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vendredi, 2 October, 2015 - 21:07 Vincent LAUGIER
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« Il s'arrêta finement devant la porte. Il pris une grande respiration très lente. Il ne fit plus qu'un avec son corps chargé. Le temps s'arrêta comme il se doit quand on boit comme ça. Ce n'était plus le moment de fléchir. Il frappa alors à la porte. Un « Oui ! » surgit derrière comme un grincement fort. Machinalement, il ouvrit la porte, sans plus y penser comme un ivre mort qu'il est. Ça y est, c'est maintenant. Il fit un pas. »

vendredi, 2 October, 2015 - 11:37 Vincent LAUGIER
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Ce matin j'ai vu Christine à l'arrêt d'un bus dans une allée arborée.

Avant-hier j'ai vu Christine, une autre dans une avenue, avenue pourrie
de voitures filantes, elle était avec son mari, un peu Poutine mais plus
petit et plus doux d'aspect. Elle m'a vue mais n'a rien dit , elle m'a
snobée mais elle est comme ça, sans méchancetés ni intelligences. Elle
devait se rendre pressée dans un cinéma qui trône pas loin comme un
appel au vice, un vice léger et âpre comme un mauvais film peut faire en

mercredi, 23 September, 2015 - 18:43 Vincent LAUGIER
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La ville terrible mine tout, enferme, c'est un endroit merde, à ne rien
croire, à ne rien voir. La ville est seule comme une agonie, dans sa
ligne d'armure d'immeubles sinistres coincée dans un creux immense,
profond comme un caveau neuf signe une portée d'obstacles qui pousse à
rien toute intelligence sensible.

La ville a une vieille habitude dégradante, de normes, d'habitudes et de
morts ancrées toutes vives à vivre dans la douleur du cœur.

mercredi, 9 September, 2015 - 21:04 Vincent LAUGIER
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jeudi, 27 August, 2015 - 00:31 mix
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  alors tes mots me portent
  m' emmènent avec moi

  la vie reste une promenade
  accompagnée maintenant



 
vendredi, 21 August, 2015 - 19:55 Vincent LAUGIER
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Les années 20, Marseille dans le bas fond, un marin débarque et vit la bohème en compagnie d'autres marins qui s'enterrent dans une belle vie d'insouciance dans un vagabondage quoique la violence, le racisme soient présent, la politique, la pensée, la conscience de soi, des origines filent dans la déambulation de quartiers portuaires ou la vie déroule ses surprises et ses habitudes. Banjo marin musicien fait danser sa vie dans cette ville ouverte à cela.

samedi, 8 August, 2015 - 19:39 Vincent LAUGIER
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Nuit de l'encrier qui luit depuis hier, dans un matin pas clair venu
d'une nuit blanche comme une étourdie niaiseuse, un vague à l'âme veuf
d'une fleur bleue crevée, je m'en vais sur cette place placide des
confidences fausses vous narrer le vrai ressenti qui m'est tombé dans ma
caboche de grognard dans un port ou nauséeux et splendide d'une rancune
retenue depuis des lustres d'inexistences je prêtais mon ombre à des
voyages incertains à bord de navires coureurs de mers et déposeurs de
marchandises.

lundi, 27 July, 2015 - 13:29 Vincent LAUGIER
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C'est un long roman. Un itinéraire insolite pourtant jalonné de tout ce qu'une époque typique a produit. Une jeune fille incomprise quoique libre écrit sa vie d'adolescente et voilà-t-il  pas que cela marche pour elle. Cette réussite la rend indépendante mais la laisse navrée d'être dans un monde qui ne lui parle pas.
C'est la vie qui commence pour cette bougonne de Catherine. Elle se lance en Amérique dans une vie essentiellement sexuelle saupoudrée d'artifices puissants que donnent les drogues. Mais la conscience de la vie ne s'éclaire pas pour autant.

mardi, 7 July, 2015 - 23:19 Vincent LAUGIER
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La Seine, elle cravache sa destinée dans sa dérision, son historique et
tout le romantisme à la mord moi le coeur si tu peux, si ta mâchoire est
de la taille des outrages et des rages sourdes.

Ma mâchoire mastique ma propre peau arrachée à mes mains désœuvrées.

La Seine coule dans sa solitude apprivoisée dans les clichés de Paris qui va et rit sur les bords de ses quais.

Elle rit de toute la fraîcheur de son eau. La Seine est un linceul
volontiers doux et conserve dans sa vase les os des malmenés qui ont su

samedi, 27 June, 2015 - 22:00 Vincent LAUGIER
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Je noircis dans les nuits morves les mots lourds de la combustion
chimérique, la quête d'un sourire me laisse esseulé dans la transparence
d'un temps à l'arrêt, l'amour brûle dans sa solitude entêtée, le soleil
ne brille pas pour lui, juste la nuit a des lueurs d'éclairs lointains
et vagues comme des esprits en fuite.

Chamane, j'ai des manies pathétiques, des idées hérétiques, je veux
voler plus loin que le lointain disparu et être toujours dans une grâce
d'ange édulcoré, par-delà les temps et les décors prendre des époques en

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