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Quête d'ailleurs

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A
l'intérieur d'un château viennent des douceurs, des chants, des
palabres et la musique de troubadours, enveloppée de la massive
force des pierres, les gens changent et respirent neuf.

Répétitive
et lancinante, la vie dit les hoquets et les convulsions.

Cueillette
provisoire de bienfait, le dirigeant nuance ses décisions de pointus
questionnements, cela donne de l'air et des perspectives.

Le
mouvement des tissus donnent des séances d'évanouissement pour les
yeux en quête d'ailleurs.

Massive
et rituelle la sonorité rebondit pleinement sur les murs épais de
la vie croustillante. Les têtes accueillent en rythme ces échos
percutants.

En
bas circule la marche des énergies, la haute ça monte et ici ça
tourne en rond dans des hasards heureux comme une psalmodie nouvelle,
inventée et circulaire.

Tous
ça donne des beaux airs dans les corps drapés de tuniques
étincelantes.

Ayant
perdu un destin j'ouvre des portes sur les bords du fleuve, noyant un
désespoir tenace comme une pluie de mousson, je danse au son des
peupliers voltigeant leur feuilles frisées par le vent heureux
chassant les nuages et le dégoût.

Ici
dans l'épaisse maisonnée fortifiée au cœur de pierres fortes
comme des monts, j'entame des chants pour l'évasion, que mon âme
sache un goût de vivre que je donne à mes traversées, le voyage me
pousse loin au bord du champs de blé qui cambre sa cargaison
blémissante sous la courbure donnée par le vent chaud des étés
accidentés

J’accélère
mes pas dans le château beau comme une forteresse abandonnée.

Je
fais des zigzags et des silences recueillis pour prendre envol d'un
coup d'espoir.

Et
à la toute fin, d'une lassitude, dans l'encombrement d'une torpeur
étendue comme un pays d'assoiffés, j'irai prendre habit dans le
ciel, le cosmos, tout lire d'un regard dans la flamme fauchée.

Aujourd'hui,
instants d'arrêts que la tête pense enfin dans une plénitude
fut-elle de perditions, tout rebondi, ça ricoche quelconque comme
des broussailles en feu comme des peuples fous.

J'ai
des portes à ouvrir des cœurs à voir et des sœurs à visiter dans
un couple, histoire de faire doux dans l'air sec du temps sauvage.

Je
chante des chants de compositions lointaines pour ouvrir un cercle,
une convenance nouvelle dans la déroute d'ici, le splendide entrevu
est beau à contempler dans un temple de souvenirs.

J'accrois
le potentiel des mimiques et le poids des paroles pour germer du fond
de la poudrière où il est temps que tous s'en aille oublier leur
habitudes de mordeurs.

La
marche est belle dans une sportivité singulière, le défi est de
soi, comme un enjolivement de personnalité.

C'est
sur terre que vient la moisson, c'est d'elle que vient le feu, la
soif, l'eau et le courant de vivre, je cours déjà sur les dalles
grasses du château enchantée, j'y fais des pas de danses à damner
la tendresse des cris, tous autours ont des airs de défis ardents,
comme si la pluie coulait de leurs yeux fontaines comme si le pourpre
de leur visage figurait une colère dynamique ouvreuse de nouveaux
mondes.

C'est
la-dedans dans une lézarde que ma conscience se glisse dans une
majesté de jument et une contenance de servante.

Je
veux percevoir sans volonté et en abandon la bienfaisance du monde
dans une tournure agréable comme si le soir pouvait s'échapper dans
un rêve d'enfant et qu'une fille joueuse puisse danser tout le jour
sans perdre son audace d'une accoutumance de guerrière.

Mes
mots auraient des éclats alimentant des concerts de flûtistes et
mes oraisons sommaires auraient des sons motorisés de Cadillac.

J'emporterai
des suffrages jamais demandés et acquierais l'invisibilité donnée
par un ange en bonne vaine sur ma quintessence de plaisirs.

Les
compagnons glissent comme des danseurs sûrs et les femmes tournent
comme des maîtresses de tourments.

J'apostrophe
le silence d'une tenue désunie pour perdre ma migraine des habitudes
dans l'étourdissement voulu.

Marcher
encore en compagnie d'une belle tenace, solide d'alliance pour jeter
la déconfiture dans un ravin de glace dans un été clair.

J'ai
choisi des mots pour me fondre d'un esprit courtois dans un monde
fugace, une éternité captive, un ressort de ce monde passage où se
consume toute matière dans des fantaisies approximatives sous les
divers climats des à-coups.

Que
mon ombre se dissipe à jamais dans une lumière claquée par un
temps chagrin.

Je
suis en état de ne plus vouloir l'indécence de vivre à court de
vivre.

J'appelle
les sens, les anges et les esprits libres, du monde courant dans des
espaces inédits.

C'est
dans une forêt forte comme une tombe que naît l'ardeur des
sentiments.

De
cette flamme ma conduite se mène bien, elle est là dans le circuit
de la beauté jetée dans le désir sourd.

Je
connais peu et questionne à cœur ouvert, plein de défaillances
folkloriques pour le monde glauque, l'autre face me plaît comme la
voie céleste où brillent les cailloux luisant.

J'ai
pris des cartes pour l'absolu, la traversée est mouvement.

J'ai
le cœur solaire et des envies saines, le destin me poursuit, je
disparais pour le laisser fuir devant moi comme une coquette
emportée, ma dévoration me suffit, je n'ai plus d'appétit pour les
dangers coriaces, ma pantomime dessine autre chose.

La
clarté m'est chère comme une déesse retrouvée que je prie
incessamment pour l'éblouissement.