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vendredi, 25 November, 2016 - 07:35 Fox
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My bubble on the styx 
Côté essayiste 
La voie d'autre tombe :D

Puisque j'écris chez le diable 
Autant que je découvre les rives du styx hein alors let's go :)


Le 23 avril tous au sacré coeur 


Et voilà la vie quand on essaie vraiment, ça crée des évènements, des points de rdv dans le réel (je mets le lien en commentaire je n'arrive pas à le mettre là Sans bousiller la mise en page) 

et le plus beau c'est que même si on est que 2 le 23 avril 2016, ce sera gagné c'est ça qu'est chouette quand on joue pas la star...

Alors pour le carnet de route je mets le lien ici c'est symbolique 
Marine (qui organise tout ça avec moi) postera cet évènement sur le shalala révolutionnaire pour que ceux que j'ai bloqué puissent la voir tourner même si je sais que n'étant pas le centre de cette aventure, elle ne doit donc pas les intéresser 
Voilà 
Moi j'me la joue pas compteur YouTube ça vous le savez tous, 
Je fais ça pour l'aventure humaine 
Pendant plus de six ans j'ai mis un point d'honneur à ne rester que sur le forum où à part à la fin (mais c'était déjà trop tard) je n'ai eu aucune réponse
Là nous sommes un petit groupe qui cogitons et échangeons sur Mano et vraiment j'ai été bête de ne pas venir à la rencontre de ceux qui l'aiment plus tôt 
Mais chacun a son temps
Donc je tire vraiment beaucoup de feu de cette aventure qui commence merci marine Mu Che et quelques autres, ça pour moi ça fait shalala 
Le reste ne vous inquiétez pas, let the river flow y'a du temps jusqu'en avril l'essentiel c'est qu'on se réunisse avec le coeur

Et les plus gênés s'en vont on dit alors tout va bien puisque la où il y a de la gêne y'a pas d'plaisir c'est un service qu'on rend :)

jeudi, 24 November, 2016 - 08:04 Fox
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-"Ah mais Paris ! Paris mon vieux !...

Paris ça a le coeur tout bleu

Et y'a des jours, rue des faubourgs,

Où le soleil parle d'amour.

Ah mais Paris, je veux mon n'veu...

Paris parfois ça a les yeux

Plus grand que tout le monde autour,

Et ça t'emporte les détours,

Alors tu finis là, au pied

De la colonne de juillet,

Et l'génie de la liberté

T'accueille en lâchant un gros pet...

C'est qu'l'angelus ici l'ami,

Il a l'esprit côté Titi,

Petit malin, perlimpinpin,

Le cul à l'air, petit lutin,

Le géni de la liberté

Envoie ses vents sur l'élysée,

Et le sang bleu roi des rupins

En sort avec des reflets bruns.



Ah mais Paris, Paris pardi !

Nan Paris ça n'est pas que gris...

Et y'a des jours, et y'a des nuits,

Où Paris ça chante la vie,

Où Paris ça chante l'envie,

Où tout Paris qui te sourit

Ça te chavire dans un cri :

Te voilà enfin capitaine

D'un petit radeau sur la Seine,

Et tu pagaies dans sa rengaine

Sans qu'aucun frein ne te retienne.



A mais Paris, Paris mon frère...

Paris et son front populaire,

Ce n'est pas que la rue glacière,

C'est aussi celle de Denfert,

Et moi crois moi, la rue du Styx,

Je la connais par Toutatix !

Paris qui pue, Paris bordel,

Paris reine des maquerelles.

Du black friday pour pas très cher,

Pendant que montent les enchères,

Profite bien de ce Paris

Qui est devenu hors de prix...



Ah mais Paris, les jours heureux...

Paris ville des amoureux,

Paris ça T'accueille au printemps

Avec les bras ouverts en grands..

Ça durera une heure ou deux,

Mais si tu sais ouvrir les yeux,

Tu verras ce Paris chiendent

Qui fleurit à chaque tournant,

Mais oui Paris C'est dans nos têtes,

Et moi ma tête elle est poète,

Alors Paris boule à facettes

Ça nourrit toutes mes causettes...

Quand Paris gueule: ma cassette !

Moi j'y taille un bout de bavette

Avec les gens que j'y arrête,

Et tout ça pour des cacahuètes...



C'est que j'en ai plein dans le tête

De ce Paris le coeur en fête...

De ce Paris où les poètes

Ne sont pas les rois des pépettes,

Mais des vagabonds en goguette
Guinchant au bras d'une guinguette

En soufflant dans un chaud et froid

Des mots d'argot de grand papa,

J'en ai plein le buffet, tu vois ?

Je peux même parler pour trois !"

mercredi, 23 November, 2016 - 07:31 Fox
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À fleurs de pavés, la vie bien en face,

Glisse encore un rêve aux portes du jour,

À fleurs de pavés, ça tue les godasses,

Mais c'est de la sève à chaque détour,



Les aspérités jouent de la menace,

Regarde ta route ou tu vas tomber,

À fleurs de pavés, trottoirs dégueulasses,

L'avenir n’est pas toujours bien tracé,



À fleurs de pavés, à fleurs de caillasse,

Dans certains quartiers, Paris bas-côtés,

Flâne encore ici une populace

Revenue de loin, et qui prend son pied.



À fleurs de pavés, petit japonais,

Le rêve est à toi si tu sais nager,

Ici c'est le monde entier qui renaît,

Demande à mister, mister Hemingway...



Au bras d'un cul d'verre, viel homme à la mer,

Il vient très souvent droit de Mouffetard,

Il accueille les rêveurs solitaires

Et guide les pieds de tous les soifards.



Tu es bien tombé, petit japonais,

À fleurs de pavé, j'y ai ma maison,

Entre voir la vie qu’on peut y mener,

Viens voir comme sont ici les saisons,



Tu t'es arrêté juste devant moi,

Petit japonais, tu regardes quoi ?

Les fleurs de pavés, dis moi, tu les vois ?

Oui je sais je sais tu ne comprends pas,



You don't understand, you are not français,

Bah oui mon poussin, sûr que ça se voit !

You are so sorry you have no money ?

T'en fais pas mon vieux, on en est tous là,



À fleurs de pavés, t'en vas pas petit...

T'as bien un instant ? On peut discuter...

OK mon ami, OK bah tant pis...

Va petit touriste.... Je te fous la paix..."


mardi, 22 November, 2016 - 08:11 Fox
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Le marron dans son écrin c'est comme tous les sales virus, qui s'y frotte s'y pique ;s

lundi, 21 November, 2016 - 08:16 Fox
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-"J'écouterai le chant du vent,
Les faubourgs pleins de p'tits fantômes, 
J'écouterai, aussi longtemps 
Qu'ici il restera des hommes. 

Au siècle des liquidateurs, 
Et des centrales fissurées,
Je resterai ce vieux rêveur 
Qui parle de l'Humanité...

Je suis de ces esprits frappeurs 
Qui ont choisi leurs destinés, 
De ceux qui ont senti la peur 
Grandir tout au long des années,
De ceux qui ont choisi le coeur 
Pour qu'on puisse se pardonner, 
Je suis de ces anti bunkers 
Où s'enferment les sociétés. 

Parmi tous les gens de la rue, 
Je suis le roi de l'exception,
Un clodo comme on n'en fait plus, 
J'ai choisi d'être vagabond.

Et si Paris est comme un gêne,
Le monde entier est ma maison, 
Moi j'ai compris que ce système 
Est une porte de prison,
Qu'tout doucement il nous enferme 
Et nous soumet au dieu pognon,
Alors je me suis fait poème, 
Alors j'ai choisi l'horizon

On n'en fait plus beaucoup, c'est vrai,
Mais il en reste quelques uns,
Des comme moi qui font exprès 
D'écrire en marge du grand rien.

Quand chacun cherchait le succès, 
Dans le Paris de mes vingt ans, 
Moi simplement j'me promenais 
En parlant partout du printemps ;
Moi simplement déjà j'allais 
Parler avec les pauvres gens 
Intoxiqués par la monnaie 
Et la peur de manquer d'argent. 

J'en ai hélé des gens pressés,
Des ambitieux le froc aux pieds,
Je les ai tous laissé passer
Bien devant moi, tous ces kékés 
Tu sais... Pour moi le grand succès,
C'est de ne pas finir noyé
Dans un monde où la vie humaine 
N'a pas la valeur d'un billet, 
Moi j'ai laissé couler la Seine....
Et j'ai choisi la liberté 
D'aimer la vie, mauvaise graine, 
Et d'y marcher en va nu pied,
De piétiner partout la haine 
Et le rejet l'étranger ;
Comme font tous ceux qui comprennent 
Qu'on gagne rien à s'écraser,
J'ai choisi d'être l'gars qui sème 
Des mots pour tout ré éclairer. 

Toi aussi t'as compris tout ça, 
Hein la gamine ? et tu sais quoi ?
Du haut d'mes bientôt soixante ans,
J'avoue que je suis bien content, 
C'est qu'j'en croise de plus en plus, 
Des p'tits jeunots qu'ont tout compris,
Qui n'sont pas un soldat de plus 
Dans l'armée pleine de conscrits 

Qui jouent leurs vies, roulette russe, 

À se battre pour leur survie, 
En courant après des bonus 
Au lieu d'se faire des amis. 

Merci d'avoir prêté l'oreille 
À mes pensées nées dans la marge !
N'oublie jamais que le soleil 

Se fout bien de ce monde barge... "

dimanche, 20 November, 2016 - 07:35 Fox
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https://youtu.be/uEErWlyNXKI 


-"Ah ça pardi, on en écrit... 
On en écrit et on en dit... 
Alors les murs ont des oreilles
Ici au pays des merveilles ?

T'as le marqueur aux mots d'esprit ?
Nan t'as l'esprit dans la culotte ?
Toi t'es un mirliton petit, 
Viens donc trinquer ici ma crotte... 

Tu sais que vu du pied d'la butte, 
On voit que partout dans Paris, 
Ça dort du sommeil de la brute...
Et qu'dans ses bottes, ça se raidit. 

Pose un cul à côté de moi,
Tu vois le manège là bas ?
Il tourne tourne comme ça 
Depuis qu'je suis arrivé là !

Je t'offre un café n'aies pas peur, 
Je n'suis qu'un vieux poète ami, 
Je t'ai vu, là, encrer ton coeur 
Sur ce mur aux couleurs pipi.. 

Assieds toi à côté de moi, 
Je suis un monument ici, 
Dans le quartier dès qu'on me voit 
On me salue comme un ami ;
C'est que je suis né dans le coin
Il y a quelques années je crois, 
Aujourd'hui tout ça compte moins,
Le temps s'est arrêté sur moi, 
La rue lepic, le sacré coeur, 
Tu vois c'est là que mon étoile 
A filé sa vie en hauteur,
Sans jamais relever la voile. 
J'en ai vu passer des printemps, 
J'en ai vu passer des années, 
Et maintenant je prends mon temps 
Avant d'avoir à m'en aller....
Mais viens t'asseoir ! t'as peur de quoi ?
Écrire un soir, c'est sûr c'est bien 
Mais se parler, c'est mieux que ça, 
On est quand même pas des chiens..  
Ah bon tu es pressé petit ?Alors j'te retiens pas vas y...
Je n'suis qu'un vieux de ce Paris 

Qui s'endort seul dans son oubli.... "

vendredi, 18 November, 2016 - 08:05 Fox
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- "J'viens du Paris pas prétentieux,

Celui qui a des reflets bleus,

Bleus de travail, il y en a peu...

Ça me travaille c'est affreux.



Comme il faut bien casser des oeufs,

J'suis du Paris qui fait c'qu'il peut...

Quand les cols blancs sont trop nerveux,

Moi j'patiente à l'ANPE.



J'suis du Paris du temps d'avant,
Près d'soixante ans, moins quelques dents,

J'y connais rien, en traitement

De texte et ça... ça t'met dans l'vent.



J'suis du Paris pas que canon,
Je vis tout près de la nation,
Ici on tape les ballons
En tapant aussi le carton.



J'suis du Paris butte et Flonflons,

Du Paris aux contours brouillons

Au point d'en devenir cochons...

Couleurs de fientes de pigeon.



J'suis du Paris qui meurt d'amour,

Bouffé par les jeunes vautours,

J'suis du Paris qu'a le coeur lourd...

Un déclassé des gens qui courent.



J'suis du Paris pas très glamour,

Pas quoté côtes de velours...

Un ouvrier sur le retour,

Pas adapté au monde autour.



J'suis du Paris qu'on ne voit plus,

Celui qui l'a eu dans le cul,

Rue des précieuses ridicules,
Je suis du Paris qu'on bouscule..



Je suis d'un Paris manuel,

Petits boulots, truelle et pelle...

Celui qui s'mangeait des gamelles
Avec les restes de la veille.



Je suis en voie d'disparition,

Victime de l'évolution,

Trop vieux pour couler du béton,

J'suis du Paris allocations

Que l'tout Paris redoute à fond..



Bientôt menacé d'expulsion,

J'irai dormir un jour au fond

D'une banlieue des environs...

(c'est toujours mieux que sous les ponts)



J'suis du Paris que l'on exile,

Un de plus à quitter son île...

"Allô maman, ici l'Émile,
Ton fils n'est pas de ceux qui brillent..."



J'suis du Paris qu'on n'veut plus voir,

Celui qu'on met dans son placard

Ou qu'on assoit sur le trottoir,

Au caniveau des grands déboires...



J'suis du Paris qu'on n'veut plus voir,

Une sorte d'effet miroir,

J'dois renvoyer au désespoir...
En tout cas pas aux jours de gloire,



Je suis du Paris populaire,

Du petit peuple de la terre,

Celui qui meurt dans sa colère,

Réfugié du secteur primaire...



Mais je suis prêt pour la bagarre,
J'ai mariné je garde espoir...

J'vais leur mettre un oeil au beur' noir...



Aux élections, ils vont bien voir !"




jeudi, 17 November, 2016 - 07:48 Fox
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- "Regarde un peu la vie d'ici,

Descends d'un étage à Paris,

Tu en verras passer des pieds...

Des bien au sec, jolis souliers,

Des tout mouillés de va-nu-pieds,

Des talons hauts très distingués

Et des cassés, et des troués...



Regarde un peu la vie d'ici,

Et tu verras bien qu'à Paris,

Les poètes n'ont qu'une issue,

Qui consiste à poser un cul

Sur les trottoirs des avenues

Des boulevards, des coins de rue.

Y'a que d'là que tu vois Paris,

C'est pour ça que je suis ici,

Ce trottoir là je l'ai choisi

Pour y nourrir ma poésie.

À regarder la vie d'ici,

J'ai tout appris de ce Paris

Qui court après le temps qui fuit

En pataugeant dans l'eau de pluie.



Paris qui s'raidit dans ses bottes,

Paris qu'a le nez dans sa crotte,

Paris qui rodéo ça trotte,

Pousse toi d'là ! Tu veux qu'on s'frotte ?



J'en ai croisé des gens aigris,

Des gens qui parlent dans un cri

Et puis aussi des gens gentils,

Et même quelques un qui rient...



C'est pour ça que J't'ai vu l'ami,

Avec ton air de p'tit Titi

Qui vient d'la rue du Paradis,

Mais qui a su rester en vie,

Comme toi ma vie j'l'ai choisi,

Je vagabonde mon ennui

Et J'vois la vie côté assis,

Côté semelle de Titi.

C'est que tu sais, bin..  Moi aussi,

Je n'suis pas poète à demi,

Moi je la vis ma poésie...

Mais à vouloir compter les pieds,

À vouloir conter les reflets,

Je suis tombé le nez par terre,

C'est mêm' pas la faute à Voltaire,

Je suis tombé le nez par terre,

J'me suis noyé au fond d'un ver,

Qu'est c'qu'on y peut si tout Paris

N'est qu'un mensonge qui survit ?

Y'a plus qu'à en faire un poème,

En souvenir de la bohème,

Le caniveau comme rengaine

Et un Refrain au goût de Seine,

Au temple des con-tentations,

On a choisi l'camp des pigeons,

On se ressemble compagnon,

Ça se voit rien qu'à tes talons

Usés par le goût du goudron

Qui mène jusqu'à l'horizon.





Tu sais l'ami, c'est dans la tête...

Le bonheur c'est un truc tout bête,

Ils te font croir' que ça s'achète,

Que ca s'mérite à la compèt',

Que c'est un truc pour les vedettes

Ou les gérants de supérettes

Mais en fait c'est sous la casquette,

Sous le chapeau, sous tes bouclettes,

Le bonheur c'est d'apprendre à être...

Allez cette fois je m'arrête, 

Quitte ton air triste d'esthète,
La faim ça naît dans la disette,
Y'a pas besoin d'beaucoup d'pépettes 
Pas besoin de rejouer Hamlett, 
Mais bon, là j'me la joue grand maître, 
J'reviens donc à mes pirouettes,

Viens donc j't'emmène à la Huchette,

J'ai rendez vous avec Pierette,

Tu verras elle est super chouette,

Elle appartient à notre secte 

Pour elle les mots, c'est cul sec,

Et la phrase est Fluctuat nec

Sur l'océan de l'intellect...

T'apprendras beaucoup d'son dialecte !"

mardi, 15 November, 2016 - 07:33 Fox
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Mais oui le verbe est guérisseur,

La poésie est un chaman,

Chaque mot qui nous sort du coeur

Est comme un pompier pyromane

Qui mettrait deux fois plus d'ardeur

À faire en sorte que ça crame...



Chaque mot qui nous sort du Coeur

Allume un feu dans l'incendie,

Contre foyer plein de chaleur,

Et nouvelle source de vie...

Allume un foyer protecteur

Qui goutte à goutte à l'infini,

Mais oui le verbe est guérisseur,

Et ainsi va la poésie

Qui nous relie dans le meilleur

Au coeur d'un monde sans merci.



Mais oui le verbe est guérisseur,

Mais oui ça sert la poésie...

Il en faudra des beaux parleurs

Pour tout revoir en plus joli...



Il en faudra des beaux parleurs

Pour le petit supplément d'âme,

Alors amis des mots... C'est l'heure...

Sortez la plume.... et vogue l'âme !

lundi, 14 November, 2016 - 07:35 Fox
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" - Ici Paris sens interdit,

Rue des boulets ça vaut la peine,

Sur les trottoirs et les murs gris

Y'a des reflets couleurs de Seine,

Y'a tout Paris qui s'attendrit,

Y'a tout Paris dans sa rengaine,

Y'a tout Paris qui court ici,

Qui fait sa chasse à la baleine

Et qui mène la grande vie,

À la façon Samaritaine,

Chacun vaquant à ses soucis

Et chacun pris dans sa migraine. 



Ici Paris sens interdit,

Essaie de n'pas y perdre haleine,

Regarde bien tous ces assis

Qui coulent leurs jours de déveine,

Certains qui sont de Roumanie,

Mais c'est toujours la race humaine,

Et certains qui sont nés ici,

Dans le beau pays de Verlaine... 



Regarde les tous les assis,

Surtout prends en bien de la graine,

Évite les sens interdit

Où pour toi ce sera la même,

Un jour on te verra assis

Rue des marins qu'ont de la peine,

Rue de la vie qui, sans merci,

N'a rien d'un merveilleux poème.

Je te dis ça mais tu sais p'tit,

J'm'en fous un peu de tes problèmes,

Tu viens d'arriver à Paris ?

Chacun sa galère et ses chaînes...

J'suis à la bourre mon ami,

J'ai le tic tac qui me malmène,

Y'a mon patron, j'l'entends d'ici,

Qui m'dit: "Ta gueule ? Tu la ramènes ?"

Alors la rue du Paradis,

Tu la chercheras par toi-même,

Ici Paris sens interdit,

Ça interdit le temps qui traîne...



Comment petit ? Qu'est-c'que tu dis ?

Toi t'es ton propre capitaine ?

Faut réveiller la poésie,

Faut que l'amour monte sur Scène ?



Et bé mon vieux, t'es mal parti,

Mais ça s'voit rien qu'à ta dégaine,

Le sac à dos, l'air ahuri

Et le sourire de bohème,

Tu me prends pour un con, l'ami ?

Pour un p'tit pion de ce système,

J'ai été jeune moi aussi,

Mais là j'ai deux enfants qui m'aiment

Alors tes grandes théories,

Tu sais... Ce n'est pas moi qu'ça gène... 

Peut être bien, peut être oui,

Qu'ainsi la vie paraît bien vaine,

Peut être bien qu'un jour, aussi,

Paris mettra fin au blasphème

En rechantant, comme jadis,

Pour que le printemps y revienne...

J'peux pas te dire, là c'est fini,

Il faut vraiment que tu comprennes...

Allez je file, adieu l'ami,

Ici Paris, à vous l'antenne... "


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