Si je ramène trop ma science
Et que ça tourne à l'inconscience,
C'est que je dois suivre l'écho
De la voix qui porte mes mots.
J'ai trop bu l'eau de mon silence,
Trop navigué sur une absence,
Je ne trouve plus le repos
Que lorsque l'encre coule à flot.
Et quand un sentiment me tanse,
Quand il reste sur la défense,
Désormais je prends mon stylo
Pour l'inviter à parler haut,
Qu'il dise tout ce qu'il en pense
Et puis qu'il cède à l'exigence
En ne résistant plus aux mots
D'amour qui pèse sur son dos.
Pages