poème

Souviens-toi mon ami

Souviens-toi mon ami
Tu disais que poète
C'est un peu comme un cri
Qu'on pousse quand tout pète,
C'est un peu une vie
Tirée à l'arbalète,
Un grand bout d'infini
Beau comme une comète.

Souviens-toi mon ami
Tu disais que poète
Y'a rien de plus joli
Quand on est né esthète,
Et que même la nuit
Ça brille dans la tête
Et que ça fait du bruit
Aux allures de fêtes.

Souviens-toi mon ami
La rime de casquette
Qu'on alignait trop cuits
Par nos heures défaites,

Souviens-toi mon ami
Et s'il-te-plaît arrête
De compter tes débris ;

Tu es de reconquête !

[Revue de web] Janvier 2012 S 4

Petite semaine que celle-ci. D'autant que je ne suis pas chez moi et coupé d'internet depuis 5 jours.
Cependant, j'ai quand même quelques petites choses à vous montrer.
Si de votre coté vous avez vu des choses qui mériteraient d'être partagées, n'hésitez pas à m'en envoyer.

Le temps restera là, mais nous n'y serons pas

Et le temps glissera sur le fil de l'absence,
Il fermera les bras sur un monde en silence ;
Attendant l'étoile qui guidera ses pas
Le temps restera là, mais nous n'y serons pas.

Car sais-tu, mon amour, que le temps perd son sens
Sitôt qu'on lui oppose un peu de résistance ?
Que son venin s'altère aux portes de nos trêves
Ou qu'il tombe en poussière au contact des rêves ?

Chaque jour passera, même sur la distance,
Et la consumera comme un bâton d'encens ;
Nous marcherons devant les heures qui séparent
Et le temps coulera, sans qu'on ne s'y égare.

J'ai fait ce rêve là après quelques souffrances
Imposées par un temps qui rêvait de vengeance,
Et je t'écris ces mots pour qu'ils fassent un pont
Au-dessus des secondes qui tournent trop en rond.

la vérité est aussi dans la nuit

 

 

Je n'étais pas venue

Je n'étais pas venue
Pour tenter le festin
Même si mes mains nues
Se tendaient bel et bien.
Je n'étais pas venue,
Comprenez bien ce point,
En sachant que la rue
Attendait juste au coin.
Je n'étais pas venue
Sans serrer les deux poings
Sur les déconvenues
Et sur tous les chagrins.

En fait j'étais venue
Parce que j'avais faim
Et que mes avenues
Ne menaient plus très loin.

Je n'étais pas venue
Par cent mille chemins
Mais par un bout de crue
Qui poussait mon entrain
À la porte des nues,
Au feu de quelques joints
Sur des feuilles tendues
Où j'écrivais sans fin.

il est tard

 

 

c'était le matin

 

 

 c’était le matin

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