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FOU PLONGEANT CHERCHANT À SE FAIRE ADOPTER PAR LA FOLIE… (592)

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Je suis ce sourd assourdissant rescapé ressortissant divertissant
Comme peut l’être le chien flapi ou une fraise flagada
Roupillant dans un assouplissant, piégé dans tes bras,
Aux Açores de tes Bermudes avec ton amour molletonné
Aussi précieux qu’un indicateur différentiel vêtu d’Alpaga,
Nez poudré, ou tronche aussi blanche qu’un tableau Velléda,
À s’en bouffer le bandana en essorant tes caresses en bermuda
En te ressentant jusqu’à la maille de ton fripon fripé flippant de pyjama.

Je suis comme un « oui » m’enchainant à tes pieds pour la vie
Comme le chien cherchant à se faire aimer malgré ses manies,
Un « oui » pour paraître en privé rédhibitoire comme un seul être
Fait d’incohérences entre divergences et l’interrogatif raisonnement
Exclamatif, étayé par le besoin de monnayer le plaisir contre l’argent,
Par la réminiscence de ton sourire de rose grandissant en rendant
Ma pompe à sang soudainement plaie pleine de sentiment
Avec ta bouche m’embrassant devenant pansement pour finir frémissant.

Et si le secteur bazar d’un supermarché affichait ton regard
Au rayon poupée perlée, beauté colorée voilée de papillons,
Serait gravé dans le marbre le son de ton propre nom
Au sonnet de voix se faisant sommet de mes hallucinations
S’épanouissant dans le vent pour prendre la belle direction
De la simple érection murmurant à l’oreille de ma fascination.

Exquise diablesse amoureuse, heureuse comtesse
Quand est-ce qu’on s’attend pour croiser Satan
Juste pour une nuit laborieuse, une vie délicieuse,
Pour une nuit langoureuse ou une vie harmonieuse ?

Je suis oiseau transgressif sur son récif agrippé au cerveau lent de la mort
Que je dévore, je viole et je décolle, encas d’école je m’envole
Et m’échappe pour soupirer au lointain, des raides arides agricoles,
Serpentant entre les mains du seigneur fraudant quelques verres d’alcool
Pour semer la mer et la zizanie quand se dépose en avance l’hiver
Mutilé aux crocs acérés, mâchoires de barbelés, m’emportant dans la folle
Randonnée où la raison reste à l’entrée tellement fait peur de réfléchir
Quand les cons sortent leur parapluie pour recevoir de la vie que l’hérésie.
 
Je suis un rageant navire nu tanguant vers la nuit des temps
Où le mausolée désolé abrite déjà ma carcasse de mort vivant.
Si le temps c’est accepté d’avancer sans même savoir où aller
Alors quelque part je suis un pauvre radeau buvant la tasse, avec au dos,
Des images de tempêtes, virtuelles, pour franchir le cap d’un rideau,
Là-haut, où les anarchiques plumés seront mes uniques compagnons
Pour voyager en paix sur un flot infini s’appelant notre belle pollution  
En gardant le tout dans un carnet élevé au rang de station d’épuration.  

Je suis une petite cigarette sans limite particulière que tu sers
Entre les lèvres en aspirant délicatement sur le bord du filtre
Pendant que j’aspire à finir cotillons, et lamelles de charbon,
Tellement c’est bon de se promouvoir en vapeur à l’intérieur de tes poumons
Comme je pars, à la renverse, pour te prouver que le maillet aux millions
De pulsations et encore en place pour, par infime plaisir, devenir soumission.

Exquise diablesse amoureuse, heureuse comtesse
Quand est-ce qu’on s’attend pour croiser Satan
Juste pour une nuit laborieuse, une vie délicieuse,
Pour une nuit langoureuse ou une vie harmonieuse ?

Je suis l’ossature du cœur saturant de mielleux alors je veux me fournir
Chez toi en paquets de grumeleux euphorisant provoquant une soif de fièvre.
Je suis l’artifice, sans raccord majeur, accroché à ce petit port de porcs
Déporté les pieds dans la vaseline et spécialisé dans un vulgaire export
Franco de port d’étrangers, pour les renvoyer vers ce qu’ils ont quitté,
Et moi faisant tout pour m’en échapper je préfère m’en dissoudre, pleurer.
J’ai peur de louper la quintessence de ton amour décapant restant mon étranger
Car dans un entonnoir au niveau de l’étranglement tu m’auras déjà oublié.
 
Je suis l’universelle bande musicale symphonique rendant mélancolique
Un banc de musaraigne, se prenant pour des étoiles, avec de la colique
Dans les choux alors qu’il n’y a pas plus étoile qu’un grain de poussière
Dans ce ciel parsemé de grain de café dont le plus beau est le plus marron
Ressemblant à s’y méprendre à tes yeux fabuleux, et citron de perfection,
Acidulé rendant dérision la révolution du ronron de la terre tournant en rond.

Exquise diablesse amoureuse, heureuse comtesse
Quand est-ce qu’on s’attend pour croiser Satan
Juste pour une nuit laborieuse, une vie délicieuse,
Pour une nuit langoureuse ou une vie harmonieuse ?

Ludovic Auboeuf, le 21/08/2011.