Blog_Une

Date de publication: vendredi, 19 September, 2014 - 21:20 Vincent LAUGIER

Le gars du pont du Gard n'est pas un
ponte, il a une tête de gargouille et elle a la même couleur que
les pierres du pont, un peu trop pour faire sérieux, il a le soleil
sur le visage.

Il ne va pas loin et ne fait pas de
bruit mais il détonne dans la foule qui se presse.

Il est jeune mais s'habille à la
vieille époque des étoffes épaisses.

Il marche comme un automate déréglé
avec une curiosité dans le regard qui fait peur.

Lire la suite ... Nombre total d'affichages: 39

Adieu les chiens.

Difficile de faire un tri de choses affichables dans les cartons de Mano Solo. Je pense que tous les héritiers d’un artiste disparu se trouvent devant ce dilemme :qu’est-ce qui est publiable, livrable au public, et qu’est-ce qui ne l’est pas ? Où s’arrête le légitime hommage pour sombrer dans l’abusive indiscrétion ?

DANS LES CARTONS DE MANO SOLO

Dans les cartons de Mano Solo, on trouve une quantité de dessins incalculable.
Isamona, la BigMama va nous faire découvrir au fil de ses trouvailles les trésors sortis de ces boîtes.

Et ça commence le 25 octobre 2011 !

Pages

  • Date de publication: sam 13 sept. 2014
    Nom: Fox


  • Date de publication: sam 06 sept. 2014
    Nom: Fox
    Je me suis fait le coeur nouveau,
    Je me suis fait le coeur drapeau.

  • Date de publication: ven 05 sept. 2014

    Les braillements, ça résonne comme des
    cris de guerre.

    La nuit je m'enfuis de tout ça,
    histoire de faire des miracles.

    Les chiens coursent le vent et vont
    comme des ballons se bolident.

    La pluie rit et les tuiles glissent, je
    marche dans la vase, la marée est partie, les oiseaux tournent au
    loin comme des drapeaux arrachés.

  • Titre: La peur
    Date de publication: jeu 28 août 2014

    Dans
    le monde des peurs il n'y a pas de sœurs, rien de serein, il y a une
    vague de choses qui valsent, t'as une seringue dans le coeur, et tout

  • Date de publication: sam 23 août 2014
    Nom: Fox
    C'était Paris, Paris qui lutte,


    Paris perché haut sur sa butte


    Paris qui crache, langue de pute,


    Paris carrence, Paris scorbut.




    C'était l'endroit où les faubourgs


    Et les trottoirs faisaient l'amour,


    Paris enceinte au ventre lourd,


    Et ses enfants, partout, qui courent.




    C'était Fréhel dans les ruelles,


    Paris le peuple des marelles


    Et des quartiers tombés du ciel


    Qui viennent chanter à l'oreille :




    Ménilmontant, petit Bourvil,


    Comme on l'entend, suivant le fil


    Du ruisseau près de Belleville,


    Sa ritournelle qui se vrille ;




    C'était la môme, Paris le piaf,


    Avant les bombes, avant les raffles,


    Les boulodromes qui s'exclaffent


    Et le caniveau en carrafe.




    C'était Paris, souvenez-vous,


    Paris des gens qu'ont pas le sous


    Mais qui se chantaient, malgré tout,


    Leurs années folles jusqu'au bout.




    Paris Pigale et ses vandales,


    L'aile des moulins en cavale,


    Des boulevards de vieux morfals


    Venus pour y crever la dalle ;




    C'était Paris, qui aujourd'hui,


    Pête dans la soie et l'ennui,


    C'était Paris, Paris la vie,


    Paris vu du côté Titi.

Subscribe to MANO SOLO RSS