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REVIENS VERS MOI... (433)

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Dans la vie il y a des minutes qui durent plus d’une journée
Et même des journées qui sont plus longues que des années,
Des années durent parfois même plus on dirait que des décennies
Tant il y a du trop d’instants mauvais pour se les accaparer,
Mais la plus longue seconde sera pour le restant de ma vie
Celle où tu m’as dit le dos tourné que pour toi tout est finit.

Il y a des chasseurs solitaires qui ne trouvent pas de gibier
À qui pourtant tu pourrais largement convenir mais j’ai des doutes
Concernant leur capacité à garder en eux la patience bien en place
Car t’es si chiante que je suis le seul si sûr avec qui ça le fasse.

Reviens vers moi car je suis le seul qui soit capable de t’aimer,
Reviens vers moi je t’aimerais encore sans te garder en captivité
Et je te redonnerais la liberté car je ne supporterais jamais
De te voir pleurer mais je veux juste essayer de me faire aimer.

Dans la pluie il y a des larmes qui coulent comme la rosée
Et de la rosée beaucoup plus abondante que des ruisseaux,
Des ruisseaux au niveau de tristesse plus haut qu’un fleuve
Tellement te voir pleurer me fait souffrir que j’aimerais les sécher,
Avec les océans on ne peut rien faire pour les empêcher d’inonder les yeux
Même si j’ai beau tout essayé à l’aide d’une caresse pour les contrôler.

Il y a des vieux briscards qui préfèrent vivres en se faisant fouetter
Avec le pas d’odeur de femme pour au petit matin les réveiller,
Les mettre dans le bain avec des baisers pour ensoleiller la journée
Et les tiens sont si chauds qu’ils feraient tout pour s’y baigner.

Reviens vers moi car mon cœur en fusion ne cessera jamais de brûler,
Avec une telle radiation de chaleur un ras de marée d’amour de ta part
Ne suffira pas pour colmater les béantes brèches de frissons qui s’évaporent,
Qui m’échappent encore comme pour les hommes les caprices de la nature.

Dans la vie il y a des grains de poussière aussi grands que des cailloux
Et des cailloux où l’on tape des pieds presque aussi gros que des rochers
Et des rochers presque aussi lourds que les chaines blanches des montagnes
Aussi pures que mes sentiments alors j’aimerais les soulever, pour les secouer,
Et te montrer que le seul grain de poussière qui me fait pleurer c’est la femme
Que tu es et que je garderais gravé jusqu’à jamais eu plus profond de mon âme.

Il y a des oiseaux en liberté pour me rappeler la douleur administrée
Quant tu me dis que c’est tant pis et puis qu’entre nous tout est enfin finit,
Si tu me vois comme du gâchis je te vois comme la plus belle chose de ma vie
Alors je t’en prie ne me coupe pas l’herbe sous les pieds sans me laisser essayer.

Reviens vers moi au moins pour me faire croire à une dernière chance,
Pouvoir encore cultiver les territoires de l’amour où je t’ai fait pousser
Telle une fleur au parfum d’azur, avec au centre un coquillage, qui sent le voyage
Vers un autre monde pour te voir éblouir la planète entière depuis les rivages

Rocco Souffraulit, le 16/03/2011.