La
vie me montre du salissant, elle déborde mes chausses, j'ai peu à
dire là-dessus.
La
nature prend tout dans un défi cela figure toute une dynamique qui
joue des tracas.
Je
suis né d'ici, de là dedans dans un miroir encensoir.
Par
terre des pluies d'étoiles, des scintillements de métamorphoses, le
désir couru sur la carcasse vieille.
Je
vais me mettre dans l'arbre, un platane de parc, un arbre entouré de
fourrés.
Autour
la verdure se plaît dans la chaleur a faire des feux de fraîcheurs.
Je
m'y met avec la sveltesse d'un être de la forêt.
Je
veux la terre comme cime de beauté, la sentir douce et vive comme un
appel du cœur.
Des
tambours en sourdines battent un rythme de sève.
L'écriture
enchantée serait une envolée.
Où
pourrir sa rancœur si ce n'est au fond d'un paradis entrevu en
résonance avec un ciel tranquille, de sorte que rien ne prenne
tournure d'une déchirure, apaisement et évanouissements me vont
bien.
Je
sens la composante, la sollicitude des terres que je porte au cœur
d'une envie.
L'appel
aux mondes invisibles, aux dimensions infinies et sensuelles de
profusions.
Dans
le noir d'une nuit, on peut y voir un puits, on peut y puiser un
choix d'embarras.
C'est
de ces soirs que ma trame se veut dans un jeu de lumières à
deviner.
Des
animaux du bois font des bruits d'alouettes.
Sur
un chemin rien n'est simple, sur la route il faut du temps.
Oscillement
de la liberté, c'est en été que s'ouvrent les possibles et
l'horizon se peint de neuf comme une fleur s'ouvre au printemps.
Des
nuages caressent des sommets comme des aigles attendris sont au nids.
J'écris
sans indications, la piste est ouverture pourvu du charme des bêtes,
si nous voulons les confondre avec des esprits !
Les
pas sur la terre s'effacent dans la lenteur d'une pluie fine.
Montent
alors les senteurs et le diaphane percutant de tout ce qui nourrit la
terre en écorce, elle se sait des défenses d'or dans des valeurs
épaisses comme des couches telluriques.
Orgiaque
et tendre tout un monde subtils dessine des sorts à prendre d'une magie.
J'ai
vu la lumière des subtils, ils ont des quintessences de volontés
réalisées dans des moments d’orfèvreries.
J'ai
vu dans la parure d'un, l'effacement d'un saint.
Cette
confusion éblouie me dit de la poésie.
L'hiver
c'est le dur qui prend le tour, les songes sont lourds dans des
manteaux de neiges et des branches engoncées font des semblances de
bras de perdus dans une marée de glace.
Avant
de geler de mélancolie, je m'évade d'un trait vers le ciel
d'ailleurs.
L'automne
sérieux se met en cartable, des feuilles tombent comme un château
de cartes, la fin des jeux et le début coincé de la course au
monde, des arbres aux allures de poteaux télégraphient le retrait
dans des humides brouillards absorbants.
Finitude
du paysage quand nuages et nappes du fleuves prennent la ville
ouvrière dans sa soupe lymphatique d'aquatiques suspensions.
Pour
l'instant dans l'arbre j'harmonise mon âme dans des sons perçus,
histoire de me croire libre dans ce pourtour de bois, le tronc m'est
un don dans le ressenti spirituelle.
En
bas dans un fond de monde, il y a des lutins musiciens et carrossiers
du bois qu'ils multiforment avec des airs joviaux, ils soufflent dans
des flûtes et frappent des bouts de bois qui s'entrecroisent dans
des filaments de couleurs tant la densité mystérieuse du son est
porté de malices par leur yeux brillants grands comme des phares
maritimes.
Cette
guidance est féerique.
Tout
ça se passe dans une noirceur de moisissure et des clartés
d'habits. Ils sont trois parfois quatre et en habits vert et jaune
pré, ceux qui connut le fanage, ils ont la dorure passé du soleil
ancien et leur peau garde dans un rose un peu rougi de leur vécu au
jour et leur absence de pâleur dit leur force de réceptions. Ils
sont affairés comme des enfants joueurs et les éclairs de leur
musique montent et disparaissent comme des vagues de l'âme. Leur
vécu porte des signes.
L'arbre
est un maître de vision dans un cœur de perceptions.
Je
veux descendre jusqu'au fond de la terre cristalline.
Là
toute une contrée de cristaux blancs diffusent et touchent les êtres
de sensibilités chercheuses, j'en fais l'écho ici en parole
traversière.
C'est
des forêts que je vois, tout un monde de rousseur dans un couchant
vieux où la plénitude ressenti perce de bien être le spectateur
attentif captif de la lumière mordorée et des rebondissements
somptueux sur une panoplie rougissante d'arbres festoyés.
Et
plus loin entre ciel et mer, une immense profusion, des vies
étincelantes, c'est des oiseaux d’où le prodige vient. Ils ont
dans des envols des dessins de danses prenantes comme des tableaux
vifs, la couche éparse de nuages où ils s'adonnent a l'air d'un
souffle de brumes stellaires qui les portes, cela fait penser à un
nid visible de fumées étranges, ma vision est atteinte, l'azur dans
ces hauteurs prend des cours de nuits...
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