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Mal en lettres

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Touché,
pillé, torpillé, l’absence m'avait glacé, j'étais prisonnier
intérieur, mal mené du dedans, elle ne m'avait plus rien dit, un
long temps de silence, hiver de cendre sur mon cœur en arrêt,
hibernation.

Je
n'avais rien compris, juste l'attachement qui me rassurait mais
s’allongeait comme marqué d'un départ vers une île lointaine et
brumeuse.

J'avais
voulu du bien mais là tout s’avère dur. Dans un désir de
délivrance, ma prison fut faîte et je la découvrais forte et
meurtrissante cette relation piègeuse !

Elle
était hautaine, de sa force retrouvée, filait dans le monde et les
embouteillages.

Un
fonctionnement solide de mauvaise foi et d’ une armature familiale
donnant dans le fer le lien de soutiens.

J'étais
moins admiratif de sa force victimaire, elle était d'une race
dévoyeuse.

J'avais
croisé une ombre apaisante mais le réel déployé donnait dans le
gras ensevelissant.

Le
poison de sa sévérité acquise qu'elle avait à me mépriser
m'estomaquait !

J'avais
cru en elle comme à un phare délivreur des brouillards.

Le
tour du monde montrait la crasse, et l'empire diabolique des
combattants épris de victoires.

Je
n'étais pas de ce bord et tout craquait car je m'étais embarqué
dans cette salaison qui me cuisait.

Le
naufrage perçait mon cœur fumé et de cette certitude, la soute,
le pont et la capitainerie ne menaient pas large, l' ouragan de sa
caractérielle composition me moisissait lourdement.

Je
savais ses façons patronales et m'était cru dispensé de sa flamme
de crammeuses d'espérances.

Le
sommeil me fuyait comme une dissidence vers sa compagnie.

J'étais
fragile, voilà le tout qui vous cogne dans un soir où vous voyait
fuir le peuple d'escorte, toute une ronde de bienfaits.

Abattu
d'une torpeur de pleureur, j'étais sec de la menace de solitude.

Elle
n'est plus là, elle m'a jeté sa force d'ailleurs dans une marque
d’absence pire qu'un mauvais sort.

Au
fond tout un gargouillis bâillonné bouillait dans mon sang
d'arrêté.

Je
stoppe là cette exploration de ma mouvance fangeuse sous peine de
m'y noyer à satiété.

Dehors
des écrivains dînent...