La mer se retire.
Les souvenirs s'étirent
le long des moutons blancs,
en des milliers de bans.
La plage est désertée.
Le jour finit de poindre.
Marchant seul et nu-pied
je pars le rejoindre.
Mon âme est engoncée
dans son désir d'ailleurs.
Mon pas est saccadé,
s'alignant sur mon coeur.
La mer fuit le temps,
ce temps gris qui nous conte
comme on vivait avant
quand nous n'avions pas honte.
La mer est fatiguée,
sa terre est désolée.
Moi je marche à son rythme
cherchant un algorythme
sur lequel aligner
un pas mieux cadencé.
Mais l'eau s'est retirée,
elle est partie au loin.
Nos erreurs passées
ne font pas son festin.
La mer s'en va, fière,
faire son tour de terre.
Elle quitte sa bière
et redevient la mer.
La voilà qui revient
par le jour en allé.
Elle s'est un peu usée
tout au long du chemin.
Est entrée en colère,
a changé d'atmosphère.
Elle n'est plus que marées
qui se jouent du destin,
et frappe de ses poings
sur le dos des humains.
Commentaires
Désenchantement en parcourant
dim, 27/03/2011 - 14:21 — Dreux patrickpentrick
:)
lun, 28/03/2011 - 13:13 — kathleenkathleen
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