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jeudi, 17 June, 2010 - 10:23 faipel
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Le chat gris miaule doucement, le cul posé sur le paillasson poussiéreux.

vendredi, 11 June, 2010 - 15:12 faipel
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Je regarde la pâte molle et collante que je roule entre mes doigts.
Le jeune gars qui traîne en face de chez Hakim m’a promis une envolée sympa et un atterrissage en douceur.

vendredi, 11 June, 2010 - 11:57 Vincent LAUGIER
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Des rochers en arêtes, des vagues fantasques ; Elle aime ça, le tout est gris modelé de pierres sombres issues de laves refroidies. Des cieux couverts, foncés presque noirs et la mer couleur algue s’ouvre blanche d’un souffle d’écumes.
Elle observe de toute sa jeunesse le coloris uni de l’île volcanique qui la berce. Elle se prend au jeu des éléments et jette des mouvements de tête dans cette fête de fureurs.
Et de ça, elle sculpte et peint dans son antre rustique tout ce que restitue sa sensibilité de voyageuse, goûteuse au regard plein dans l’abri charpenté de sa tanière.
Là, elle sort vêtue de chaud et de rouge. Une belle écharpe lui donne l’air d’un oiseau, le bec en moins.
Elle chemine dans le brouillard sur le sentiers côtiers, solitaire, d’un pas sec, rythmée par la musique venteuse qui siffle symphonique dans les anfractuosités étranges du lieu qu’elle est seule peut-être à entendre…
Elle ne s’habitue pas à ces sons loufoques, lancinants et ça lui plaît !
Ainsi, elle arrive vite et heureuse à la capitainerie du singe fou au port d’Ossemort.
Ici un barbu roux aux allures verglacés nommé Louis, les yeux exorbités lui donne sans un mot l’habituel arrivage du paquet new-yorkais : C’est la correspondance de son amoureux terrestre, Léon.
Elle sort de son manteau épais un sac matelassé où elle range ce plaisant colis près de son livre favori : Le grimoire des crâneries dans l’ordre des mousquetaires étriqués. Œuvre rare de Juliette d’Août .C’est un pavé semblable à un accordéon à la couverture betterave forte comme une armure. Son contenu est secret, son poids aussi.
Mille fois parcouru, autant délaissé, elle y pique des émotions qui la laisse rêveuse, enchantée et débile, la nuit devant le feu dévorant de la cheminée qui l’éclaire dans son abandon.
Elle se prend alors d’impatience pour faire lecture des écrits de son amant bavard et y trouve là aussi matière à s’exalter.
Un jour, où il brumait toujours, elle reçut de cette grande main pourvoyeuse de lettre près du quai, de cet être taciturne et un peu brusque qui fait office parfois d’agent postier, une enveloppe timbrée de San Franscico, ville tremblante où vit une vieille tante éloignée de ne sais-t-elle plus de quelle famille et encore verte toutefois et qui se prénomme Agathe et dont elle se souvient encore qu’elle possède un accent marqué qui ne cesse de l’étonner quand elle y pense.
Cet envoi l’informe que cette parente à quelque titre oubliée l’invite pour une résidence artistique. Quelques mécènes épris de nature morte se sont amourachés de ses créations anciennes qui encombrent élégamment le grand jardin de cette dame couverte de dentelles et qui raconte inlassablement ses prouesses marginales entre deux réceptions dans son salon huppé d’antan à l’heure du thé et du whisky confondu dans des fumées exotiques.
Cela rend Maureen toute sautillante : Cette idée d’aborder le continent grouillant.
Il y a belles lurettes qu’elle n’a vu cette relation et cela lui arrive de songer par instant d’un pied- à- terre ancré dans le milieu du monde ; Terre ferme où se regroupent des gens, la plupart en quête d’affaire.
Pimpante, elle est partante pour la demeure de cette gentille demeurée. Elle a hâte de s’y perdre, une semaine durant, le temps de trouver le manque de son île, le sel de la terre.

lundi, 7 June, 2010 - 15:04 faipel
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Deux mois que je traîne dans le lieu, et je vois enfin quelques petits coups de tête à mon passage.

vendredi, 4 June, 2010 - 16:50 faipel
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Les interrupteurs ne répondent pas : l’électricité a été coupée.
Je traverse la pièce principale avec la plus grande prudence pour ne pas heurter un meuble, les mains en avant comme un aveugle.

lundi, 31 May, 2010 - 15:54 faipel
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Le lieu est glauque et ressemble à s’y méprendre à un hôtel de passe : les chambres se louent à la demi journée et quelques femmes attendent sagement en bas, légèrement vêtues.

jeudi, 20 May, 2010 - 20:52 krist-off
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Je suis le roi . De quoi j’sais pas, mais c’est bien moi. D’une humeur calme je deviens brutal.

jeudi, 20 May, 2010 - 18:48 faipel
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Je rentre en début de soirée. La voiture de ma femme est garée devant le garage. A l’ordinaire, j’aurais pesté contre cette habitude qui me pousse sur le petit parking à cent mètres de la maison, mais là… Il n’y a plus rien d’habituel.

mercredi, 19 May, 2010 - 14:08 faipel
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ournée calme et paisible dans un arrondissement vieillot de Paris.
Le commissariat est un bloc noir planté en plein milieu de l’avenue.
Quelques agents sont en faction devant mais ils ne semblent pas débordés par les appels et se permettent d’interpeller quelques voitures.

vendredi, 23 April, 2010 - 14:39 faipel
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chose promisue, chose dute.
quand j'ai un peu de temps il m'arrive d'écrire aussi. et donc j'ai un roman en cours. je vais vous en livrer le contenu: chapitres par chapitres.

à vous de juger.

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