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dimanche, 9 September, 2012 - 10:37 Vincent LAUGIER
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Libre ! je courus vers la route un sac à dos sur moi et la tête follement forte, rouge de vitesse, je m'enfuis d'ici, vivre d'ailleurs est mon but, la route est verte en bordure et j'y fonce sciemment avec le cœur léger, le soleil taperait, je le prendrais chaudement et ma respiration me donnera au paysage. Des montagnes viendront du nord par-delà la marche qui me porte carcasse volontaire dans la déambulation, la rêverie me fera bienheureux.

dimanche, 26 August, 2012 - 16:32 Vincent LAUGIER
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La forêt éclairée d'un vieux ciel d'automne pâlot sombrait doucement dans la terre sourde. Aujourd'hui les nuages lourds crispant de menaces pesaient sur nos têtes couvertes de feutres passés aux couleurs terriennes.

L'ombre jeteuse de fraîcheurs tombait comme un aigle vorace et vous prenait sur place comme une fin du monde. Nos entrailles remuaient de sensations lugubres, nous avions des mines navrées et un besoin de sérénité nous faisait mal.

samedi, 21 July, 2012 - 06:42 Fox
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Je n'ai pas d'âge, pas de nation, pas de bagage et pas de nom. Simple passant du temps présent, je n'appartiens qu'à mes chansons. L'identité est un carcan dont j'ai cassé tous les contours. J'erre sur terre, aimant passer par à peu près tous les détours. Je suis un simple voyageur posant ses pieds un peu partout, et si demain me mène ici, c'est que j'en aurais fait le tour. Il se peut même, les soirs de peur, que mon ici me trouve ailleurs.... Mais c'est alors que je me perds, et que mon voyage se meurt.

Dans ma chemise, pas de papiers, ni dans mes poches... vérifiez ! Moi je ris au nez des frontières, et je pisse au pied des armées. Simple passant sur cette terre qui se fabrique des bunkers, je continue sur mon chemin, et je fabrique des refrains.

Je n'ai pas d'âge, pas d'ambition, pas d'autre adage...

Evolution...

vendredi, 8 June, 2012 - 00:37 mix
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lundi, 28 May, 2012 - 08:24 Fox
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Depuis longtemps sa vie le conduisait ici. Toujours au même endroit quelques soient ses efforts. Mais une fois encore il allait repartir, conscient que son voyage en vaudrait la chandelle. Et puis il savait bien qu'un passage ici-bas risque de se finir avant qu'on ait le temps d'attraper son bagage emporté par le vent... Alors la tête haute, coiffé de vains remords, il se mit en action, un pied, et puis un autre. Dans sa tête, à tout prendre, ça faisait du boucan... C'est comme ça, au moins, qu'il se sentait dedans. Et c'est pour ça aussi qu'il sentait cette urgence, l'envie de vivre un peu et que tout recommence. "Qu'importe le chemin quand on n'a plus de route, qu'importe si demain je me perds dans le doute...qu'importe mon chagrin puisque j'ouvre la porte aux voiliers, aux embruns, et puis même aux cloportes..." En avançant tout droit sur le dos de ces rues où la ville aux abois le croisait sans le voir, il chantonnait son air en passant, l'air de rien, toujours près d'une place, toujours au même endroit. Il posa son bagage, il était revenu. Un long regard au ciel lui annonça la nuit. Il alla se coucher au même coin de rue, toujours près de la place, qu'il avait reconnue. Mais avant de dormir il prit sa décision : dès demain, c'est fini, il ne bougerait plus. Il eut, pour les étoiles, un geste de la main. C'est ici désormais, qu'il les verrait de loin. Il accepta cela comme son évidence et depuis, dans ses yeux, se promène une errance.

lundi, 21 November, 2011 - 19:06 Vincent LAUGIER
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Des maisons de bois hautes et colorées s'alignent sur une route montante. Une Chevrolet verte est conduite par un homme entre deux ages. Le ciel est bleu en ce jour de mai frais et tonique.

Le printemps pousse ses effluves sur le port à moins que des marchandises exotiques s'exhalent jusqu'à rejoindre l'habitacle du conducteur automobile.

Il est heureux, Cédric respire la santé avec une face pleine de bonne humeur, il va vite : Il a rendez-vous avec Steve.

dimanche, 23 October, 2011 - 12:33 Linsay
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Grand-Père était fou. Avant d’être fou et de marmonner tout seul dans son fauteuil, il était explorateur. Ma mère disait qu’il fallait être un peu fou, de toute façon, pour être explorateur. J’ai peu de souvenirs de lui. Maman n’aimait pas trop me laisser seul en sa compagnie, elle disait que ce n’était pas bon pour un enfant, toutes ces histoires. Moi je les aimais bien. Je prenais ses récits comme des contes, j’apprenais à connaître les personnages qui les peuplaient, les mêmes revenaient souvent.

samedi, 15 October, 2011 - 16:03 Jiaime
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Il a longtemps hésité,puis,il s'est décidé pour une dernière fois,il va écrire,là ou il aimait tant partager des mots,des émotions;une dernière fois,et,c'est fini:

-Sans regret,ni remord,par là même ou tu es entrée dans ma vie,tu repars,naturellement,sans tristesse,au gré de nos envies,de nos émotions absentes.

Je n'ai plus rien à te dire,

Tu n'as plus rien à m'offrir.

Les sentiers que nous partagions,nos ressemblances et les fragrances sucrées qui m'envoutaient,ne sont plus que des chemins éloignés,des parfums qui ne peuvent se mélanger.

mardi, 3 May, 2011 - 20:43 Asylys
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Dès lors qu'on est heureux, on ne sait plus écrire. 

jeudi, 28 April, 2011 - 17:05 Asylys
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J'te vois couler et même pas t'accrocher

Et tu m'diras, à qui et à quoi?

C'est la mort que je vois dans tes pupilles

La faucheuse exulte, elle n'aura pas besoin de venir te chercher, c'est toi qui te pends à ses chevilles.

Et tu marches dans les rues, l'air égaré, les bras ballants

Je voudrais que les arbres te parlent et que tu t'envoles au vent

Parce que les cris qui sortent de ta bouche sont trop stridents, que j'aimerai te voir léger comme avant,

Avant que le coeur de ta belle se soit subitement arrêté,

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