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Récit pour faire rêve !

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Vois l'oiseau qui va et va, il fonce
comme une flèche zélée dans le pur du ciel. Je suis cette âme
catapultée dans l'aube au-dessus de l’océan qui s'enivre de vivre
entre terre et ciel dans la marine torpeur. Je vais rejoindre par une
force de joies des amis venus de lointains connus de moi jadis, je
vais dans une course et dans un souffle mêlant qui me remplit de
bien être.

Profond de ciel et touché par
l'étendue maritime je siffle un silence confondant, c'est un chant
d'âmes qui me vient comme ça dans la sensation, sommes-nous un dans
cette condition libre ou flottent des sentiments merveilleux, la
question s'évapore dans la vitesse, elle n'est qu'un trait de mon
esprit pris.

Je vois l'île accroche noire sorti du
brun,de l'horizon je vois des oiseaux et les jeux qu'ils font,
tournures de connaissances, et la lumière dans des tons de veilleuse
m'éclaire les dédales étroits des rues qui serpentent et mènent
au sommet.

Je reste dehors libre, et avale l'air
qui me fait du bien.

Je vois la blancheur du monde, c'est
l'essence des vies qui se dessinent dans la constellation des cœurs,
ce n'est que l'aube qui perce en vaillance les ténèbres, me dit ma
raison qui prend parole avec le soleil qui l'éveille. L'horizon
devient blanc comme une ligne d'éclair.

J'attends tranquille du monde qui va
venir, mon cœur est doux d'attendre le beau.

Il perçoit des anges à mille lieux
d'ici et la mer scintille en vaguelettes exquises et courtoises qui
courent sur la surface enjouées de vents et d’élèvements.

Du ciel brûlent les tons sonores des
couleurs d’étendards flamboyant qui enchantent mon altitude. Ce
sont des flammes brunes riches de nuages transparents. A travers tout
un espace circule une lumière multiple façonneuse de trente
blancheurs changeantes.

En bas à coup de reflets cuirassés la
mer danse son rythme de colosse allongé et remuant.

J'entends des cors puissants et
lancinant, c'est que la vie vibre dans mon état et je flotte sans
intentions portées comme si être était assez joli pour cesser de
penser, juste fort d'écouter, léger et heureux dans un courant
d'air.

L’île petite et solide reste
dressée, noire et velue de toitures d'ardoises.

J'attends les présences mirifiques
celles qui liquident morosité et nécessité, je suis déjà pris
d'être si prés d'un monde d’où je viens et qui me côtoie.

Je vais me trouver en résonance face à
des êtres merveilles qui volent dans des vécus qui les percutent et
les délivrent....