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Il suffirait pourtant (Les chants libertaires), à Jeanne

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Mais tremblez, bonnes gens, 

La neige

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La terre s'enneige sous une couvée de
flocons et la brume sort des contreforts de la forêt blanchie.

Venant des environs de vieilles
contrées pleines d'histoires et de traversées, on peut y voir des
papillons noirs évadés de mondes fermés.

La vie secourable se fond d'envols
ainsi cristalline d'espoirs.

Ils prennent allures dans les altitudes
ou tout flotte.

La grande dalle

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 On s'est construit entre les murs 

Et sur le dur des grandes dalles, 
 Les bâtiments faisaient armure, 
Et ça nous collait au moral. 
 On a grandi sans être sûrs 
 Qu'il faille un jour que l'on s'en aille,
 Comme on regarde le futur 
 Au travers d'un grand feu de paille. 
 On est partis sans êtres mûrs 
 Et préparé pour la bataille, 
 En se blessant par les chaussures, 
 En se disant : "Vaille que vaille". 
 Souvent on a pris des coups durs 
Qui ont creusé dans notre faille, 
Mais sans oser avouer l'injure, 
Sans pouvoir sortir le son aïe. 

A la recherche...

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Un chien me suit depuis des vies dans
un rêve limpide comme un souvenir heureux.

Devant une allée de chats tranquilles
et splendides, je remarque la singularité de certains, ils sont
bleus de quelques manières quelles soient, des chats vus uniquement
en rêve.

Tout est plat et presque blanc, un
chemin de gravillons et de pierres qui frottent tendrement mon
avancement.

un pays, un ailleurs

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Des cavaliers en masse dans un ordre de
poussière et de cavalcade débouchent d'un chemin tourmenté. Le
paysage est vaste, longiligne de montagne et morne de tons gris que
le ciel semble prendre en modèle de couleur.

Tout est long à se mettre au calme et
l'air se dissipe peu à peu de cette arrivée fanfare.

Le village assez grand se rassemble sur
une colline surplombant un torrent virevoltant.

Lettre au jour suivant

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La nuit déroule le chemin passé dans
un éclat amer d'une vieille pluie.

Hauteur des sentiments perdus, la glace
est dans mon dedans, la chaleur des cœurs n'est plus qu'une
enveloppe humide trempée de larmes jamais versées.

Je vois le sens du jour qui me dévisage
théâtralement dans ma carcasse.

Je suis là comme une momie.

Journée noire

Crieur public et bonne année !

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Et bonne année !

Ce break a été salvateur...
Let's go...
Et le reste ne me concerne plus !


http://youtu.be/7C_Grzxsg6g

il est ces moments

Le passage n'est pas doux

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Pas du tout content. Y'a pas à dire,
la ville me dégoûte, la campagne m'accable et le funiculaire
m'énerve. Je ne vais pas bien ni mal, ni rien. Le ciel est lourd,
gris et froid. La terre grasse, boueuse, boudeuse.

Les arbres me cernent comme des
araignées épaisses, mon cœur est de plomb, ma tête vide et le
monde qui passe est un flot de fantômes, bruyants et plaintifs, les
femmes grimacent, les hommes grincent et les enfants aboient.

Le rouge devient noir

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La lune était pleine la nuit où il
est tombé, et pourquoi pas ?

La lune est libre de ces facéties de
farceuses.

Le ciel était chaud comme une tiédeur
de ventre.

L'été lui devait bien ça.

Lui devenait doucement froid.

Il était né un jour triste comme un
cri solitaire.

En écho à Julien Clerc

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Comme un automne qui  sonne dans le vent
et colore de roux le paysage sage de l’été, la vie se dessine
d'hésitations et de choix problématiques que des éclats de rire rendent
doux.
Le sens des choses ricochent dans les virages des
circonstances, telle est la pratique des antiques philosophes qui
asthmatiques n'en demeuraient pas moins pragmatiques !
A quoi
sert un livre s'il n'interroge pas la cervelle m'écrivaient sur des
cahiers quadrillés des lacaniens, l’œil idiot et la bouche sèche.

Un livre à charge qui se veut "vrai" ah ah !!!

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Joyce Maynard s'étonne de tout comme une naïve perpétuelle
qu'elle est , elle s'étonne qu'on la résume d'avoir couché avec
Salinger l'auteur du minuscule ouvrage «  l'attrape
cœur », elle est l'auteur de « devant moi le monde »
qui dit sa relation avec cet écrivaillon qui sans elle serait rien,
elle s'étonne que son ouvrage qui dépeint le caractère noir de cet
inconnu ait beaucoup déplu ! Elle n'a pas fait le rapprochement
entre le fait de vendre 156 000 dollars les lettres de sa

Ligne de failles, la frontière...

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Exit Bruno Goosse

Evénements

lignes de faille


mardi 9 décembre 2014 - 19h00
Maison de la Région

En lien avec la résidence de Velibor Colic au sein de l'association, un

Tamir Rice et sa mère

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On regarde le monde 

Cabinet des lecteurs

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ECHANGES LITTÉRAIRES

Cabinet des lecteurs

A Nunzia

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 Si je n'étais pas une miette, je serai une trace, un restant
d'ombre, peut-être un catafalque de rêves désuets qui murmurent des
bêtises légères comme des caprices de chats qui savent faire la fête,
j'aurai des tonnes d'amertumes dans ma coque et je serai quand même
voilier, tendu d'espoirs dans les vents des hauteurs qui me caressent la
joue comme mille baisers, j'aurai des fortunes d'enthousiasmes pour me
tracer des routes et des doutes lourds comme une tombe qui même

Le dragon des pôles Ettes

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Il y a des nuages limpides qui
s’effilochent, des oiseaux marins avec des airs de dissidences
visitent la côte, celle-ci est grise de roches grandioses.

Le navire grand comme un beau requin
traverse les vagues avec panaches et un fracas par coup de son
étrave.

A son bord du monde savant et un
capitaine vieux comme une mauvaise herbe. Il est entouré des zouaves
de la compagnie des ruminants se rendant à l'île des alouettes.

Une place à se faire

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Toi qui pars au travail 
Le coeur lourd de fatigue 
Et le sang en bataille 
Qui menace la digue.
Toi qui pars au travail, 
Toi qui n'est pas Rodrigue, 
Ça va faire un bon bail 
Qu't'es plus le fils prodigue. 
Sur ta pomme d'Adam, 
Le noeud de ta cravate, 
Il est comme tes dents : 
Serré sur ta vie plate. 
Et comme un automate, 
Tu affrontes le vent 
Des matins qui s'déboîtent 
En te rentrant dedans. 
Et tu fais ton chemin 
Sans relever la tête, 
L'âme en puit de chagrin, 
Le corps en épuisette.
Tu ne vois plus demain, 
Tu es dans la tempête 
Et souvent dans tes mains 
Tu recomptes tes dettes. 
Alors serrant les poings, 
Triste dans ta cachette, 
Tu repars le matin, 
Sans espoir de conquête. 
 Et tu fait ta journée 
En massacrant tes rêves, 
Sans bien conscientiser 
Que t'es le porte glaive 
D'un système où bosser 
N'est rien qu'un tire-sève, 
Dont le porte monnaie 
Joue à télé relève. 

 Toi qui vas au travail 
Avec la mort dans l'âme, 
Comme va le bétail 
Quand la P.A.C le condamne, 
Sache qu'il reste encore 
Une place à se faire 
Sans finir dans l'décor 
D'un monde sans repères ; 

N'attends pas que ton corps 
Soit détruit par tes nerfs, 
Résister c'est si fort 
Que ça te rend de l'air. 

Et un jour de trop plein, 
Ose croire en toi-même, 
Envoie valser très loin 
Tous tes bons vieux problèmes : 

Ose te demander 
Ce que tu voudrais être, 
Et quand tu as trouvé : 
Fonce droit vers ta quête....

Conscience d'un début

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Alors t'es pas tout seul, il y a la
vieille amie la peur solide comme un vieux mur auquel tu tiens et tu
descend dans le profond de toi-même pour oublier ce qui vibre trop
dans la vie dure.

Il est doux de descendre dans le puits
des rêves.

Allez viens on part en poésie, Art&fact, live au Chat noir, Paris XI, le 30/X/2014

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Une rencontre un jour, dans un port un peu mort, le bec dans l'eau de la poésie, on vient écrire, on vient y lire et tout à coup : une énergie,
Celle de la vie qui bat l'envie...
Un partage d'émotions, merci Bastien et Vivien pour ce super moment de musique et vivement la prochaine !

Allez venez on s'en va en poésie ;)

se faire la main en jouant sur les mots

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voilà, ce n'est pas sans fierté, tout en étant consciente qu'il s'agit d'une première étape, que je vous présente mon livre : Se faire la main en jouant sur les mots.

Son prix est der euros sans les frais d'envoi, dont cinq euros seront reversés à l'association fazasoma quit les enfants des rues à Madagascar, parce que toutes les enfances sont à protéger, quelle que soit la couleur de la peau, la nationalité, la religion etc....

Le jour où les Hommes comprendront ça, l'Humanité aura fait un grand bond en avant dont le sanguinaire Mao pourra rougir :

lA FAUX SOYEUSE un polar d'Eric Maravélias

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C'est le trajet d'un enfant d'une banlieue et d'un
climat, un mode de vie qui piège à mort et il en est là à descendre, à
mourir . Tout autour, la drogue circule et elle rend fou par manques et
par soifs d'argents, tous sont touchés d'une façon ou une autre. Ils se
crament pris dans un virevoltage, une nécessité qui les tenaille.
Ce
livre m'est venu par la radio par les évocations de l'auteur et puis le
rappel dans ma connaissance que Mano Solo avait entre 15 et 20 ans

On écrit pour survivre, pas pour se faire aimer....

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On écrit pour survivre,
Pas pour se faire aimer,
Que ce soit dans un livre,
Ou sur une portée
On note la musique,
On s'accroche au tempo
Et si c'est utopique...
On veut vivre de mots
En se servant des clés
Reçues dans son trousseau,
Pour s'ouvrir les pensées
À un monde nouveau.
On écrit pour se faire
Et croire encore un peu
Qu'on peut, de sa lumière,
Transmettre un peu de feu.

Le gars du pont

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Le gars du pont du Gard n'est pas un
ponte, il a une tête de gargouille et elle a la même couleur que
les pierres du pont, un peu trop pour faire sérieux, il a le soleil
sur le visage.

Il ne va pas loin et ne fait pas de
bruit mais il détonne dans la foule qui se presse.

Il est jeune mais s'habille à la
vieille époque des étoffes épaisses.

Il marche comme un automate déréglé
avec une curiosité dans le regard qui fait peur.

Le coeur drapeau

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Je me suis fait le coeur nouveau,
Je me suis fait le coeur drapeau.

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