Narcisse ébouriffé

Narcisse ébouriffé par les vents atlantiques plonge dans son propre reflet, assoiffé comme une tique. L'utérus débile aux parois paniquées incruste dans ses nerfs des relents de marée. Il a faim Il a froid Voudrait voir sombrer tous ceux qui ne se noient pas.

Commentaires

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Il est excessif en dépressif amoureux de sa tignasse, grimaçant
mauvais, anguleux, désespéré à la ramasse

Hurluberlu fébrile qui se ronge les ongles, il en a marre de tout

Il craint

Il est aux abois

Va se faire écrevisse pour pincer le monde

oh oui, pincer le monde...

Deux belles pinces en bras d'honneur pour attaquer les valeurs d'un monde, comme le sien, à la ramasse, Narcisse jamais n'en aura marre de bouffer sa tignasse.
Il a beau avoir peur, plus jamais ne cédera à l'appel de la meute et créant son propre monde, vivra de plus en plus face à eux, tous les creux, toujours, avec son envie furieuse de savoir cracher le feu, celui des voleurs.
Il lui faudra pourtant bien une famille, une famille de coeur, mais Narcisse dans ses terreurs va et vient comme la vague et ceux qui l'aiment déjà souffrent parfois de sa froideur.
Dépressif anguleux, Narcisse sait pourtant souffler sa chaleur parfois. Il lui suffit pour ça de rencontrer un vivant, Vivant vraiment, de mots en maux et de plaisirs en bonheurs.
Narcisse l'écrevisse ajuste donc ses pinces et part à l'attaque contre ses ennemis, ceux de la vie, et ce à l'infini...
Il est sorti vainqueur des profondeurs aquatiques, n'espère plus rien de son propre reflet et commence, enfin, à regarder ailleurs...
L'écrevisse sauta-t-elle serrer la pince aux Crabes Géants ?

Fox