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Cabinet des lecteurs

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ECHANGES LITTÉRAIRES

Cabinet des lecteurs

A Nunzia

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 Si je n'étais pas une miette, je serai une trace, un restant
d'ombre, peut-être un catafalque de rêves désuets qui murmurent des
bêtises légères comme des caprices de chats qui savent faire la fête,
j'aurai des tonnes d'amertumes dans ma coque et je serai quand même
voilier, tendu d'espoirs dans les vents des hauteurs qui me caressent la
joue comme mille baisers, j'aurai des fortunes d'enthousiasmes pour me
tracer des routes et des doutes lourds comme une tombe qui même

Le dragon des pôles Ettes

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Il y a des nuages limpides qui
s’effilochent, des oiseaux marins avec des airs de dissidences
visitent la côte, celle-ci est grise de roches grandioses.

Le navire grand comme un beau requin
traverse les vagues avec panaches et un fracas par coup de son
étrave.

A son bord du monde savant et un
capitaine vieux comme une mauvaise herbe. Il est entouré des zouaves
de la compagnie des ruminants se rendant à l'île des alouettes.

Une place à se faire

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Toi qui pars au travail 
Le coeur lourd de fatigue 
Et le sang en bataille 
Qui menace la digue.
Toi qui pars au travail, 
Toi qui n'est pas Rodrigue, 
Ça va faire un bon bail 
Qu't'es plus le fils prodigue. 
Sur ta pomme d'Adam, 
Le noeud de ta cravate, 
Il est comme tes dents : 
Serré sur ta vie plate. 
Et comme un automate, 
Tu affrontes le vent 
Des matins qui s'déboîtent 
En te rentrant dedans. 
Et tu fais ton chemin 
Sans relever la tête, 
L'âme en puit de chagrin, 
Le corps en épuisette.
Tu ne vois plus demain, 
Tu es dans la tempête 
Et souvent dans tes mains 
Tu recomptes tes dettes. 
Alors serrant les poings, 
Triste dans ta cachette, 
Tu repars le matin, 
Sans espoir de conquête. 
 Et tu fait ta journée 
En massacrant tes rêves, 
Sans bien conscientiser 
Que t'es le porte glaive 
D'un système où bosser 
N'est rien qu'un tire-sève, 
Dont le porte monnaie 
Joue à télé relève. 

 Toi qui vas au travail 
Avec la mort dans l'âme, 
Comme va le bétail 
Quand la P.A.C le condamne, 
Sache qu'il reste encore 
Une place à se faire 
Sans finir dans l'décor 
D'un monde sans repères ; 

N'attends pas que ton corps 
Soit détruit par tes nerfs, 
Résister c'est si fort 
Que ça te rend de l'air. 

Et un jour de trop plein, 
Ose croire en toi-même, 
Envoie valser très loin 
Tous tes bons vieux problèmes : 

Ose te demander 
Ce que tu voudrais être, 
Et quand tu as trouvé : 
Fonce droit vers ta quête....

Conscience d'un début

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Alors t'es pas tout seul, il y a la
vieille amie la peur solide comme un vieux mur auquel tu tiens et tu
descend dans le profond de toi-même pour oublier ce qui vibre trop
dans la vie dure.

Il est doux de descendre dans le puits
des rêves.

Allez viens on part en poésie, Art&fact, live au Chat noir, Paris XI, le 30/X/2014

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Une rencontre un jour, dans un port un peu mort, le bec dans l'eau de la poésie, on vient écrire, on vient y lire et tout à coup : une énergie,
Celle de la vie qui bat l'envie...
Un partage d'émotions, merci Bastien et Vivien pour ce super moment de musique et vivement la prochaine !

Allez venez on s'en va en poésie ;)

se faire la main en jouant sur les mots

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voilà, ce n'est pas sans fierté, tout en étant consciente qu'il s'agit d'une première étape, que je vous présente mon livre : Se faire la main en jouant sur les mots.

Son prix est der euros sans les frais d'envoi, dont cinq euros seront reversés à l'association fazasoma quit les enfants des rues à Madagascar, parce que toutes les enfances sont à protéger, quelle que soit la couleur de la peau, la nationalité, la religion etc....

Le jour où les Hommes comprendront ça, l'Humanité aura fait un grand bond en avant dont le sanguinaire Mao pourra rougir :

lA FAUX SOYEUSE un polar d'Eric Maravélias

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C'est le trajet d'un enfant d'une banlieue et d'un
climat, un mode de vie qui piège à mort et il en est là à descendre, à
mourir . Tout autour, la drogue circule et elle rend fou par manques et
par soifs d'argents, tous sont touchés d'une façon ou une autre. Ils se
crament pris dans un virevoltage, une nécessité qui les tenaille.
Ce
livre m'est venu par la radio par les évocations de l'auteur et puis le
rappel dans ma connaissance que Mano Solo avait entre 15 et 20 ans

On écrit pour survivre, pas pour se faire aimer....

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On écrit pour survivre,
Pas pour se faire aimer,
Que ce soit dans un livre,
Ou sur une portée
On note la musique,
On s'accroche au tempo
Et si c'est utopique...
On veut vivre de mots
En se servant des clés
Reçues dans son trousseau,
Pour s'ouvrir les pensées
À un monde nouveau.
On écrit pour se faire
Et croire encore un peu
Qu'on peut, de sa lumière,
Transmettre un peu de feu.

Le gars du pont

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Le gars du pont du Gard n'est pas un
ponte, il a une tête de gargouille et elle a la même couleur que
les pierres du pont, un peu trop pour faire sérieux, il a le soleil
sur le visage.

Il ne va pas loin et ne fait pas de
bruit mais il détonne dans la foule qui se presse.

Il est jeune mais s'habille à la
vieille époque des étoffes épaisses.

Il marche comme un automate déréglé
avec une curiosité dans le regard qui fait peur.

Le coeur drapeau

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Je me suis fait le coeur nouveau,
Je me suis fait le coeur drapeau.

Que faire avec ?

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Les braillements, ça résonne comme des
cris de guerre.

La nuit je m'enfuis de tout ça,
histoire de faire des miracles.

Les chiens coursent le vent et vont
comme des ballons se bolident.

La pluie rit et les tuiles glissent, je
marche dans la vase, la marée est partie, les oiseaux tournent au
loin comme des drapeaux arrachés.

La peur

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Dans
le monde des peurs il n'y a pas de sœurs, rien de serein, il y a une
vague de choses qui valsent, t'as une seringue dans le coeur, et tout

C'était Paris, Paris qui lutte...

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C'était Paris, Paris qui lutte,


Paris perché haut sur sa butte


Paris qui crache, langue de pute,


Paris carrence, Paris scorbut.




C'était l'endroit où les faubourgs


Et les trottoirs faisaient l'amour,


Paris enceinte au ventre lourd,


Et ses enfants, partout, qui courent.




C'était Fréhel dans les ruelles,


Paris le peuple des marelles


Et des quartiers tombés du ciel


Qui viennent chanter à l'oreille :




Ménilmontant, petit Bourvil,


Comme on l'entend, suivant le fil


Du ruisseau près de Belleville,


Sa ritournelle qui se vrille ;




C'était la môme, Paris le piaf,


Avant les bombes, avant les raffles,


Les boulodromes qui s'exclaffent


Et le caniveau en carrafe.




C'était Paris, souvenez-vous,


Paris des gens qu'ont pas le sous


Mais qui se chantaient, malgré tout,


Leurs années folles jusqu'au bout.




Paris Pigale et ses vandales,


L'aile des moulins en cavale,


Des boulevards de vieux morfals


Venus pour y crever la dalle ;




C'était Paris, qui aujourd'hui,


Pête dans la soie et l'ennui,


C'était Paris, Paris la vie,


Paris vu du côté Titi.

J'ai fait le tour de la Bastille

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Comme on tourne autour d'une fille,
J'ai fait le tour de la Bastille
En passant une fois de plus
Sous le cul-nu de l'angellus.

À Beaumarchais j'ai fait la bise

J'ai de l'eau devant moi

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Quand
je suis triste je suis gris et j'essuie ce que la vie me donne même si
ça me glisse dessus comme une pâte molle aussi lourde qu'une boue de
pâturages.
Au temps du bonheur je filais bon train, guilleret comme
un étourdi, blanc d'espoir comme une lune pleine, j'avais du mordant et

Récit pour faire rêve !

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Vois l'oiseau qui va et va, il fonce
comme une flèche zélée dans le pur du ciel. Je suis cette âme
catapultée dans l'aube au-dessus de l’océan qui s'enivre de vivre
entre terre et ciel dans la marine torpeur. Je vais rejoindre par une
force de joies des amis venus de lointains connus de moi jadis, je
vais dans une course et dans un souffle mêlant qui me remplit de
bien être.

l'orthographe curieuse d'un paysage

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 l'orthographe curieuse d'un paysage
 des mots jetés à la hâte

 l'univers comme un livre ouvert

 une lecture attentive
 des lignes de force
 des obliques
 un champ visuel

 un enfrichement, volontaire

 des glyphes
 des mots perdus
 une langue morte

 j'ai
 au bout de la langue
 le début d'une phrase

 l'idée d'un rythme
 l'envie d'une musique

 d'un concours de circonstances
 d'une autre navigation de plaisance

Je me console

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Si j'avais une âme je lui enlèverai
ses plumes pour la garder un instant près de mon cœur si froid, je
lui parlerai pour croire en elle et de ses plumes je me ferai un
duvet avec du sparadrap, ça serait tout bizarre mais ça m'irait et
si elle est noire c'est qu'elle me connaît bien.

J'aurai pas l'air fin mais tant pis je
serai heureux de cet animal spirituel à mes côtés, elle serait
douce et traînante comme une mélancolie qui revient toujours le
soir.

C'est du noir de la terre

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Et si mon coeur est noir,



C'est du noir de la terre



Qui charbonne l'espoir



En crachant sa misère.



J'ai le coup de grisou



Qui explose des lignes



Et des mots à deux sous



Qui sortent de ma mine.



Et si mon sang est noir,



C'est du noir de mes frères,



De ces peuples d'ivoire



Crevant à nos frontières,



De ces enfants, le soir,



Qui réclament leurs pères



Alors qu'il est trop tard :



Ils sont morts à la guerre.



Et si mon encre est noire,



Ma plume libertaire,



Mes pieds mettent de l'art



À piocher quelques vers



Comme on plante son dard



En piquant dans la pierre,



Sans chercher à savoir



Si c'est mieux que la chair.



J'ai le coup de grisou



Qui explose des mines



Et le crayon debout



Qui s'entête et fulmine.



Et contre les Picsous,



J'ai des mots de rapine



Et de révolte au goût



De ceux qu'on assassine.



Oui j'ai le désespoir



De tous ceux qui espèrent



Et des coups de cafard



Qui mordent la poussière



En rêvant de Grand soir,



Comme un vieux réverbère



Qui s'allume à la gare



Des passeurs de lumière...

Faire comme un rat

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J'aime voir dans la rue ce qui
ressemble à la vie, c'est une force de racines que je vois dans les
yeux des gens que je croise, l'espoir quant à lui c'est fait la
malle un matin grincheux. Il est parti d'un pas lourd comme un chargé
d'affaire venu pour rien. J'en avais plus, alors bien sûr c'est
triste, le sommeil alors me glissait sur la tête dans le frottement
d'un oreiller pour me dire « repose-toi, t'es mort
maintenant ! »

L'audition

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"Y'a les enfants d'la balle...
Et les enfants d'le dalle
Dont la vie prénatale
S'est jouée dans la salle
D'un ciné quatre étoiles
Où passait sur la toile
Un vieux film que Louis Malle
A fait avant Fatale.
 
Je m'appelle Pascal
Et je suis des seconds,
J'ai l'ascenseur social
Écrit gros sur le front,
Le teint pas national
(Ça veut dire marron),
Et des airs cannibales
Pour les fous d'la nation.
 
J'ai grandi sur les dalles
Du quartier dit Des Joncs,
Je suis enfant d'la dalle
Eduqué aux ballons
Et aux coups de cavale,
Et aux mecs en prison,
À la vie marginale
Et aux flics en plastron.
 
Aujourd'hui, c'est normal,
Pendant cette audition,
Voilà que je déballe
Et réponds au question
Sur ma vie familiale,
Pour qu'on me dise : Action !

Mais sachez que j'ai mal
D'avouer qu'mon daron
A joué de la balle,
Oui, mais à sa façon...
Dans une succursale
Où dormait du pognon...
 
Je baisse mon futal,
Voyez mon caleçon...

Ce rôle il est vital
Pour mon évolution,
Pour mettre un point final
À la galère, au fond...
Voilà l'procès verbal,
Voilà je vous réponds...
 
Je passe cet oral...
J'assume la pression :
 
Je suis enfant d'la dalle,
Un enfant du béton...
Mon père a fait Centrale,
Et même avec mention !"

J'ai quelque chose à dire ?

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Je veux dire des choses, c'est le moins
que je puisse, dire des êtres c'est trop long.

Les poètes

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Ils ont l'encre à la bouche,
Toujours un oeil ouvert,
Et même si c'est louche,
Leurs pieds sèment des vers.

Pour pouvoir faire mouche,
Ils ont la tête en l'air
Qui remplit leurs cartouches
En jeux de mots divers.
Ils sont souvent farouches,
Souvent à bout de nerfs,
Et quand un rien les touche,
Ils tournent à l'envers 
Et se servent, à la louche,
De la soupe à Prévert
À la sauce escarmouche
Et au jus doux amer...

La chanson du va-nu-pied

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Moi aussi j'ai voulu



Avaler les pavés,



Digérer l'absolu



En l'crachant par les pieds ;



Moi aussi j'ai couru,



Moi aussi j'ai marché



Comme un vieux chien perdu



Qu'a cassé son collier.



Je suis de ces gens nus



Que l'on dit va-nu-pieds...



J'ai dévoré les rues



Dans tout le monde entier.



J'ai vu tant d'avenue,



Tant de curiosités



Que j'en suis revenu



Les tripes retournées.



Écoutez ma chanson,



Ma chanson de migrant,



Je suis un ultra son



Qui habite le vent



Passant le mur du son



Dès le soleil levant



Sans prêter attention



Aux frontières devant.



Écoutez ma chanson,



Prenez un peu de temps...

Cet enfant là....

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Cet enfant là, tu vois,

Il se cueillait des fleurs

Avec ses petits doigts

Et avec son gros coeur.

En me voyant dans l'herbe,

Lézardant au soleil

En conjuguant un verbe

Qui rime avec le ciel,

Il est venu vers moi,

Et m'a tendu ses fleurs

La folie est douce

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Dure, la vie est dure, elle est haute
comme un mur, chaude comme un four, mieux vaut fuir, sans attendre
que la braise te chauffe de près le cuir, mieux que le rêve Y'a pas
pour parrainer sa folie d'une quintessence d'idées joviales.

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