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Le blog de Vincent LAUGIER

Reportage littéraire des correspondances de Manosque du vendredi 27 septembre

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La voiture file, l'autoroute tire une
ligne.

Nous arrivons longuement, la
correspondance n'est pas simple.

Nous arrivons infiniment, une brume
s'occupe des arbres et des monts alentours.

Nous avons raté la sortie vers
Manosque, sans doute mal indiquée où nous trop distraits.

Mouton qui détonne...

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Je
suis peut être un mouton mais ni noir ni blanc mais bien
multicolore, psychédélique, plantureux et avec des dents d' aciers
aiguisé de morsures, une cervelle d'aigle royal aux circuits
accidentés et un sens rusé comme un renard alpin, j'ai des yeux
vifs de myope caverneux creusant toujours dans la nuit la tombe
réconfortante.

Quête d'ailleurs

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A
l'intérieur d'un château viennent des douceurs, des chants, des
palabres et la musique de troubadours, enveloppée de la massive
force des pierres, les gens changent et respirent neuf.

Visions d'arbres

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La
vie me montre du salissant, elle déborde mes chausses, j'ai peu à
dire là-dessus.

L'errance est ma Durance

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La
mort me jette à la rue, l'opaque, l'incertaine, la pathétique de
hasards

Des rêves pour sentiments

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On
peut faire beaucoup avec la haine mais ça secoue trop, ça mord du
dedans et accroît le désir de finir, c'est énervant, alors on peut
faire mieux avec l'amour, ça mousse ça fleurit bien dans les
arrière cours des terroirs.

La mer

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Mal en lettres

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Touché,
pillé, torpillé, l’absence m'avait glacé, j'étais prisonnier
intérieur, mal mené du dedans, elle ne m'avait plus rien dit, un
long temps de silence, hiver de cendre sur mon cœur en arrêt,
hibernation.

Une fête égarée

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La
lune scintille autour du fond bleu soiré du ciel d'étoiles, à
l’hôtel perdu dans le rural, maison à étages, toute rouge d'un
bois d'époque, elle est sombre de cette sobre robe de ligne de
flottaison où baigne l'humanité océane.

Au levé

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J'avais
un pied dans la tombe et l'autre me faisait mal, autant dire que je
n'allais pas fort, je n'allais même pas du tout pour tout vous dire,
le moral mal fagoté me fixait dans des contrées d'ombres.

ouverture chamane

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J'ai
su du ciel le firmament dément et de la route la traversée limpide,
à quelques lieux d'ici flambe un cortège de vies chaudes.


une clairière claire comme un matin frais, et un soleil insolite de
bienfait dans la lumière qui donne. J'ai senti de la terre la fière
tanière.

Je suis....

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Libre ! je courus vers la route un sac à dos sur moi et la tête follement forte, rouge de vitesse, je m'enfuis d'ici, vivre d'ailleurs est mon but, la route est verte en bordure et j'y fonce sciemment avec le cœur léger, le soleil taperait, je le prendrais chaudement et ma respiration me donnera au paysage. Des montagnes viendront du nord par-delà la marche qui me porte carcasse volontaire dans la déambulation, la rêverie me fera bienheureux.

Que vaut Montaigne par delà les monts et les vaux ?

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La forêt éclairée d'un vieux ciel d'automne pâlot sombrait doucement dans la terre sourde. Aujourd'hui les nuages lourds crispant de menaces pesaient sur nos têtes couvertes de feutres passés aux couleurs terriennes.

L'ombre jeteuse de fraîcheurs tombait comme un aigle vorace et vous prenait sur place comme une fin du monde. Nos entrailles remuaient de sensations lugubres, nous avions des mines navrées et un besoin de sérénité nous faisait mal.

Un jour de Cédric

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Des maisons de bois hautes et colorées s'alignent sur une route montante. Une Chevrolet verte est conduite par un homme entre deux ages. Le ciel est bleu en ce jour de mai frais et tonique.

Le printemps pousse ses effluves sur le port à moins que des marchandises exotiques s'exhalent jusqu'à rejoindre l'habitacle du conducteur automobile.

Il est heureux, Cédric respire la santé avec une face pleine de bonne humeur, il va vite : Il a rendez-vous avec Steve.

Quoi Faire ?

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Il suffirait de jeter des fleurs aux scarabées bleus, des pacotilles aux gens sans peine, des stylos rouges aux marchands suisses

Et peu importe la mélodie des cœurs contrits, la mélopée des pleureuses, éplucheuses d'oignons et de sentiments d'artichaut.

Alerte EDF

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> AUJOURD'HUI DÉBUT ET FIN DE LA SESSION PARLEMENTAIRE AU SÉNAT
> POUR PASSER LE PROJET DE LOI NOME..........les nouveaux
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Trajet

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Foncer dans le brouillard, sur la route qui se tire à grands traits pleins de lignes blanches traçantes sur une masse noire et tout autour, la forêt et sa masse de verdures, peuple de silhouettes grandioses. Ça fait du bien.
Le décor m’aspire et j’y jette ma courtoisie, mon engouement de vivre.
Le moteur chaud pousse sa mélopée, c’est le matin, un temps de départ, conduite machinale, l’esprit vif de vacances, le bonheur de partir, le voyage est un temps à saisir plein de l’arrivée prochaine sur les côtes, direction maritime, envolée dans l’iode nos idioties.

Sauver le théâtre des Argonautes à Marseille

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Théâtre que je connais et que j'apprécie, donc pour faire pression suffit de signer et de faire diffuser,
à vous citoyens du monde ! que (sur)vivent les Argonautes

Nuit dérangeante

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Que dis-tu là vil anglican poudreux, l'argenterie est partie avec un voleur nuitamment ?
Qu'as-tu fait domestique d'exil dans ce manoir breton où le ressac fait office de folle horloge ?

Jalousie

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Tout est blanc, sauf la foule bigarrée, tous emmitouflée de coloris fantasques, entre le fuschia de la rose du millénaire et le vert menthe glaciale de l’été passé, bientôt dans ces montagnes d’isére, l’hiver va jeter le noir sur l’horizon sobre et fermé de cette nature alpine et pittoresque sur ce monde amusé en plein loisir.
Mais pour le moment le jour se fond à la neige pour se faire oublier au soleil déclinant.

Echange libre de livre à Marseille(Le monde s'humanise ! si ! si ! parfois !)

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Depuis le mois de mai 2010 par le biais de art-book-collectif.overblog.com, et pour n'importe qui, n'importe quand, il est possible de déposer et de prendre des livres en toute liberté gratuitement et sans contrôle et ça fonctionne dit dont ! (et en plus j'ai même trouvé des bouquins super intéressant). Cette association a installé sur le haut de la Canebière ( près du square Léon Blum) une borne de libre échange à l'air libre( sorte de niche ou de nid qui peut contenir à l'abri de la pluie une trentaine de livre).

Suite d'une île vers la ville...

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Sur Nortroc passent en écharpe les perturbations pluvieuses. Cette caillasse océane draine avec allégresse les levées de vagues et les vents prenants.

D'une île vers la ville

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Des rochers en arêtes, des vagues fantasques ; Elle aime ça, le tout est gris modelé de pierres sombres issues de laves refroidies. Des cieux couverts, foncés presque noirs et la mer couleur algue s’ouvre blanche d’un souffle d’écumes.
Elle observe de toute sa jeunesse le coloris uni de l’île volcanique qui la berce. Elle se prend au jeu des éléments et jette des mouvements de tête dans cette fête de fureurs.
Et de ça, elle sculpte et peint dans son antre rustique tout ce que restitue sa sensibilité de voyageuse, goûteuse au regard plein dans l’abri charpenté de sa tanière.
Là, elle sort vêtue de chaud et de rouge. Une belle écharpe lui donne l’air d’un oiseau, le bec en moins.
Elle chemine dans le brouillard sur le sentiers côtiers, solitaire, d’un pas sec, rythmée par la musique venteuse qui siffle symphonique dans les anfractuosités étranges du lieu qu’elle est seule peut-être à entendre…
Elle ne s’habitue pas à ces sons loufoques, lancinants et ça lui plaît !
Ainsi, elle arrive vite et heureuse à la capitainerie du singe fou au port d’Ossemort.
Ici un barbu roux aux allures verglacés nommé Louis, les yeux exorbités lui donne sans un mot l’habituel arrivage du paquet new-yorkais : C’est la correspondance de son amoureux terrestre, Léon.
Elle sort de son manteau épais un sac matelassé où elle range ce plaisant colis près de son livre favori : Le grimoire des crâneries dans l’ordre des mousquetaires étriqués. Œuvre rare de Juliette d’Août .C’est un pavé semblable à un accordéon à la couverture betterave forte comme une armure. Son contenu est secret, son poids aussi.
Mille fois parcouru, autant délaissé, elle y pique des émotions qui la laisse rêveuse, enchantée et débile, la nuit devant le feu dévorant de la cheminée qui l’éclaire dans son abandon.
Elle se prend alors d’impatience pour faire lecture des écrits de son amant bavard et y trouve là aussi matière à s’exalter.
Un jour, où il brumait toujours, elle reçut de cette grande main pourvoyeuse de lettre près du quai, de cet être taciturne et un peu brusque qui fait office parfois d’agent postier, une enveloppe timbrée de San Franscico, ville tremblante où vit une vieille tante éloignée de ne sais-t-elle plus de quelle famille et encore verte toutefois et qui se prénomme Agathe et dont elle se souvient encore qu’elle possède un accent marqué qui ne cesse de l’étonner quand elle y pense.
Cet envoi l’informe que cette parente à quelque titre oubliée l’invite pour une résidence artistique. Quelques mécènes épris de nature morte se sont amourachés de ses créations anciennes qui encombrent élégamment le grand jardin de cette dame couverte de dentelles et qui raconte inlassablement ses prouesses marginales entre deux réceptions dans son salon huppé d’antan à l’heure du thé et du whisky confondu dans des fumées exotiques.
Cela rend Maureen toute sautillante : Cette idée d’aborder le continent grouillant.
Il y a belles lurettes qu’elle n’a vu cette relation et cela lui arrive de songer par instant d’un pied- à- terre ancré dans le milieu du monde ; Terre ferme où se regroupent des gens, la plupart en quête d’affaire.
Pimpante, elle est partante pour la demeure de cette gentille demeurée. Elle a hâte de s’y perdre, une semaine durant, le temps de trouver le manque de son île, le sel de la terre.

Hier...

Hier ce n’était pas possible ! Alors, j’ai dit ce que j’avais à dire : ça n’a pas plu, mais j’étais content ! Enervé aussi parce que ça coûte d’agir. Est-ce que j’aurai pu faire autrement, utilement ? Si … si…, tu parles ! Puis il m’a dit : « gnagna et gnagna ». Autant ne rien dire. Demain sortira le jour et nous grognerons à nouveau ; Parce que rien ne change et tout le monde s’entête, et c’est comme ça !

Le soir (théâtre)

Mr Nenufare : Aujourd’hui il pleut : c’est beau !
Mr Bakkasable : Evidemment, le chat n’est pas sorti, alors…
Allexandrette : Mais il est mort !
Mr Bakkasable : C’est croustillant !

Puits du train

Dans la torpeur du voyage, les paysages défilaient, en lambeaux colorés de terres verdoyantes. La plaine infinie de poussières mélancoliques endormait dans le compartiment les personnes postées fixement sur les banquettes vieillottes du wagon lit bleu nuit.
Le train tirait à sa fin un cortège métallique, grinçant et avançant vers le bout du monde.

Le mirage continu

Alors, j’étais transfiguré, cela s’était passé et les anges volèrent dans ma tête, supersoniques et silencieux. Je ne pouvais rêver mieux, une telle bénédiction, y a de quoi voltiger, déchirer l’espace : Le lien est établi, la rencontre faite et le destin m’a fait chanceux, je marche sur les nuages, les toits craquants et la mer mauve et ma main bénite par la reine des bêtes m’a fait chevalier des troubadours dans l’angle mort du hasard, dans le bref temps d’une conférence et depuis je pars armé de ce talisman en confiance de vivre, marqué de ce sceau invisible et présent.

Voyage inspiré

Des peupliers, en bas près de la rivière qui disparaît dans une brume matinale et je longe la route qui s’étire infiniment. Des collines dessinent de paisibles couleurs d’arbres alignés. C’est la culture agricole qui peuple ce monde. Je décolle dans ma tête. Le bleu pâle du ciel hésite de gris. La journée sera de nuage. Peut-être. En attendant, j’espère de frais et sur les bas côtés, je déambule sur les creux et bosses, imperfections des chaussées rurales. Je pars. Je croise des remparts courts, vieilles murailles qui se morfond dans l’érosion herbeuse qui la hante. Je m’y repose.

Le combat continue... A Marseille

Contre la venue du Ministre de l'immigration et de l'identité nationale à Marseille
En soutien aux 6000 grévistes sans papiers en région parisienne depuis 3 mois !

SUPPRESSION DU MINISTÈRE

Echappée belle

Marcher dans le vent, des sons pour s’éblouir et la blancheur des vagues pour se perdre. Des roches glissantes et de l’écume pour s’essayer dans la tempête. Elle nous fait vivre des élans qui nous défont. J’essuie mes yeux rougis de trop voir. J’entends ce qui me calme dans un tourbillon. Je me fais croire au bonheur. Par moment, cela me donne un air de croire…

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