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Montigny-lès-Cormeilles : 26/11/11

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Jeudi matin je me rendors après avoir éteint le réveil : c'est mauvais signe, j'arrive au bout de mes ressources (oui oui, au bout de cinq jours à peine... quelle bande de petites natures ces instits, j'vous jure ! Maintenant vous savez à quoi sert le mercredi après-midi : si on ne l'a pas, on bug !)
Je serai complètement à l'ouest toute la journée : ayant quelque chose à demander à Jean je retournerai le voir trois fois car à chaque fois j'en oublie un morceau, le soir en allant faire des courses pour un repas prévu le lendemain j'achèterai consciencieusement tous les ingrédients pour faire de la bolognaise... sauf la viande hachée, et enfin ayant réussi à me motiver pour aller vider les toilettes je ferai deux fois le tour du chapiteau sans trouver la petite remorque... en réalité j'en serai passée à moins d'un mètre les deux fois... Tout va bien ! XD
Je m'aperçois également que l'ascension de la Tour Eiffel m'a donné... des courbatures dans les mollets ! La honte... Il serait peut-être temps que je me remette sérieusement au sport, moi, je savais bien que j'avais tendance à être trop statique en tournée, mais quand même !
Les enfants, eux, sont en forme et jamais à court d'idée : Augustin s'est amusé à attacher une balle de tennis à un long fil avec une vis et il s'éclate avec, du coup tous les autres en veulent une ! Heureusement ils avaient récupéré un énorme sac poubelle de balles de tennis usagées à Saint-Pair-sur-Mer, et bientôt chacun a la sienne. Ce sera la grande occupation de la récréation, et même Marius s'y mettra !

A midi, petit moment de stress : hier j'ai reçu un mail de Carole m'invitant à aller m'exprimer sur un sondage en ligne au sujet du départ de Montigny (qu'est-ce qu'ils sont modernes ces Morallès!). En effet, le jour et l'heure du départ n'avaient jamais été très clairs : le planning avait d'abord suggéré que nous ne partirions que le mardi matin, puis finalement plutôt le lundi après-midi, tout de suite après le démontage... Or finalement, il semble que la majorité préfère repartir tranquillement le mardi, plutôt que de speeder le lundi après-midi. J'avoue que je me laisserais moi aussi bien tenter par cette solution. En effet lorsqu'on part juste après le démontage ça veut dire que je dois terminer l'école un peu plus tôt le midi (donc moins de temps pour boucler le programme), et surtout me dépêcher de faire les cartables de ceux qui ne vont pas aux Godeaux et les leur donner. J'étais donc plutôt contente quand Hélène m'avait dit, hier soir, "Vu le sondage de Carole on ne partira que mardi matin, il faudra prévenir les profs". Ainsi, jeudi midi, j'écris à tous les enseignants des enfants pour prévenir chacun de ce changement de programme et indiquer que je suis prête à recevoir du travail supplémentaire à faire si besoin. Après le déjeuner je sens qu'un petit café ne me ferait pas de mal, je vais donc squatter la terrasse de Yann et nous buvons un café avec Jean. Carole passe, on discute deux minutes, et là Yann dit que c'est vraiment compliqué de partir mardi pour lui, à cause de l'école de Luisa et d'un rendez-vous à la banque. Hélène et Didier passent à leur tour, ils commencent à discuter et l'option qui semble ressortir serait de faire deux convois, un le lundi et un le mardi... et là Didier dit "Moi je veux bien partir le lundi après-midi, s'il faut, ça ne me dérange pas". Là, Hélène voit mon visage se décomposer : "Ah non mais moi je viens de passer un quart d'heure à écrire à tout le monde pour leur dire qu'il y avait un changement de programme ! ". J'avoue que je m'étais bien faite à l'idée de ce départ tranquille mardi, et que je n'ai plus aucune envie de speeder juste après le démontage ! Heureusement les choses s'arrangeront dès le lendemain et Yann se débrouillera pour ne partir que le mardi. Ouf, j'aurai eu quelques sueurs froides l'espace d'une journée !
Jeudi soir j'arrive enfin à faire un peu de ménage dans le camion, et avec la place sur laquelle nous sommes installés ce n'est pas du luxe ! En effet le concept du sol est assez étrange, ici : ce sont des sortes de tapis géants, posés sur de la terre, ou peut-être plutôt du sable (j'avoue que je n'ai pas creusé pour vérifier!). En tout cas ça donne un sol assez agréable pour marcher car très souple, presque rebondissant ! Ce qui tombe bien puisque ce lieu semble être un terrain de sport, les collégiens et lycéens du coin faisant régulièrement leurs séances d'EPS juste à côté, sur la moitié de terrain que nous n'occupons pas. Ce sol a néanmoins un défaut : l'espèce de sable, rendu collant par l'humidité, s'accroche volontiers aux chaussures, et on en trimballe partout. Avec ce que j'ai réussi à ramasser dans l'école on pourrait presque faire un château de sable ! Et le pire c'est que si je fais le ménage dans deux jours je sais que j'en ramènerai autant ! (bon OK il n'y a pas que du sable dans le tas de poussière ! Mais quand même!)

Ma soirée sera résolument anglophone : je passerai pas loin d'une heure et demie à préparer les cours d'anglais d'Augustin et de Léon ! Il faut déjà le temps que je comprenne ce qu'on doit travailler : j'ai fini par imprimer le mail d'une des profs (2 pages!) pour être au clair, puis repérer les exercices à faire (et les faire moi-même pour pouvoir les corriger!), écrire la leçon à recopier... et rebelote pour le second. Remarque c'est bien, ça me fait réviser certaines choses, en même temps ! (et ça suggère aussi que je pourrais peut-être m'y remettre un peu...)
Vendredi soir j'ai donc invité Julie, Bastian, Jean, Yann, Pierre-Yves et Julie à manger au camion. Dès la fin de l'école je cours acheter la viande hachée que j'avais oubliée hier, puis je me mets à la préparation de ma sauce bolognaise pendant que les autres sont en réunion pour un projet qui concerne l'année prochaine. Je me détends enfin : c'est le week-end, je vais pouvoir me reposer un peu, nous ne partirons finalement que mardi matin, et j'adore faire à manger pour les autres... que demander de plus ?! (oui, vous l'avez sans doute remarqué : la vie en tournée est un ascenseur émotionnel permanent ! XD )
En effet nous passerons une très agréable soirée, entre bonne bouffe, discussions et jeux (photo ci-dessous prise par Didier).

Notons au passage l'invention d'un nouveau mot par la Julie de Pierre-Yves (il faudrait vraiment que je trouve une autre façon de distinguer les deux Julie!). Nous faisons une partie de Taboo (jeu visant à faire deviner un mot sans en utiliser certains) et à un moment, alors que je ne sais plus qui dit "C'est quand un enfant est triste, on peut lui faire un câlin, on dit qu'on le..." et Julie de crier "Ah oui... euh... euh... SOUGOULAGE !!! ". Ce nouveau mot restera dans les annales ! Nous retiendrons également un fabuleux "Kuuuuu-iiiii", que je note pour m'en souvenir mais qui restera une private joke car c'est bien trop compliqué à expliquer !
Samedi la journée se passe tranquillement, entre récupération de la soirée de la veille, ménage et fil. Cette fois je resterai sur le fil un peu plus longtemps mais, bien que mes jambes tremblent un peu moins, ce n'est quand même pas brillant. Je crois que j'arrive au bout de mes capacités et que tant que je ne serai pas plus musclée je stagnerai... une petite cure de musculation, cet hiver ?...
Le soir après le spectacle nous fêtons l'anniversaire de Gabrielle, qui fête ses neuf ans ! Pendant le spectacle Gabrielle, Firmin et Hubert viennent jouer dans mon camion et ils sont passablement excités par la perspective de la fête. A un moment je m'absente cinq minutes pour aller vérifier la cuisson d'un cake que j'ai mis dans le four de Yann (puisque je n'en ai plus pour l'instant), et en revenant je les trouve tous les trois... dans mon lit ! Qu'ils ont l'air de trouver très confortable !

En arrivant sous le chapiteau nous découvrons une table digne des plus grands festins : Carole a passé une commande au neveu de Bernard, qui habite dans le coin et est traiteur... Ce n'est pas encore ce soir que nous serons à la diète !

La tradition des cadeaux ne sera pas trahie elle non plus, et Gabrielle en sera couverte. Pour ma part je lui ai fait des vrais cadeaux de maîtresse : deux livres, et un super stylo de la mort ! Pour le stylo je sais qu'elle en aura l'usage, car elle a emprunté celui d'Augustin toute la semaine : il s'agit en effet d'une petite révolution pour les gauchers qui ne peuvent pas utiliser de stylo-plume car la position de leur main fait qu'ils étalent l'encre qui n'a pas eu le temps de sécher. Cette encre-là est assez proche de celle du stylo bille, mais le gros avantage est qu'on peut l'effacer à l'aide d'une gomme placée au bout du stylo. Voilà de quoi obtenir des pages sans ratures... Merci la technologie !