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Le blog de Vincent LAUGIER

Conseils sentimentaux

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La vie sentimentale est compliquée, elle dépend du mental pour lequel un
sujet sain et masculin devrait absorber un trente deux millième de son
poids d'emmental, s'il veut que sa tête soit au diapason de son corps
amoureux et si ce sujet a une soeur il doit tout faire pour taire les
propos tenant à sa vie sentimentale.

Car une soeur se mêle de beaucoup de chose, c'est un des passe-temps
très courant chez les sœurs aînées cadettes et autres. La soeur est
souvent le censeur des sentiments les plus justes, cela est dû a un sens

Essai

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J'essaye dans les sons, les mots. L'hiver est une musique d'air. Revenir
dans l'applaudissement. Revenir dans un parterre de spectacle. Dans la
lumière de la scène, il y a la présence de la lune, tout le cheminement
d'une nuit, une bousculade de présences et le vide au coeur de la
métropole, le vide qui interpelle, le vide qui déraille dans les autobus
plein d'un monde conspué. Il est l'ombre qui cerne. La profonde lumière
a un effet passager. Le vide est à deux pas de soi, la tombe est proche
et le ciel est haut.

Pigeon Blanc

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Venu de la Baltique, roucoule un pigeon blanc, il est puissant comme un
géant des brousses et calme comme une statue stalinienne.

Quel animal merveille !

Il a passé des frontières surveillées comme la prunelle de la conscience.

Il a fait des vires et vires pour atterrir dans un prés tout bête d'un
parc amical. Dans ce parc passent des gens qui regardent des arbres.

La méditerranée est proche comme un fleuve rouge qui charrie sa part d'humanité altérée.

Une arrivée

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C'est l'hiver qui finit,  elle
roule à toute vapeur dans un paysage monotone, des vire-vire entre
un tracé de route et une panoplie de rectangles cultivés, une ligne
goudronnée ou autour bourgeonne souterrainement la vie.
Elle se rend à une fête. C'est
dimanche. Le ciel est calme et gris.
Elle conduit bien. Elle se rend à la
ville.

J'attends

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J'attends avec une patience d'infiniment triste. J'attends aussi débonnaire que je peux, j’attends le nouveau monde.

J'attends des gens qui ont soif, j'attends des affamés de bonheurs.

J'attends même que le ciel s'ouvre et que mon coeur respire. J'attends
des coins les plus fermés la métamorphose des sensations.

Qui sait ce qui nous vient ? Je suis un mutant du vouloir, vous savez la volonté qui ne sert qu'à s'entêter...

Un chalet achalandé pour l'instant magique

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Je suis dans un chalet sympathique plein de rondeurs de bois. Il y a
cinq amis avec moi, cinq amis buveurs comme il se doit. Nous avons tous
des bols blancs bien chaud d'un chocolat goûteux, nous sommes un peu
ivre, un peu fatigué et bienheureux. Sur la droite un clavecin d'un vert
doré joue seul des notes qui vous prennent. Je remarque entre le sol et
les poutres un foulard rouge, il s'agite dans un froufroutement
surprenant.  Un chat blanc bondit sur le clavecin et clame : "Vous voici
bien !"

Une prière

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ô Memkhis, roi de la lumière et des devinettes vient prendre coeur en moi
devient mon ombre dans l'ensoleillement de mon âme.
ô Memkhis, fruit d'extases et de compassions vois la quête qui est la mienne
viens prendre trajectoire dans le bout d'une vie qui se veut consciente.
Tu es un valet de la divinité et le prolongement des espérances.
Tu cours à mille lieux dans le courant des sensations infinis.
Tu es la volonté des coeurs et le silence de la création.
Tu es là toujours dans l'éternité des vies qui se recueillent.

Je suis passé

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Entre manques et souffrances, le souffle se fait court.
la musique m'emplit sans rien savoir de cela.
L'été d'un air innocent vient se promener dans la chaleur d'un printemps.
Je vais voir du pays dans toutes les galères, pas drôles et usantes.
La vie me dessine des coups et des surprises, je vais la prendre en moi comme une amie de longue date, silencieuse et présente. Une vieille amie mal vue depuis longtemps.
Je danse sur des bouts de chemins.
Je dis des poèmes au-delà des sanglots.
Je marche sur les taches du monde.

Entrer là-haut !

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L'allée est ouverte bordée d'arbres odorants, chauds et sucrés comme une zone d'abeilles. Le printemps est là avec sa présence diablement douce, pénétrante et chevaleresque, tout le monde a des envies de se dandiner. Le ciel est crème comme la bonté des surprises qui affleure dans les esprits. Le bleu est à percevoir au-delà dans le par-dessus nuageux, lascif comme une femme aimée.

La ville sous le ciel gris

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Un homme marche sous un ciel gris, il est gras et doux dans une ville heureuse.
Une femme court dans un jardin bleu ou des senteurs de bières attiédissent l'effort.
L'homme n'a que faire, il n'attend rien, il est athée. La femme aime  la vie, elle est sportive ça lui donne un entrain de locomotive.
Les murs de la ville sont colorés, ils sont sombres de briques, un rouge de braises mourantes, ce ton chaud se couche bien dans les rues et sied aux passants peu nombreux ressentant le bien être des pierres.

Yes ! We can !

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Pouvons nous nous rencontrer dans la sobriété des accidents ?
Pouvons nous mélanger nos sentiments dans la sensualité des corps ?
Pouvons nous jouir du silence des connivences dans un face à farce ?
Pouvons nous nous hasarder à visiter la contrée des coeurs remuant ?
Pouvons nous vivre nos humeurs dans la verdeur d'une rencontre ?
Pouvons nous heurter nos barrières si vieilles sans nous flamber d'ambiances ?
Pouvons nous régler la hauteur de nos désirs dans l'espace infini ?

La nuit chagrine

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La nuit du chagrin saigne sa vie. Le monde va à l'envers. Le ciel m'est
froid, cela me chauffe le coeur. Il grandit dans les déconvenues. La
nuit s'étend dans la splendeur. C'est mon appel favori. Le dégoût monte
comme une marée bienvenue, au moins ma conscience prend de l'ampleur. Je
vais voir le monde autre, le monde qui monte juste à la lisière des
nuages purs, dans un coin si haut, si doux, qu'il illumine mon regard
par une liquide présence, une étoile rapide et splendide aux vertus

La foule

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La foule va venir, c'est une belle chose, un peu folle toujours en nombre et qui hoquète des pensées si simples. La foule aime la fête, le trouble et la fumée. La pluie ne sera pas là. La musique est bonne pour faire dans la foule du bien. La foule crie, respire, chante et blêmit mais surtout elle communie dans le brouhaha des convenances flottantes. La floraison des foules est pour le lendemain des printemps. La foule bouge.La foule file , la foule s'effraie. La foule est une fièvre. Elle se meut dans la peur.

île

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Tourner la page sur le carnage, passer le tour sur le futur, figurer sa présence dans le néant, le jeu est une belle quiétude à savourer avant la nuit. La mer balance sa mélopée. Je suis dans les branches de la race. Je suis une fleur éclose de cette tourbe. Ressentir donne de la vie. La vie est une crevasse curieuse.Je suis sur l'île où le vent semble une âme heureuse. La mer brille de la conscience du soleil. Ma bouche sèche a l'odeur des romarins. Les cailloux irréguliers blancs prennent la lumière. Ils tapent sur ma tête leur tranquille réverbération.

Seul

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Seul, un bout de musique pour tenir debout contre le mur. L'air est vicié, le coeur fatigué, et la chaleur stagnante. Je vais m'évanouir dans un regard bleu. Je deviens gris fermé dans ma coquille dans la vieille ville. Les bâtiments me tiennent des rancœurs, je trouve tout âpre, l'ennui me cerne de questions idiotes. Les oiseaux me diront des grâces et le vent me fera des légèretés. J'ai l'impression d'avoir piétiné des années et ne pas avoir bougé. Les heurts m'ont déformé mais seulement dans la forme, mon fond est coriace d'insouciances.

Sauver son âme

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Sauver son âme dans le soleil des surprises, assez pataugé dans le lot
du sort convenu, nénuphar je flotte dans l'eau noire de la nuit
bienvenue, ma trajectoire blessée est une suite de traquenards, le jour
est dur dans sa condition d'être. L'errance est venue de loin et porte
la boue dans les palaces. Se perdre dans le ciel, voilà qui m'enchante.
Je suis si peu avec des peurs mastodontes. Un esprit peut m'apprendre
des jeux d'évasions. L'amour est une intention étonnante dans

Descente, Montée

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Les battements des ailes donnent les vertiges des climats, les nuages
ont la vitesse des perditions, j'irai me coucher dans le tard de
l'horizon, la brisure du ciel.
Le sel de la terre est une histoire
de vers. Allons profond dans le monde du fond. Les mystères ont des
couleurs pourpres au fond de lanterne. Je descend par consciences
successives. Je vais par la ballade, je vais là où brillent les signes
qui me traversent sans dommages, ni forces, juste une légèreté diffuse
comme une cuisson de thé. Je veux

Lumière

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Je
vais dans la douce lumière, il n'y que ça pour être, le reste est lourd
: le temps, les choses et les gens, tout est dur comme une cloche
d'église. Nous sommes les moutons cuits de la monotonie, des hommes
filoutés par des questions perverses.
Les habits du dimanche sont
des croix. Les femmes sont décorées pour le bonheur. Les enfants foncent

La nuit

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La nuit tout se déploie sous le sunlight du mystère, le réconfort des
grottes. Deux jours de nuits me ferait un ciel tendre. La bifurcation la
nuit est un challenge. La lumière en déclin est belle. Les murs sont
autres, leur ombre puissante est ouverte. Ce sont des canaux
d'invitations. Dans la tête se répète l’éphémère profit du jour. Un
visage vu change la face des perceptions. Le noir est une eau
bienveillante où flotte ma déconfiture du monde dans une beauté d'être
réconciliante. Le monde me défait comme

La musique

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La musique jette son dieu dans le feu de la vie. La vie fragile et
gracieuse jouit sur le pourtour. Vibration, condamnation, simulation.
Charger son coeur de la contrebasse. Son âme doit monter vers la lune
des sentiments. La marée des mots bat la jetée : C'est une consolation
scintillante. Allons sur l'île pluvieuse pleine d'effluves d'oiseaux.
L'amour est un rempart de sensations face à l'invisible. Poussons la
raison dans la trainée des étoiles. L'hiver vient de l'instant précis.

La ville

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La ville sans pluie revient au jour. Elle s'était éteinte hier, la nuit l'avait couverte.

Le bleu vient peu à peu avec l'aube. L'aube est fraîche. Les bâtiments
sont gris comme des chats de nuit. Les arbres sont peu verts. Ils sont
beaux de vivre dans la rue, les trottoirs délassés sentent l'éternité.
Des gens vont venir, le matin les descend dans les rues. Ils filent vers
des tâches cruciales pour s'absenter. Le travail lave les questions.
Les lumières des fenêtres sont peu

Croisement

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J'ai jeté des paroles dans la nuit, demain sera bronzé comme l'automne
de mes souvenirs, j'ai de l'alcool dans ma tête sobre, j'ai l'idée de
découdre le temps dans une époque qui vient. Ma soif est douce. Le monde
me suit. La brume est ma nature, je la vois bien faire une escorte de
ma prestance. Une fille ça me dit " bonjour " Elle fait ça doucement
comme la neige dans un lampadaire flotte pour venir au monde. Je n'ai
pas fait de mystères. Elle l'a bien vu. Elle est vêtue d'un

MO

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Ce sont les troupes de Mao, celles qui
donnent dans le chaos. Il est samedi et Mo ingénieur des mines a
mauvaise mine, il a le teint vert. Les machines ignorantes de la
peur font du bruit comme de vieilles mégères face à un flot de
corbeaux voraces dans un champs de blés murs.

Creuser dans ces conditions n'est pas
banal.

Fragments et perceptions

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Jaune et mauve le ciel recueille la
poussée des lumières qu'un soleil ajouré jette dans les blancs
nuages assoupis .

Verte et bleu, en bas la mer scintille
doucement les vaguelettes que la plage vide accueille en rouleaux
dépliés ouvrant des pollens d'écumes dans le son de l'eau qui se
couche sur le sable.

Charlie va loin : Tant mieux !!!

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Il paraît que Charlie est allé trop
loin, mort de rire !!!

Dans mon entourage il y a du monde qui
dit ça, je suis resté fâché quinze jours avec une personne pour
cela, après je devrais couper le lien avec trop de gens autour de
moi et puis ils sont schizophrènes car ce sont les mêmes qui se
sont rués sur les kiosques pour acheter le dernier Charlie.

La neige

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La terre s'enneige sous une couvée de
flocons et la brume sort des contreforts de la forêt blanchie.

Venant des environs de vieilles
contrées pleines d'histoires et de traversées, on peut y voir des
papillons noirs évadés de mondes fermés.

La vie secourable se fond d'envols
ainsi cristalline d'espoirs.

Ils prennent allures dans les altitudes
ou tout flotte.

A la recherche...

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Un chien me suit depuis des vies dans
un rêve limpide comme un souvenir heureux.

Devant une allée de chats tranquilles
et splendides, je remarque la singularité de certains, ils sont
bleus de quelques manières quelles soient, des chats vus uniquement
en rêve.

Tout est plat et presque blanc, un
chemin de gravillons et de pierres qui frottent tendrement mon
avancement.

un pays, un ailleurs

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Des cavaliers en masse dans un ordre de
poussière et de cavalcade débouchent d'un chemin tourmenté. Le
paysage est vaste, longiligne de montagne et morne de tons gris que
le ciel semble prendre en modèle de couleur.

Tout est long à se mettre au calme et
l'air se dissipe peu à peu de cette arrivée fanfare.

Le village assez grand se rassemble sur
une colline surplombant un torrent virevoltant.

Lettre au jour suivant

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La nuit déroule le chemin passé dans
un éclat amer d'une vieille pluie.

Hauteur des sentiments perdus, la glace
est dans mon dedans, la chaleur des cœurs n'est plus qu'une
enveloppe humide trempée de larmes jamais versées.

Je vois le sens du jour qui me dévisage
théâtralement dans ma carcasse.

Je suis là comme une momie.

Le passage n'est pas doux

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Pas du tout content. Y'a pas à dire,
la ville me dégoûte, la campagne m'accable et le funiculaire
m'énerve. Je ne vais pas bien ni mal, ni rien. Le ciel est lourd,
gris et froid. La terre grasse, boueuse, boudeuse.

Les arbres me cernent comme des
araignées épaisses, mon cœur est de plomb, ma tête vide et le
monde qui passe est un flot de fantômes, bruyants et plaintifs, les
femmes grimacent, les hommes grincent et les enfants aboient.

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