refermera son grand océan en nous lâchant la main.

Si son mensonge mielleux et moulant lui allant comme un gant était une milice
Dieu, depuis son si vide et civil hospice, monnaierait sa charité contre des complices
Et autant vous dire que j’emmerde ceux s’accordant à dire qu’il faut être un porc
Pour déféquer sur un type, ayant tué tant d’hommes, sans tenter d’admettre ses tords.

Ludovic Auboeuf, le 29/08/2011.