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Le blog de Fox

C'était Paris, Paris qui lutte...

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C'était Paris, Paris qui lutte,


Paris perché haut sur sa butte


Paris qui crache, langue de pute,


Paris carrence, Paris scorbut.




C'était l'endroit où les faubourgs


Et les trottoirs faisaient l'amour,


Paris enceinte au ventre lourd,


Et ses enfants, partout, qui courent.




C'était Fréhel dans les ruelles,


Paris le peuple des marelles


Et des quartiers tombés du ciel


Qui viennent chanter à l'oreille :




Ménilmontant, petit Bourvil,


Comme on l'entend, suivant le fil


Du ruisseau près de Belleville,


Sa ritournelle qui se vrille ;




C'était la môme, Paris le piaf,


Avant les bombes, avant les raffles,


Les boulodromes qui s'exclaffent


Et le caniveau en carrafe.




C'était Paris, souvenez-vous,


Paris des gens qu'ont pas le sous


Mais qui se chantaient, malgré tout,


Leurs années folles jusqu'au bout.




Paris Pigale et ses vandales,


L'aile des moulins en cavale,


Des boulevards de vieux morfals


Venus pour y crever la dalle ;




C'était Paris, qui aujourd'hui,


Pête dans la soie et l'ennui,


C'était Paris, Paris la vie,


Paris vu du côté Titi.

J'ai fait le tour de la Bastille

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Comme on tourne autour d'une fille,
J'ai fait le tour de la Bastille
En passant une fois de plus
Sous le cul-nu de l'angellus.

À Beaumarchais j'ai fait la bise

C'est du noir de la terre

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Et si mon coeur est noir,



C'est du noir de la terre



Qui charbonne l'espoir



En crachant sa misère.



J'ai le coup de grisou



Qui explose des lignes



Et des mots à deux sous



Qui sortent de ma mine.



Et si mon sang est noir,



C'est du noir de mes frères,



De ces peuples d'ivoire



Crevant à nos frontières,



De ces enfants, le soir,



Qui réclament leurs pères



Alors qu'il est trop tard :



Ils sont morts à la guerre.



Et si mon encre est noire,



Ma plume libertaire,



Mes pieds mettent de l'art



À piocher quelques vers



Comme on plante son dard



En piquant dans la pierre,



Sans chercher à savoir



Si c'est mieux que la chair.



J'ai le coup de grisou



Qui explose des mines



Et le crayon debout



Qui s'entête et fulmine.



Et contre les Picsous,



J'ai des mots de rapine



Et de révolte au goût



De ceux qu'on assassine.



Oui j'ai le désespoir



De tous ceux qui espèrent



Et des coups de cafard



Qui mordent la poussière



En rêvant de Grand soir,



Comme un vieux réverbère



Qui s'allume à la gare



Des passeurs de lumière...

L'audition

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"Y'a les enfants d'la balle...
Et les enfants d'le dalle
Dont la vie prénatale
S'est jouée dans la salle
D'un ciné quatre étoiles
Où passait sur la toile
Un vieux film que Louis Malle
A fait avant Fatale.
 
Je m'appelle Pascal
Et je suis des seconds,
J'ai l'ascenseur social
Écrit gros sur le front,
Le teint pas national
(Ça veut dire marron),
Et des airs cannibales
Pour les fous d'la nation.
 
J'ai grandi sur les dalles
Du quartier dit Des Joncs,
Je suis enfant d'la dalle
Eduqué aux ballons
Et aux coups de cavale,
Et aux mecs en prison,
À la vie marginale
Et aux flics en plastron.
 
Aujourd'hui, c'est normal,
Pendant cette audition,
Voilà que je déballe
Et réponds au question
Sur ma vie familiale,
Pour qu'on me dise : Action !

Mais sachez que j'ai mal
D'avouer qu'mon daron
A joué de la balle,
Oui, mais à sa façon...
Dans une succursale
Où dormait du pognon...
 
Je baisse mon futal,
Voyez mon caleçon...

Ce rôle il est vital
Pour mon évolution,
Pour mettre un point final
À la galère, au fond...
Voilà l'procès verbal,
Voilà je vous réponds...
 
Je passe cet oral...
J'assume la pression :
 
Je suis enfant d'la dalle,
Un enfant du béton...
Mon père a fait Centrale,
Et même avec mention !"

Les poètes

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Ils ont l'encre à la bouche,
Toujours un oeil ouvert,
Et même si c'est louche,
Leurs pieds sèment des vers.

Pour pouvoir faire mouche,
Ils ont la tête en l'air
Qui remplit leurs cartouches
En jeux de mots divers.
Ils sont souvent farouches,
Souvent à bout de nerfs,
Et quand un rien les touche,
Ils tournent à l'envers 
Et se servent, à la louche,
De la soupe à Prévert
À la sauce escarmouche
Et au jus doux amer...

La chanson du va-nu-pied

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Moi aussi j'ai voulu



Avaler les pavés,



Digérer l'absolu



En l'crachant par les pieds ;



Moi aussi j'ai couru,



Moi aussi j'ai marché



Comme un vieux chien perdu



Qu'a cassé son collier.



Je suis de ces gens nus



Que l'on dit va-nu-pieds...



J'ai dévoré les rues



Dans tout le monde entier.



J'ai vu tant d'avenue,



Tant de curiosités



Que j'en suis revenu



Les tripes retournées.



Écoutez ma chanson,



Ma chanson de migrant,



Je suis un ultra son



Qui habite le vent



Passant le mur du son



Dès le soleil levant



Sans prêter attention



Aux frontières devant.



Écoutez ma chanson,



Prenez un peu de temps...

Cet enfant là....

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Cet enfant là, tu vois,

Il se cueillait des fleurs

Avec ses petits doigts

Et avec son gros coeur.

En me voyant dans l'herbe,

Lézardant au soleil

En conjuguant un verbe

Qui rime avec le ciel,

Il est venu vers moi,

Et m'a tendu ses fleurs

ça finit par un hic

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Il n'y a pas de peau
Que le temps n'assouplisse,
Pas non plus d'idéaux
Que la vie ne ternisse ;
Il n'y a pas de haut
Sans son bas précipice,
Et quand on fait un saut,
C'est jamais sans un risque,
Il n'y a pas de taux
Sans division (logique...
Calculer ses ratio,
C'est toute une technique...)
Il n'y a pas de mots
Sans silence qui glisse,
Pas de porte drapeau
Que le vent ne dévisse.
Il n'y a pas... hey oh ?
Si t'as suivi le fil
T'as bien compris qu'en gros,
La vie c'est pas un film...
Pour un coup de marteau,
Y'a tes doigts qui paniquent,
Pour un tour de stylo
Y'a besoin d'un public...
Oui ce n'est pas nouveau,
La vie c'est comme un scripte
Où y'a écrit bobos
Aussi souvent que hic...
Mais c'est quand même beau,
Croqué au stylo bic,
La vie c'est un cadeau
Doux comme un porc épic.



"Combien de temps vont-ils tenir, à nous mentir de toutes façons ?"



Il faut tenir sa place


Dans le reflet du monde


Et créer un espace


Où la terre est moins ronde.


Et sous la carrapace


Aux humeurs vagabondes,


Il faut se voir en face


Et en paix, à la longue.




Il faut penser soi-même,


Et prendre pour possible


L'espoir que des poèmes


Fassent de bons fusibles.




Et quand la pression monte,


Il faut dompter son sang


Pour qu'enfin ça raconte


L'histoire du dedans


Sans que ça nous confronte


À nos sombres géants


Qui nous collent la honte


Dès qu'ils sont trop devant.




Il faut tenir sa place


Sans écraser personne,


Il faut voir dans la glace


Aussitôt qu'on déconne


Et mettre de la classe


Dans son âme brouillonne


Quand les lois retabassent


Comme à rue de Charonne.


Quand ça parle de race


Et ça sent la charogne,


Il faut que l'on dépasse


Ceux dont les bottes cognent.


On doit tenir nos places


Et gueuler nos espoirs


Pour que nos voix dépassent


Leurs chants trop nazillards.




Le P'tit Son - Vivre l'évolution

help

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Je ne peux plus écrire dans l'endroit de l'envers, côté forum...

Nan c'est bon pardon
Je n'arrive pas à supprimer ce post
:(
Désolée....

Et tu sais ? (compo d'art&fact) ou l'art du partage....

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J'étais si fière de poster cette chanson née d'un partage sur le forum que j'ai oublié de préciser que Bastien l'a faite avec un de mes poèmes :)) 

Merci je l'écoute tous les matins et elle envoie l'énergie qu'il me faut pour résister dans ce monde de merde....

Je ne suis plus Écho

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Je ne suis plus l'Écho


De mes sombres Narcisse,


Je ne suis plus l'égo


(L'Alter en coups de vices)


Je ne suis plus l'enfant


Qui se livre en poème


En parlant sentiments


Pour un jour de "je t'aime".


Je ne suis plus l'appeau


Des oiseaux de passage,


Je n'ai plus, sous la peau,


La passion des mirages.


Je n'ai plus dans le sang


Qu'une vague colère


Aux reflets océans


Qui chantent pour la terre.


Je n'ai plus de chagrin,


Les jours où je suis triste,


Je m'sers de mes deux mains


Et j'vis la vie d'artiste,


Des cyclopes, au matin,


Des cafés coups de gomme...


Ça fait vraiment du bien


Les jours où ça bourdonne...


J'ai grandi maintenant,


Je ne suis plus grand chose,


Mais c'est ça, sûrement,


Une métamorphose....

et oui le monde... toujours le monde... qui remet ma langue à la fronde

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Ici je me fais un endroit
Où le dessin et l'écriture
N'ont d'autre raison d'être, tu vois,
Que de vivre leur aventure.
Ici je me remets au vers,
Je regoûte à la poésie,
Je laisse baver les pervers,
Je choisis ma ligne de vie
Et s'ils écornent mon image,
Ce n'est pas grave, moi j'ai le temps...
Je me construis à Mon image
Et c'est ça le plus important.

C'est que pour moi il y a le monde,
Et oui le monde, toujours le monde...
Y'a des enfants qu'on assassine
Et puis des droits de l'homme, en ruines,
Alors bien sûr, dormez tranquiles,
Ça ne sera pas sur fesse-book,
C'est pas un chat que l'on bousille,
Ce sont des habitants de souks...

Alors bien sûr, votre nombril,
Votre repas et votre look
Pour moi ça reste si futile
Que j'ai fermé mes face book...

Je sens bouillonner dans mes trippes
Le sang de mon ami Malik
Qui m'aurait dit : "tu sais, ces types...
En fait ils sont soumis au fric
Et dès qu'ils pensent changement,
Leur cerveau fait des ronds dans l'eau
Parce que s'ils voulaient vraiment
Comprendre où va le beau bateau
Sur lequel on est impuissants
À remonter la voile en haut...

Et bien... ils devraient, t'imagine ?
Sortir de leurs beaux draps tout blancs...
Fini les magasins d'usine...
Ils leur faudrait vivre autrement !

Je me souviens que dans les mines,
Au siècle Zola Germinal,
Il a fallu combien de crimes
Avant que résonne l'alarme ?
Il a fallu combien de temps
Pour faire comprendre aux mineurs
Qu'ensemble ils seraient plus puissants
Qu'ensemble on supporte la peur
Et qu'on influe sur les puissants,
Qu'en les touchant dans leurs valeurs,
Pas en faisant couler le sang,
Mais en visant droit dans le coeur
De leur précieux compte courant,
Qui est le fruit de nos labeurs...

Et si les patrons d'autrefois
Était les financiers d'ici ?
Et si tous on décidait là
De revenir au troc, pardi !

Toi tu fais du bon chocolat,
Moi je te donne des radis,
Combien de temps, dites le moi,
Ils tiendraient à ce jeu l'ami ?

Évidemment, c'est simplifié,
La solution je ne l'ai pas
Mais j'ose dire : j'suis indignée,
Je refuse ce monde là
Et je boycott tout ce système,
La loi du Nord contre le Sud,
Je vois en face les problèmes :
On vend des armes, on vend des scuds,
On vend des frontières fermées
Quand on n'est qu'une Humanité...
Dis moi c'qu'un enfant Sri lankais
Vaudrait de moins qu'un p'tit français ?

C'est un retour à l'humanisme,
L'humain d'abord ! L'humain d'abord !
Tant pis si on me dit gauchiste,
Il faut bien se choisir un bord...
Et ils nous ont si bien appris
Que sans argent on ne vit pas
Qu'on se demande si Lucy,
Elle a vraiment vécu... tu vois ?


Avec leur argent sur les bras
Dans des p'tits paradis sans joie,
Si nous l'argent on n'en veut pas,
Ils nous entendraient cette fois...

La vie n'est qu'un rapport de force,
Les petits l'ont trop oublié,
Ensemble on est comme l'écorce
Empêchant l'arbre de casser..."

Oui je repense à mon copain,
Malik mais oui, c'est un grand homme...
Il m'aurait dit ça c'est certain : 
"Faudra du temps... c'est qu'ils con - somment..."

À l'amitié, à Mix !

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dans mes carnets, Banzaï, (à Mix et à l'amitié)


Comme on dit au Groland : Banzaï...

C'est mon côté Solo... ouais vive la rime !

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Moi j'ai la liberté


Qui me court dans les veines


Et pour elle mes pieds


Se donnent de la peine.


Et dans ma poésie,


C'est mon sang qui martèle


En entraînant ma vie


Toujours droit devant elle.


Je déroule des pages,


Ribambelle de vers,


Qui actent mes voyages


Et ponctuent mes hiers.


J'écris entre deux routes,


Je parle avec le ciel


Et je fais de mes doutes


Un monde existentiel


Où j'accroche en espoir


Mon regard aux étoiles


En leur chantant le soir


Quelques mots sur la toile.




Je suis tellement libre


Que les autres m'en veulent,


Mais j'ai compris que vivre,


C'est toujours être seul...


Ceux qui ont cru me faire


L'ont payé de l'égo,


Moi ce que je préfère,


C'est le côté Solo.....


Les liens de dépendance,


La goinffrerie du moi,


Les clics de complaisance,


Les amitiés sans poids...


Je laisse tout derrière,


Je continue tout droit,


Je n'écris pas pour plaire,


J'écris pour RESTER MOI !


Dans la foire artistique,


Je trace mon chemin


À l'encre sympathique,


Et je garde l'entrain


Qu'il faut à ceux qui rêvent


D'un monde ouvert et sain


Dont le coeur se relève


En construisant demain.


Au fond d'un atelier


Je dessine MES traits


Sans chercher à pomper


Ce que le copain fait...


Alors oui, forcément,


Ne baissant pas mon froc,


Je frustre tant de gens


Que nombreux en débloquent...


On ne m'achète pas,


Et c'est cela qui vexe...


Je ne prostitue pas


Mon temps et mes affects...


Je n'écris que pour toi,


Pour oublier ta mort


Et oublier le froid


En revenant au port....







C'est tout un art, de vivre un art...

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C'est un long travail sur soi-même
De ne pas être qu'en poème,
Il faut se prendre les travers,
Leur mettre la tête à l'envers
Et leur faire avaler leur fange
Sans vouloir passer pour un ange.

C'est juste exister autrement

Le videur de la nuit (extrait d'un roman à venir)

Rubriques: 
Devant le squat, rue des martyrs, y'avait un type un peu bizarre...Et j'ai compris quand le fakir m'a dit : 

- "un ex-videur de bar..." 

Épaules larges,  peau burinée, ce qu'on voyait sur son visage,  c'était avant tout son gros nez et son regard qui portait loin, comme s'il recherchait quelqu'un sur une ligne d'horizon, en n’vous laissant entre les mains que l’impression d’être un gros con. 

Le sirop de la rue

Rubriques: 
Quand j'ai le sirop de la rue 
Qui se réveille dans mon sang, 
C'est tout mon cœur qui fait sa crue 
Et qui me pousse droit devant. 
Et je me fais les avenues, 
De carrefours en grands tournants, 
Je cherche toujours une issue 
Comme je le faisais enfant. 
C'est que le sirop de la rue, 
Ça vous chatouille le dedans, 
Ceux qui souvent en ont trop bu, 
Ceux-la comprendront sûrement, 
C'est que le sirop de la rue, 
C'est le remède des perdants 
Qui ont la tête dans les nues 
Quand leurs pieds vont en s'épanchant...

Les enfants d'Solo, 12/12/2013 et si on f'sait shalala ?

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Le 12 décembre, à Bobigny, ça continue... Les enfants d'Solo seront là, sur scène, pour nous chanter leurs versions des chansons de Mano, et leurs chansons à eux... Manouch K, Le fil de l'eau, Valérian Renault et Fred de Karpatt vont nous emporter, le temps d'un tour de piste, loin de l'idée que Mano n'est plus là... Allons pousser le Shalala qui fera qu'on n'est pas tous morts pour lui... Les photos du dernier spectacle en date montrent bien que des sentiments... ce n'est valable que quand ça nous unit... La preuve, l'idée des Enfants d'Solo est née dans la tête de Steeve barre et son rêve, en mobilisant les artistes de scènes aimant Mano, a pu voir le jour... Ensemble, on peut beaucoup...

Soulevez-vous les hémisphères

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Réveillez-vous le globe, un peu,


Soulevez-vous les hémisphères,


La vérité nous saute aux yeux,


Pas moyen d'changer d'atmosphère.




Voyez moins court, levez les yeux,


Nous avons dépassé les bornes


Et le profit couvre les cieux


D'un voile qui devient la norme.




On en est là, un jour sur deux,


Le ciel est plein de nos voyages


Et pour la terre, moins de ciel bleu,


Moins de soleil pour l'paysage.




Êtes-vous sur votre planète,


Ou bien pas assez courageux


Pour simplement oser admettre


Et prendre en main les vrais enjeux ?




L'effet de serre, doucement serre,


Sur nos cous la corde, et le noeud,


Et nous on laisse tout se faire,


On participe même au jeu,




Alors c'est sûr, vaut mieux en rire,


Quand on s'étouffe à petits feux,


Mais moi j'vais pas manquer de dire


Qu'ça va chauffer pour vos morveux....




Quand-même... vous ne manquez pas d'air..


Faut laisser l'ciel aux amoureux,


Là ça sent l'gaz, et c'qui est clair,


C'est qu'on y gagne très très peu.




Soulevez-vous le globe un peu !


Réfléchissez une seconde,


La décroissance ça vaut mieux


Que l'asphyxie de tout un monde... 

Palace...

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C'est un pari bien classe...
Illustrer un palace...
Des mots pour des photos,
Des photos pour des mots...
Ludivine et Slimane,
Et Paris qui ricane...
Et Mano pour le son,
En avant la chanson...
Et bravo l'ami !



Les jours de rentrée....

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Quand venait la fin des grandes vacances,
C'était un poignard planté dans l'errance
Et la liberté toujours en souffrance
Que je rejoignais les bancs du silence.

Quand venait la fin des grandes vacances,
Pour moi ça volait le temps de l'enfance...
La rentrée c'était l'enfer en un sens,
Et moi je rêvais d'autres transhumances.

Quand venait la fin des grandes vacances,
Moi je me cherchais, c'est fou quand j'y pense,
Le moyen de me sortir de la danse...
D'échapper aux lois qui disent qu'en France,
Chaque enfant a droit à la même chance.
Les jours de rentrée, allant à potence...
J'voulais m'évader du droit à la chance...

Une frontière, c'est quoi ? (À Malik)

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Une frontière, crois-moi,


Ça fait pas d'sentiment...


C'est le côté des lois


Qui tue vraiment des gens.


Une frontière, tu vois,


Ça met le monde en camps,


Ça s'appuie sur le droit


Pour séparer les gens.


Une frontière, c'est quoi


Sinon un trait d'union ?


Va comprendre pourquoi


Ils en font un bastion...


Une frontière, c'est froid


Comme un gouffre à pognon,


Oui ça tue de sang froid


Ceux qu'ça laisse marron.


Une frontière, crois-moi,


C'est dans la peur du temps,


C'est des taxes pour toi,


Et pour eux c'est l'argent.


Une frontière, c'est ça,


Que ce soit noir ou blanc,


C'est rien qu'un feu de bois


Attisé par du vent.

Comme un chat de gouttières...

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Comme un chat de gouttières 
Aime faire le mur, 
J'écris des nuits entières, 
À l'ombre du futur. 

Et quand vient la lumière, 
Quand le vent frappe dur, 
Je retourne à hier 
Pour lécher mes blessures. 

Comme un chat bien trop fier, 
Je soigne mon allure, 
Mais quand vient le lumière 
Et que plus rien n'est sûr, 

Je cherche une litière 
 À ma juste mesure 
Et je rêve d'y faire 
Une vie sans ratures.

A la table du temps qui passe....

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C'est jour de soupe à la grimace
À la table du temps qui passe
Où l'on avale de travers 
D'être un jour bouffés par des vers...

Venez nombreux et prenez place,
Chacun pourra laisser sa trace
En se mangeant tous ses revers
Depuis l'entrée jusqu'au dessert.

Ne prenez pas de carapace,
Ça pèse lourd avec la glace
Et ça empêche qu'on digère
Un reste du repas d'hier.

Ici venez dans votre crasse
Et sans y mettre aucune classe,
Ceux qui ont la tête à l'envers
Sont des clients prioritaires.

La poésie n'est rien

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La poésie n'est rien
Qu'une voie intérieure,
Et elle se fout bien
D'avoir mille lecteurs.

La poésie n'est rien
Qu'une chanson qui pleure
Au milieu du grand rien
Qui fait les beaux-parleurs.

La poésie retient
Et délivre les heures,
Elle est ce va et vient
Qui prend tout à hauteur
Et qui n'attend plus rien
Qu'un mot sorti du coeur
Pour cracher des demains
À ses propres couleurs.

La poésie n'est rien
Qu'une question d'odeur,
Celles qu'ont tous les chiens,
Celles qu'ont les voleurs
Lui vont tout aussi bien
Que n'importe quel leurre.

La poésie n'est rien
Qu'un voyage intérieur.

On s'en trace un chemin
Sur la ligne du coeur
Au milieu d'un jardin
Où les mots sont en fleurs,

La poésie n'est rien,
Si ce n'est le moteur
Qui entraîne la faim
Sur la voie du meilleur.

Et si ça tourne à l'inconscience

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Si je ramène trop ma science
Et que ça tourne à l'inconscience,
C'est que je dois suivre l'écho
De la voix qui porte mes mots.
J'ai trop bu l'eau de mon silence,
Trop navigué sur une absence,
Je ne trouve plus le repos
Que lorsque l'encre coule à flot.
Et quand un sentiment me tanse,
Quand il reste sur la défense,
Désormais je prends mon stylo
Pour l'inviter à parler haut,
Qu'il dise tout ce qu'il en pense
Et puis qu'il cède à l'exigence
En ne résistant plus aux mots
D'amour qui pèse sur son dos. 
 

Illustration d'un rêve à deux plumes, Un livre pour Fazasoma

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Alors voilà, nous l'avons fait, un livre pour Fazasoma, pour le sourire des enfants et pour garder le notre aussi, même si les temps sont durs... Ce livre réunit les quatre dessins-poèmes publiés ici, et d'autre évidemment, dans lesquels nous avons essayé de retrouver un peu notre âme d'enfant pour donner ce résultat... Nous le proposons à la vente pour 22 euros, sachant que sur chaque ouvrage cinq euros (c'est à dire l'ensemble des bénéfices) reviendront à Fazasoma...

Ils ont tué un Homme (A Chokri Belaïd)

Rubriques: 

Tous les printemps rougissent,
Ils ont tué Chokri,
Ils resserrent la visse,
Mais il reste son cri.

Mais les Printemps reviennent
Toujours à l'avenir,
Et déjà quelques graines
Poussent jusqu'à Tahir.

Et de Tunis au Caire,
Tu chantes Liberté,
Que pourront-ils y faire ?
Tu marches poing levé.

Ils ont tué un homme.../...

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