
En pleine savane, liés tous deux seulement par une liane,
Nous n’avons que pour dieux des licornes en flamme,
Biscornues, pour soigner ce qui fait de nous des hommes
En cherchant dans notre virilité le cachet de la féminité.
Dans un coin de jungle le bétail siamois boit des bulles d’air
Avec une paille pour, se gonfler la panse, en montgolfières
Devenir et goutter la liqueur naissant du royaume des fleurs
Célestes en s’y lestant pour abandonner un globe en guerre.
Dans les embouteillages surdimensionnés,
Pour y accéder, les coccinelles
Se mettent à se décoller
Les points noirs sur les ailes
Pour mieux se déployer
Et les enfants en font tout autant
Pour voir le monde en grand.
Seuls survivants nous sommes entre les bras prêts à se serrer,
Zombies s’unissant pour franchir ensemble une folle falaise.
Paraitrait que depuis le sommet on aperçoit une mer de topaze
Où se démarque le but de l’amitié que l’on tente de toucher.
Dans nos lallations rudimentaires on s’échange nos félicitations
Mais accrochés au fil dentaire de la terre, pour garder notre voie,
On se donne la chance de s’arrêter pour prier que sur la croix
Ne vienne se clouter des deux pieds une source d’inspiration.
Entre les rouages de la société,
Pour y arriver, les coccinelles
Se mettent à se décoller
Les points noirs sur les ailes
Pour mieux se déployer
Et les enfants en font tout autant
Pour voir le monde en grand.
En sens contraire, selon soit disant ce devant qui nous stimule,
Illégitimes nous longeons la cime de l’instant d’une foulée habile
Pour ne pas surprendre le premier des crocodiles somnambules.
Est dangereux ce qui se dissimule sous un rire que l’on simule.
D’après ce plan, sur le papier, se trouverait le clan des chiens.
Entre leurs mâchoires crotteuses se débattre ne servirait à rien.
Dans les baobabs le boa constrictor n’est jamais bien loin
Mais, de notre joie, l’humanité sur le déclin ne sera pas un frein.
Dans les virages disproportionnés,
Pour y accéder, les coccinelles
Se mettent à se décoller
Les points noirs sur les ailes
Pour mieux se déployer
Et les enfants en font tout autant
Pour voir le monde en grand.
Ludovic Auboeuf, le 04/12/2011.
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