Le blog de Dreux patrick

ça ne se fait pas...

What we miss

Elle

J'ai attrapé la nuit pour m'en faire un manteau

Et les pluies en écharpe j'ai arpenté la ville

Ecartant d'un sourire les oiseaux écorchés

Au-delà du malheur

Le matériel humain!

Une façon d'aimer ?

Sur la terrasse de fin d’été

A l’ombre bleue des peupliers

Les hommes étaient pour moi trop proches

Ecouter le vent de solitude

Et ses bourrasques d’altitude

O pouvoir caresser la roche !

 

Je vous écoute maintenant

Et vos histoires et vos romances

Vos désespoirs et vos vacances

Vos mots d’amour pour un qui ment

Rien de vous ne m’est étranger

Est-ce donc ma façon d’aimer ?

Perspective cavalière

Au pas

D'une allée cavalière

Entre les hautes futaies

D'une forêt ancienne

 

Au trot

D'une arène secrète

Pour un défilé du 14 Juillet

Nous avons vendangé toute la nuit les orages

Et dans de noirs tonneaux enfermé les éclairs

Des enfants vigoureux tournaient, tournaient les pages

Je voulais te dire

Attends, attends, cela va me revenir, juste un moment, un mot...

Les déserts sont mouvants et la langue s'ensable en tirant sur la soif

La main d'or

Je l'ai vue se lever

Les mondes grondent!

Le ciel était limpide

Eclabousser la toile

De sel et de soleil...

Je l'ai vue se languir

Le miroir aux alouettes

Dans le miroir aux alouettes

Il y a un château de sable

Une lanterne, une girouette

Un soleil sur la table

Pour se mirer dans le vermeil

Non monsieur, non madame

Non monsieur, non madame, la poésie ça n'est pas joli, ça n'est pas propre non plus, ça se met pas en bouquet ou en pot, ça bibelote pas avec ou sans étag&

L'enfant sans nom

Tu regardes le monde

Avec des yeux de fable

Tu cherches sur les tombes

Des noms impronnonçables

Juste au bord de l'abîme

Tu lances des caillous

Et tu jettes à la rime

Des paroles de fou

 

Attends

Attends, attends, cela va me revenir, juste un moment, un mot…

Les déserts sont mouvants et la langue s’ensable en tirant sur la soif

A l'arrache

A l’arrache, comme on tire sur le cœur la corde du violon

Nouant les noirs sanglots au sang de nos ancêtres

Le festin des rois

 

revoilure

Je cherchais, comme c’est curieux, un papier, une montre,  un chemin, un oubli, un chien

Une danse un peu ivre

 

Un ami est mort

Dans le drapé sonore du feuillage qui tombe fracassé par la pluie

Printemps noir

Les collines en deuil ont pris le parti fou

De ranger le cercueil là tout au fond du trou

Les yeux dans le potage (suite)

Reprenons…

Les yeux dans le potage

Je déteste ce mec qui dit : « je ». Toi-même, idem, tandem. Ni l’un ni l’autre, forceps, la tête. Un trône entre les dents, craché. Vous êtes combien là-dedans ? Pas compté, deux, trois, trop, pas d’accord. La tête nous joue des tours de contrôle. Je dis je. Tour de passe-passe, toujours là, ici, en face, pas de place. Les dents dans la brosse à dents, les cheveux dans le peigne, les yeux dans les lunettes, miroir, miroir, miroir. Lui casser la gueule, sa belle gueule de montre qui ne donne jamais l’heure, ou toujours la même, la sienne. Une histoire, vite une histoire, qu’on en sorte. Je ne sais pas, je a déjà tout dit. Fouille, fouille ta merde, ta mémoire, tes papiers, fouaille. Quand je n’a rien à dire, je ferme sa gueule. La gueule de qui ? On se fout de la gueule de qui ?

Le dernier train

Après le dernier train il n’y avait plus de train

Parking désert

Parking désert dans la nuit

Des gyrophares sur le périph

Des mômes qui jouent du canif

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