Et le temps glissera sur le fil de l'absence,
Il fermera les bras sur un monde en silence ;
Attendant l'étoile qui guidera ses pas
Le temps restera là, mais nous n'y serons pas.
Car sais-tu, mon amour, que le temps perd son sens
Sitôt qu'on lui oppose un peu de résistance ?
Que son venin s'altère aux portes de nos trêves
Ou qu'il tombe en poussière au contact des rêves ?
Chaque jour passera, même sur la distance,
Et la consumera comme un bâton d'encens ;
Nous marcherons devant les heures qui séparent
Et le temps coulera, sans qu'on ne s'y égare.
J'ai fait ce rêve là après quelques souffrances
Imposées par un temps qui rêvait de vengeance,
Et je t'écris ces mots pour qu'ils fassent un pont
Au-dessus des secondes qui tournent trop en rond.
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