
[une photo - des histoires]
Jeu créatif : La règle est simple. Voici une photo, écrivez-nous l(es )'histoire(s) qu'elle vous inspire.
Il n'y a pas de vainqueur, pas de prix. Aucune contrainte.
à vous de jouer !

Et alors on dit les choses
On les dit un peu fort
Crier d'autres mots que la peur
Réalise
Réveille toi
N'importe quoi
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Elle était là le dos appuyé après le mur froid et ruisselant des dernières averses de la nuit, Après avoir donné le plaisir ultime à un quelconque porc sans scrupule.
marie-thérèse
soixante-dix ans
et neuf mois d'âge mental
détresse respi
et douleur dite
par l'entourage
elle la grimace
chacun la sienne
trente ans dans dans une cave
et son frère et sa soeur
qui la découvrent
qui découvrent leur soeur
la cave
dans une cage
à la mort des parents
un lit à barreaux
un biberon
elle est comme un enfant sans âge
Libre ! je courus vers la route un sac à dos sur moi et la tête follement forte, rouge de vitesse, je m'enfuis d'ici, vivre d'ailleurs est mon but, la route est verte en bordure et j'y fonce sciemment avec le cœur léger, le soleil taperait, je le prendrais chaudement et ma respiration me donnera au paysage. Des montagnes viendront du nord par-delà la marche qui me porte carcasse volontaire dans la déambulation, la rêverie me fera bienheureux.
Juste un petit poème,
Qui se voudrait chanson,
Juste quelques phonèmes
Posés sans prétentions.
Juste un petit poème
Qui chante sur six pieds
Quand le ciel est tout blême
À la fin de l'été.
Juste une ritournelle,
Un mot et puis un mot,
quand les mots s'éteignent
comme l'esprit se vide
quand la fatigue est là
avec ses heures pleines
de travail, de partage
d'efforts tant acceptés
quand le monde se rétrécit
aux fenêtres électriques
La forêt éclairée d'un vieux ciel d'automne pâlot sombrait doucement dans la terre sourde. Aujourd'hui les nuages lourds crispant de menaces pesaient sur nos têtes couvertes de feutres passés aux couleurs terriennes.
L'ombre jeteuse de fraîcheurs tombait comme un aigle vorace et vous prenait sur place comme une fin du monde. Nos entrailles remuaient de sensations lugubres, nous avions des mines navrées et un besoin de sérénité nous faisait mal.

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