On regarde le monde
Avec les yeux ouverts,
Et on lance à la fronde
Des centaines de vers
Qu'on envoie à la ronde,
Depuis son univers
Où le coeur râle et gronde
En se cherchant de l'air.
On regarde le monde
Et ça tourne à l'envers,
Souvent les bras qui tombent
N'y voient plus aussi clair...
On attend la colombe
Et le vent du désert
Pour balayer les bombes,
Les virus et les guerres.
Mais un enfant qu'on plombe,
Et nous qui laissons faire,
Tamir Rice... sur sa tombe,
Un pistolet de nerfs
Avec des billes rondes
Et les yeux de sa mère...
L'Occident resuccombe
À son blanc de l'enfer,
Tentation de l'immonde
Et retour en arrière....
On voit tout qui s'effondre,
Doucement, à l'amer :
Les valeurs se confondent
Quand la crise est de fer,
Dans la rue ça con-fronte
Et ça perd ses repères,
On en porte la honte,
Tamir Rice et sa mère...
Y'a pas de taux d'escompte
Aux portes de l'enfer
Et à la fin du compte :
Les pigments coùtent cher...
* Tamir Rice, 12 ans, tué a Cleveland pour avoir sorti un pistolet à billes ("qui avait l'air vraiment vraiment vrai" selon le policier qui l'a abattu.....) comprendre : qu'il était vraiment vraiment noir et qu'il n'avait vraiment vraiment pas l'air d'être un enfant du coup...
Pages