
Milles excuses mon amour si gourmand je dévore ton regard,
Si je fonds dans les obscurs précipices pour aller au plus profond
De tes yeux, en regardant depuis le nombril de mon vieux balcon,
Si dans la piscine où nagent tes émotions, ton cœur en fusion,
Se dévoile par la fenêtre de ton innocence celui de ton propre père
Entre les lianes de tes humeurs allant de la gaieté vers la colère.
Gravir la colline de ce mystère restera ma plus belle des guerres.
Je t’aime tellement que les chiens s’en décrochent la mâchoire
En pleurant au clair de lune, en leur rappelant que tu es une larme,
Dans laquelle se glisse l’espoir de te voir grandir dans le bonheur.
Milles excuses si je t’envois un communiqué dont le seul timbré
Est celui délivrant des mots, la douceur, ayant comme unique valeur
Ce souffle de bonheur que tu respires blottit, serré contre ses bras d’acier,
Comme si, sur sa route, te laisser sur le pavé serait la pire de ses erreurs.
Je découvre à présent, en plein hiver que ta marée de rire est un danger
Pour mon glacier mais si la vie m’a offert le plus beau pouvant exister,
Peut-être devrais-je me laisser mourir dans la chaleur d’un tel honneur.
Je t’aime tellement que les chiens s’en décrochent la mâchoire
En pleurant au clair de lune, en leur rappelant que tu es une écume,
Dans laquelle se glisse l’espoir de te voir grandir dans le bonheur.
Je te vois sauvage, danser avec les coquillages depuis mon rivage
Et je sais qu’à n’importe quel endroit où tu passeras tu seras ravage.
Déjà en moi c’est tellement retourné que je ne pourrais t’expliquer
À quel point mes sentiments pour toi se mettent à faire du grabuge.
Le long du grand couloir je laisse m’absorber par la folie, la lumière,
En revenant jusqu’à toi pour te dire bonsoir en te regardant t’endormir,
Comme si dormir était renaitre en ange pour raviver chez moi l’amour.
Je t’aime tellement que les chiens s’en décrochent la mâchoire
En pleurant au clair de lune, en leur rappelant que tu es une plume,
Dans laquelle se glisse l’espoir de te voir grandir dans le bonheur.
Un enfant est un diamant, une pierre brute d'amour constellée
Qu’il ne faut surtout pas chercher à tailler pour en faire de l’or.
L’aventure de la vie, tôt ou tard, s’en chargera avec sa noirceur.
Tour à tour et depuis ma tour j’imagine le futur et décroche la peur.
Autant en profiter avant qu’elle finisse ternit, dénaturée, polluée,
Avant qu’il soit, un jour, trop tard pour ne plus s’en apercevoir.
Le plus naturel des vernis est un enfant grandissant avant d’être poli.
Je t’aime tellement que les chiens s’en décrochent la mâchoire
En pleurant au clair de lune, en leur rappelant que tu es ma môme,
Dans laquelle se glisse l’espoir de te voir grandir dans le bonheur.
Ludovic Auboeuf, le 08/09/2011.
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