Demain, je partirai en vacance. Eh oui ! Le grand air, le frais. Pour fuir l’encombrement, le morose. Et tout le tintouin, oui comme ça ! Et pour aller ou ? Je ne sais pas, pour accrocher peut-être mon regard sur le dernier étage d’un immeuble ancien. Parce que j’aime ça, l’horizon d’un pigeon s’ouvre à moi en imagination, vagabonder sur le pourtour d’un toit, la chaleur recueillie, les tuiles si proches, la circulation estompée par la hauteur s’efface en bruit au fur et à mesure que le son monte. Etre en ville et ailleurs en même temps, un peu comme habiter clandestinement un aéroport pour la sensation du départ, la fébrilité, l’excitation et tous ces décollages, ce tumulte du voyage, ces foules qui marchent attendent, portent des bagages étiquetés pour un embarquement lointain et tous ça dans des halls immenses et vitrés, ou la transparence montre le vide. Et dans cet espace où le mouvement se perpétue croire à sa présence comme un témoin tranquille de banalité hautement rassurante. Connaître l’instant de l’effacement, la légèreté fortuite, le claquement de doigt qui règle tout le temps d’un clin d’œil.
Régulièrement le rugissement des avions porterait l’agitation des allées et venues à mes oreilles pour que le rêve se fonde sur la réalité de cette ferraille turbulente en plein ciel qui crie sauvage la liberté de ceux qui peuvent prendre de l’altitude pour se rendre au bout du monde au-dessus des nuages grisonnants qui nous entourent. Et je saurai ma condition de patient attaché à la terre comme en recherche viscérale de ce que la pesanteur peut me donner de certitude dans l’enchaînement des évènements de ma vie. Pour ça j’aimerai cette position de rêveur cloîtrer dans cette aérogare, invisible dans cette immensité poussive d’individus disparates qui croisent leur route froidement dans la préoccupation de leur destinées programmées. Je ferai partie de ça, sans pour autant m’y fondre, voyez-vous ?
Commentaires
reve comme survi.
lun, 04/01/2010 - 19:16 — melbizePages