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Le blog de Vincent LAUGIER

Je répéte les choses

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Je noircis dans les nuits morves les mots lourds de la combustion
chimérique, la quête d'un sourire me laisse esseulé dans la transparence
d'un temps à l'arrêt, l'amour brûle dans sa solitude entêtée, le soleil
ne brille pas pour lui, juste la nuit a des lueurs d'éclairs lointains
et vagues comme des esprits en fuite.

Chamane, j'ai des manies pathétiques, des idées hérétiques, je veux
voler plus loin que le lointain disparu et être toujours dans une grâce
d'ange édulcoré, par-delà les temps et les décors prendre des époques en

Il pleut, il pleut...

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Il pleut, il pleut et puis quoi ?

La ville est saoule, il pleut, il pleut, on s'en fout !

On s'en cogne de ce qui tombe !

Nous nous sommes vu dans les miroirs qui ricochent nos anicroches.

La pluie, elle fait sa dégueulasse de sa grisaille, nous on se délasse
dans la musique, ou qu'on aille elle nous procure l'extase !

Demain va venir comme un tonnerre !

Y'aura du monde à terre !

Je ne dis pas ça pour tous, mais sur que ça va roussir pour certains !

Appronfondissements

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La nuit ouverte s'étend jusqu'au printemps de la Laponie, la nuit
ouverte dépasse le temps d'une saison. Cette saison qui vient d'un prés
fleuri. C'est une prairie pentue ou pousse toute sortes d'herbes.

La nuit ouverte est couverte de rêves.

Les rêves vont loin dans le désert d'une Patagonie. Le désert est une
réserve de silences bleus, si blancs de la clarté céleste et le sable
est jaune du soleil éblouissant. La lumière danse comme une amusée
emportée, elle est blanche, étincelante, jaune, ruisselante, perçante,
filante...

Flottements

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Le jour qui se couche, la nuit s'ouvre....
La nuit la lune luit, les étoiles guident le solitaire...
Le voyage des profondeurs se fait dans un souffle.
dans le désert le silence est étrange.
Dans le désert nocturne, l'air est un vent marin et les dunes des vagues.
Le regard est flottant comme un entre deux des connaissances, plus ici et pas encore ailleurs.
Le corps est flottant comme une belle âme, comme une bête certaine.
Renversement des caractéristiques et des environnements. Le voyage est là, dans la vibration de la nuit.

L'hortensia

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L'hortensia d'Hortense voyage depuis Coblence, elle est fortunée en rêves
et en fleurs ; Hortense la croit magique car un jour de pluie elle a pris
une couleur de torrent, torrent sauvage qui glapit dans un lit de roches
grosses comme des baleines dansantes.

L'hortensia couleur torrent un jour de pluie est silencieuse, c'est une
qualité appréciée chez les fleurs, surtout quand elles sont bleus. Les
torrents bleus sont rares. L'hortensia muette, voyage commode sans
passeport, ni visa, ni pucerons. Elle déploie quelques fleurs à peines

Parfois j'oublie...

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Dans un espace de légèreté, j'accorde du temps à la respiration du monde, un sentiment de floraison dans une
belle lumière est à mes côtés avec des anges vêtus de bleus. Ils distillent leur
présence, un moment médité qui fait du bien, des perceptions et du bien
être.
Toujours ancré dans une quête quotidienne cela m'est bénéfique... Je perçois des sons et des choses.

Nous sommes dans une grande pièce qui
fait office de temple avec de belles colonnes vertes et les anges

La pluie

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Il pleut fort dans une allée. L'eau danse et donne un son de transe. Je regarde l'allée. Je la regarde d'un coin sombre. Je suis entre deux arbres, comme eux, je prend l'eau. Je suis dans un oubli. Il me suffit le son de l'eau et des feuilles qui parapluisent. Il pleut et ça me prend dans le ventre, ça me donne de l'air. Je respire du ciel. Le monde dans ce climat me donne un souffle. Je m'acclimate à cette matinée. Il pleut dans cette vallée et je regarde une allée. Elle est faite de cailloux blancs. Ils bouillonnent dans une soupe de pluie. La terre sort de dessous ses arômes.

Le prince et les moutons

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Le prince et les moutons

Le petit prince celui qui est sur sa planète avait rendez-vous avec une rose et se retrouve devant un troupeau de moutons.

Des moutons gras et noirs, nombreux et fort comme des aigles de terre.

Le petit prince qui en a vu d'autres, ne perd pas son sang froid et royal.

Je viens de loin

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Je suis né dans une Afrique, un balbutiement, une chaleur. J'aime la
poussière que soulèvent le vent et les déplacements. Je vais dans le
dédale de rues en pisés. Je vais pister les consciences perdues dans les
travers des conquêtes. Je vais rouler mon âme dans un lac desséché. Je
vais chercher ce qui traîne dans mes questions et me relie au monde
comme des cordes dans des ports d'attaches.

Conseils sentimentaux

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La vie sentimentale est compliquée, elle dépend du mental pour lequel un
sujet sain et masculin devrait absorber un trente deux millième de son
poids d'emmental, s'il veut que sa tête soit au diapason de son corps
amoureux et si ce sujet a une soeur il doit tout faire pour taire les
propos tenant à sa vie sentimentale.

Car une soeur se mêle de beaucoup de chose, c'est un des passe-temps
très courant chez les sœurs aînées cadettes et autres. La soeur est
souvent le censeur des sentiments les plus justes, cela est dû a un sens

Essai

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J'essaye dans les sons, les mots. L'hiver est une musique d'air. Revenir
dans l'applaudissement. Revenir dans un parterre de spectacle. Dans la
lumière de la scène, il y a la présence de la lune, tout le cheminement
d'une nuit, une bousculade de présences et le vide au coeur de la
métropole, le vide qui interpelle, le vide qui déraille dans les autobus
plein d'un monde conspué. Il est l'ombre qui cerne. La profonde lumière
a un effet passager. Le vide est à deux pas de soi, la tombe est proche
et le ciel est haut.

Pigeon Blanc

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Venu de la Baltique, roucoule un pigeon blanc, il est puissant comme un
géant des brousses et calme comme une statue stalinienne.

Quel animal merveille !

Il a passé des frontières surveillées comme la prunelle de la conscience.

Il a fait des vires et vires pour atterrir dans un prés tout bête d'un
parc amical. Dans ce parc passent des gens qui regardent des arbres.

La méditerranée est proche comme un fleuve rouge qui charrie sa part d'humanité altérée.

Une arrivée

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C'est l'hiver qui finit,  elle
roule à toute vapeur dans un paysage monotone, des vire-vire entre
un tracé de route et une panoplie de rectangles cultivés, une ligne
goudronnée ou autour bourgeonne souterrainement la vie.
Elle se rend à une fête. C'est
dimanche. Le ciel est calme et gris.
Elle conduit bien. Elle se rend à la
ville.

J'attends

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J'attends avec une patience d'infiniment triste. J'attends aussi débonnaire que je peux, j’attends le nouveau monde.

J'attends des gens qui ont soif, j'attends des affamés de bonheurs.

J'attends même que le ciel s'ouvre et que mon coeur respire. J'attends
des coins les plus fermés la métamorphose des sensations.

Qui sait ce qui nous vient ? Je suis un mutant du vouloir, vous savez la volonté qui ne sert qu'à s'entêter...

Un chalet achalandé pour l'instant magique

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Je suis dans un chalet sympathique plein de rondeurs de bois. Il y a
cinq amis avec moi, cinq amis buveurs comme il se doit. Nous avons tous
des bols blancs bien chaud d'un chocolat goûteux, nous sommes un peu
ivre, un peu fatigué et bienheureux. Sur la droite un clavecin d'un vert
doré joue seul des notes qui vous prennent. Je remarque entre le sol et
les poutres un foulard rouge, il s'agite dans un froufroutement
surprenant.  Un chat blanc bondit sur le clavecin et clame : "Vous voici
bien !"

Une prière

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ô Memkhis, roi de la lumière et des devinettes vient prendre coeur en moi
devient mon ombre dans l'ensoleillement de mon âme.
ô Memkhis, fruit d'extases et de compassions vois la quête qui est la mienne
viens prendre trajectoire dans le bout d'une vie qui se veut consciente.
Tu es un valet de la divinité et le prolongement des espérances.
Tu cours à mille lieux dans le courant des sensations infinis.
Tu es la volonté des coeurs et le silence de la création.
Tu es là toujours dans l'éternité des vies qui se recueillent.

Je suis passé

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Entre manques et souffrances, le souffle se fait court.
la musique m'emplit sans rien savoir de cela.
L'été d'un air innocent vient se promener dans la chaleur d'un printemps.
Je vais voir du pays dans toutes les galères, pas drôles et usantes.
La vie me dessine des coups et des surprises, je vais la prendre en moi comme une amie de longue date, silencieuse et présente. Une vieille amie mal vue depuis longtemps.
Je danse sur des bouts de chemins.
Je dis des poèmes au-delà des sanglots.
Je marche sur les taches du monde.

Entrer là-haut !

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L'allée est ouverte bordée d'arbres odorants, chauds et sucrés comme une zone d'abeilles. Le printemps est là avec sa présence diablement douce, pénétrante et chevaleresque, tout le monde a des envies de se dandiner. Le ciel est crème comme la bonté des surprises qui affleure dans les esprits. Le bleu est à percevoir au-delà dans le par-dessus nuageux, lascif comme une femme aimée.

La ville sous le ciel gris

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Un homme marche sous un ciel gris, il est gras et doux dans une ville heureuse.
Une femme court dans un jardin bleu ou des senteurs de bières attiédissent l'effort.
L'homme n'a que faire, il n'attend rien, il est athée. La femme aime  la vie, elle est sportive ça lui donne un entrain de locomotive.
Les murs de la ville sont colorés, ils sont sombres de briques, un rouge de braises mourantes, ce ton chaud se couche bien dans les rues et sied aux passants peu nombreux ressentant le bien être des pierres.

Yes ! We can !

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Pouvons nous nous rencontrer dans la sobriété des accidents ?
Pouvons nous mélanger nos sentiments dans la sensualité des corps ?
Pouvons nous jouir du silence des connivences dans un face à farce ?
Pouvons nous nous hasarder à visiter la contrée des coeurs remuant ?
Pouvons nous vivre nos humeurs dans la verdeur d'une rencontre ?
Pouvons nous heurter nos barrières si vieilles sans nous flamber d'ambiances ?
Pouvons nous régler la hauteur de nos désirs dans l'espace infini ?

La nuit chagrine

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La nuit du chagrin saigne sa vie. Le monde va à l'envers. Le ciel m'est
froid, cela me chauffe le coeur. Il grandit dans les déconvenues. La
nuit s'étend dans la splendeur. C'est mon appel favori. Le dégoût monte
comme une marée bienvenue, au moins ma conscience prend de l'ampleur. Je
vais voir le monde autre, le monde qui monte juste à la lisière des
nuages purs, dans un coin si haut, si doux, qu'il illumine mon regard
par une liquide présence, une étoile rapide et splendide aux vertus

La foule

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La foule va venir, c'est une belle chose, un peu folle toujours en nombre et qui hoquète des pensées si simples. La foule aime la fête, le trouble et la fumée. La pluie ne sera pas là. La musique est bonne pour faire dans la foule du bien. La foule crie, respire, chante et blêmit mais surtout elle communie dans le brouhaha des convenances flottantes. La floraison des foules est pour le lendemain des printemps. La foule bouge.La foule file , la foule s'effraie. La foule est une fièvre. Elle se meut dans la peur.

île

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Tourner la page sur le carnage, passer le tour sur le futur, figurer sa présence dans le néant, le jeu est une belle quiétude à savourer avant la nuit. La mer balance sa mélopée. Je suis dans les branches de la race. Je suis une fleur éclose de cette tourbe. Ressentir donne de la vie. La vie est une crevasse curieuse.Je suis sur l'île où le vent semble une âme heureuse. La mer brille de la conscience du soleil. Ma bouche sèche a l'odeur des romarins. Les cailloux irréguliers blancs prennent la lumière. Ils tapent sur ma tête leur tranquille réverbération.

Seul

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Seul, un bout de musique pour tenir debout contre le mur. L'air est vicié, le coeur fatigué, et la chaleur stagnante. Je vais m'évanouir dans un regard bleu. Je deviens gris fermé dans ma coquille dans la vieille ville. Les bâtiments me tiennent des rancœurs, je trouve tout âpre, l'ennui me cerne de questions idiotes. Les oiseaux me diront des grâces et le vent me fera des légèretés. J'ai l'impression d'avoir piétiné des années et ne pas avoir bougé. Les heurts m'ont déformé mais seulement dans la forme, mon fond est coriace d'insouciances.

Sauver son âme

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Sauver son âme dans le soleil des surprises, assez pataugé dans le lot
du sort convenu, nénuphar je flotte dans l'eau noire de la nuit
bienvenue, ma trajectoire blessée est une suite de traquenards, le jour
est dur dans sa condition d'être. L'errance est venue de loin et porte
la boue dans les palaces. Se perdre dans le ciel, voilà qui m'enchante.
Je suis si peu avec des peurs mastodontes. Un esprit peut m'apprendre
des jeux d'évasions. L'amour est une intention étonnante dans

Descente, Montée

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Les battements des ailes donnent les vertiges des climats, les nuages
ont la vitesse des perditions, j'irai me coucher dans le tard de
l'horizon, la brisure du ciel.
Le sel de la terre est une histoire
de vers. Allons profond dans le monde du fond. Les mystères ont des
couleurs pourpres au fond de lanterne. Je descend par consciences
successives. Je vais par la ballade, je vais là où brillent les signes
qui me traversent sans dommages, ni forces, juste une légèreté diffuse
comme une cuisson de thé. Je veux

Lumière

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Je
vais dans la douce lumière, il n'y que ça pour être, le reste est lourd
: le temps, les choses et les gens, tout est dur comme une cloche
d'église. Nous sommes les moutons cuits de la monotonie, des hommes
filoutés par des questions perverses.
Les habits du dimanche sont
des croix. Les femmes sont décorées pour le bonheur. Les enfants foncent

La nuit

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La nuit tout se déploie sous le sunlight du mystère, le réconfort des
grottes. Deux jours de nuits me ferait un ciel tendre. La bifurcation la
nuit est un challenge. La lumière en déclin est belle. Les murs sont
autres, leur ombre puissante est ouverte. Ce sont des canaux
d'invitations. Dans la tête se répète l’éphémère profit du jour. Un
visage vu change la face des perceptions. Le noir est une eau
bienveillante où flotte ma déconfiture du monde dans une beauté d'être
réconciliante. Le monde me défait comme

La musique

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La musique jette son dieu dans le feu de la vie. La vie fragile et
gracieuse jouit sur le pourtour. Vibration, condamnation, simulation.
Charger son coeur de la contrebasse. Son âme doit monter vers la lune
des sentiments. La marée des mots bat la jetée : C'est une consolation
scintillante. Allons sur l'île pluvieuse pleine d'effluves d'oiseaux.
L'amour est un rempart de sensations face à l'invisible. Poussons la
raison dans la trainée des étoiles. L'hiver vient de l'instant précis.

La ville

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La ville sans pluie revient au jour. Elle s'était éteinte hier, la nuit l'avait couverte.

Le bleu vient peu à peu avec l'aube. L'aube est fraîche. Les bâtiments
sont gris comme des chats de nuit. Les arbres sont peu verts. Ils sont
beaux de vivre dans la rue, les trottoirs délassés sentent l'éternité.
Des gens vont venir, le matin les descend dans les rues. Ils filent vers
des tâches cruciales pour s'absenter. Le travail lave les questions.
Les lumières des fenêtres sont peu

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