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L'errance est ma Durance

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La
mort me jette à la rue, l'opaque, l'incertaine, la pathétique de
hasards

j'étais
plein d’absences comme un tourbillon égaré, des trous qui
poussent ma déchéance me ravinaient d'un vide à vomir et rien
pour ouvrir mon caquet, ma bouche sèche des chocs avait trop à
faire pour ne pas coaguler la morsure de vivre.

j'avais
des yeux pour voir le creux du monde mais ne m'arrêtait sur le
pourtour de tout ça parce que rien ne venait dans le démoniaque
dédain nerveux.

Dans
la rue de moi-même, ce coin dévasté où l'espérance n'avait été
qu'une nébuleuse comète évadée, il n'y avais plus que des
baptêmes de glace, des trucs fugaces aussi disparates que la vie
dans la brume des marécages. Les fumerolles m'entouraient d'un
rempart osseux qu'aucun éclair aurait pu percer.

J'avais
des pieds lourds comme des pierres de tombes et des marchandages
sordides pour lutter. Mes pensées se déguisaient tant leur torpeurs
me gelaient.

La
chaleur m'avait fui avec les candeurs d' enfants criards singeant les
parades sages.

Le
ciel avait tout le gris qui frappe.

Les
herbes sèches me consumaient dans la confusion.

Je
m'éveillais à coup d'imaginations pour percer le ciel d'un insolite
soleil crée d'une insulte puissante aiguisé d'un regard fermé
d'une fin de monde.

Y'a
plus qu'a faire le dur pour moudre sa combustion.

Dans
ma tête une lave compacte, étais-je un volcan, une fournaise, une
éternité perdue ?

J'avais
des pas et des pas et la parole morte.

Alors
la musique me jette une farandole qui fait flap flap !

Et
de mes mains je claque les mesures qui m'agitent pour l'étincelle de
grâce j’espère !

Ce
mot est ce qu'il me faut pour dodeliner de la tête et me faire fête
d'ici.

J'aurai
marcher dans les flaques, si la boue présente ne m'avait pas
agglutinée mes souliers si humides qu'à chaque avancée j'avais
l'impression d'aplanir la terre d'une tonne de sable mouvant et que
ma pesée sur le sol m'enterrait déjà pour toujours dans le jardin
d'en dessous où grimace tous les miteux naufragés dont le vécu
déchiré au vent a des airs de feux follets.

Qu'étais-je
donc pour sonner des idées comme une cloche d'église à sermons ?

Un
ectoplasme quoique à la chair flasque et aux os encore debout pour
la diatribe à jeter dans les cours où résonnent les vies
vacillantes des nouveaux, ceux qui veulent la bagarre à même le
carrelage pour prouver la vaillance idiote mais une vaillance tout de
même dans l'ambiance crapoteuse de notre destinée éphémère et
compulsive.

Un
brin d'élégance me vint dans cette apostrophe.

On
me voulait débarbé et propret pour l'étalage du visage souriant.

Mais
pas de commerce en moi, ma face a trop était vendu, elle se
chiffonne vite maintenant dans les quartiers loqueteux.

Je
n'ai plus de mises, ma déconfiture me saisie a chaque instant comme
un tourment instantané de ne pas vivre, d'un effacement outré, vous
savez le passé déglingué passe mal dans la chevelure et me
décoiffe infiniment la politesse crachée dans la figure.

Je
me balade sans malice dans le champs de ruine du désappris, je suis
sans apprentissage, le sang trop glacé.

Ce
que je dis est une trajectoire, un immense espoir large comme une
teneur en plomb, une lourdeur de zinc, un caprice d'agneau sorti du
troupeau par une cabriole idiote au bord du sentier ancien.

A
minuit j'arrête, parce que bêtises de moi et puis quoi croire quant
on sait tout ce qui se ferme ?

J'aurai
parlé à une rousse volontiers, je lui aurai dit des choses parce
que des tâches de rousseurs sur sa pâle peau m'aurait adressé du
bien mieux que des mots de compassion, qu'un langage cherché dans la
cervelle en défaut.

Le
défunt en moi ne me finit pas et c'est dommage parce qu'enfin
l'envie coriace de ramper n'a pas de distinctions, c'est juste du
rampage, une manière de se tenir dans la courbure glauque.

Les
étoiles m'éteignent à force de brillures, tous ça brûle les
sentiments.

Tout
l'incorrect se diplôme, c'est des fantaisies d'enseignements.

Je
suis incroyant et ça bousille.

Le
noir courant est profond comme un égout solide.

Tout
me pourrit comme l'acier tombé, c'est un bombardement massif ce qui
me vient des riens trop doux que je cherche.

Ma
faculté de vivre est sinusoïde.

J'en
ferai pas grand chose qu'une solitude immense parsemé de foins
morts.

J'aurai
l'errance d'un âne en pays de guerre.

Et
la galère sera un temps mon échappatoire confondant.

Ma
vie n'est pas la mienne.

Le
café ne me fait d'effet, pas vraiment, l'insomnie est mon nid où
couvent les pensées fortes comme un tonus d'acide.

J'en
ai un crachoir plein, jaune et bleus mes crachures me font des
couleurs gais, les transparences verdâtre me vont à l'âme.

Je
vous dis ça anonymement presque derrière un confessionnal mais mon
nom vous dirait rien, j’espère juste dans une intuition venue
qu'un éclair en vous me conçoit dans ma vitalité d'enfermé.

Je
vous salue de mon étrange prison.

A
bientôt dans l'usage d'ailleurs dans un temps raisonnable.

Mon
amitié drôle vous est acquise de m'avoir lu.