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Bâtisse mirifique

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J'habille ma solitude pour qu'elle ressemble à quelqu'un, q'elle grouille comme un satané danseur, qu'elle face place sous l'apparat de la liberté, qu'elle donne des idées de folies, instantanées et réalisables.
Je l'installe chez moi où rien ne va, où son ombre dévore les murs mêmes avec une présence de mort. C'est pourquoi dehors, je clame sous les platanes le volage esprit qui me prend, je joue le chef. Je décore mes espérances des étalages de luxe, je me fais un merveilleux salon. Loin du plastique, ivoire et marbre campent ma maisonnée future, des couleurs chaudes et du silence plein. Et une princesse au milieu, issue d'une géographie perdue, comprenant tout et parlant avec un accent fou dans une tenue tropicale. J'avance dans le froid de la rue, des moteurs, des consciences. Sous mes pieds fusent la force des rêveurs qui se confond avec l'ardeur de vivre. Des images lancent mon cerveau en dérangement. Et j'agite des mots pour plaire à une qui saura serpenter jusqu'a mon coeur recroquevillé : Un château de verre dynamique s'y trouve ! Il s'ouvre à la moindre douceur dite ; sous la poussée du son, la verdure des jardin s'exalte dans la caresse d'un songe, et voilà que je flambe d'espoir dans la nature du monde.