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Date de publication: vendredi, 21 November, 2014 - 19:25 Vincent LAUGIER

ECHANGES LITTÉRAIRES

Cabinet des lecteurs

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Adieu les chiens.

Difficile de faire un tri de choses affichables dans les cartons de Mano Solo. Je pense que tous les héritiers d’un artiste disparu se trouvent devant ce dilemme :qu’est-ce qui est publiable, livrable au public, et qu’est-ce qui ne l’est pas ? Où s’arrête le légitime hommage pour sombrer dans l’abusive indiscrétion ?

DANS LES CARTONS DE MANO SOLO

Dans les cartons de Mano Solo, on trouve une quantité de dessins incalculable.
Isamona, la BigMama va nous faire découvrir au fil de ses trouvailles les trésors sortis de ces boîtes.

Et ça commence le 25 octobre 2011 !

Pages

  • Date de publication: mer 19 nov. 2014
    Nom: Fox

  • Titre: A Nunzia
    Date de publication: jeu 13 nov. 2014

     Si je n'étais pas une miette, je serai une trace, un restant
    d'ombre, peut-être un catafalque de rêves désuets qui murmurent des
    bêtises légères comme des caprices de chats qui savent faire la fête,
    j'aurai des tonnes d'amertumes dans ma coque et je serai quand même
    voilier, tendu d'espoirs dans les vents des hauteurs qui me caressent la
    joue comme mille baisers, j'aurai des fortunes d'enthousiasmes pour me
    tracer des routes et des doutes lourds comme une tombe qui même

  • Date de publication: mar 11 nov. 2014

    Il y a des nuages limpides qui
    s’effilochent, des oiseaux marins avec des airs de dissidences
    visitent la côte, celle-ci est grise de roches grandioses.

    Le navire grand comme un beau requin
    traverse les vagues avec panaches et un fracas par coup de son
    étrave.

    A son bord du monde savant et un
    capitaine vieux comme une mauvaise herbe. Il est entouré des zouaves
    de la compagnie des ruminants se rendant à l'île des alouettes.

  • Date de publication: ven 07 nov. 2014
    Nom: Fox


    Toi qui pars au travail 
    Le coeur lourd de fatigue 
    Et le sang en bataille 
    Qui menace la digue.
    Toi qui pars au travail, 
    Toi qui n'est pas Rodrigue, 
    Ça va faire un bon bail 
    Qu't'es plus le fils prodigue. 
    Sur ta pomme d'Adam, 
    Le noeud de ta cravate, 
    Il est comme tes dents : 
    Serré sur ta vie plate. 
    Et comme un automate, 
    Tu affrontes le vent 
    Des matins qui s'déboîtent 
    En te rentrant dedans. 
    Et tu fais ton chemin 
    Sans relever la tête, 
    L'âme en puit de chagrin, 
    Le corps en épuisette.
    Tu ne vois plus demain, 
    Tu es dans la tempête 
    Et souvent dans tes mains 
    Tu recomptes tes dettes. 
    Alors serrant les poings, 
    Triste dans ta cachette, 
    Tu repars le matin, 
    Sans espoir de conquête. 
     Et tu fait ta journée 
    En massacrant tes rêves, 
    Sans bien conscientiser 
    Que t'es le porte glaive 
    D'un système où bosser 
    N'est rien qu'un tire-sève, 
    Dont le porte monnaie 
    Joue à télé relève. 

     Toi qui vas au travail 
    Avec la mort dans l'âme, 
    Comme va le bétail 
    Quand la P.A.C le condamne, 
    Sache qu'il reste encore 
    Une place à se faire 
    Sans finir dans l'décor 
    D'un monde sans repères ; 

    N'attends pas que ton corps 
    Soit détruit par tes nerfs, 
    Résister c'est si fort 
    Que ça te rend de l'air. 

    Et un jour de trop plein, 
    Ose croire en toi-même, 
    Envoie valser très loin 
    Tous tes bons vieux problèmes : 

    Ose te demander 
    Ce que tu voudrais être, 
    Et quand tu as trouvé : 
    Fonce droit vers ta quête....
  • Date de publication: dim 02 nov. 2014

    Alors t'es pas tout seul, il y a la
    vieille amie la peur solide comme un vieux mur auquel tu tiens et tu
    descend dans le profond de toi-même pour oublier ce qui vibre trop
    dans la vie dure.

    Il est doux de descendre dans le puits
    des rêves.

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