
C’est écrit dans un livre à la page précisant ma naissance,
Je ne suis qu’un oiseau de passage qui s’arrête au hasard
Pour finir le périple d’un voyage auprès de ces autres
Qui m’ont grand ouvert leur cœur et ce malgré mes différences.
Je ne sais pas au bout de quel tunnel j’ai trouvé la bagatelle
Ou même le long de quel trottoir j’ai essuyé les lézardes des murs
En faisant pleurer du pire ma mère qui n’avait pas de quoi se nourrir,
Avec mes frères il fallait se partager le territoire conquis des morts
Et les poubelles fraternelles vieillissant les souvenirs de moisissure
Qui furent d’aimer ceux qui m’ont frappé quand pourtant je n’avais
Rien à me reprocher si ce n’est la volonté de vouloir être à leurs côtés.
Les yeux dans les yeux je vois des délicieuses montagnes bleues
Avec des hommes désireux, conquistadores qui m’apportent le feu
Provenant d’un autre pays pour un peu me faire de quoi être heureux.
Il n’y a pas de justice devant les chevaliers errants imitant la police
Aux sucs extra de chaude pisse, le doigt levé, les sourcils qui plissent
Pour donner la correction à l’âge où l’on cherche dans la raison
Ce qui se passe nous rendant fou pour faire plier nos interrogations.
Je ne sais pas devant quel panneau j’ai loupé la bonne intersection
Où même sans intérêt comme un bandit j’ai loupé quel sens interdit
Pour m’apprendre à marcher à l’approche de l’hiver au cœur de la nuit
Où sortent les astres et les monstres affamés de chair, assoiffés de sueur,
Ceux qui sortent d’un placard quand essaye en vain au loin de s’endormir
Un jeune mineur en grattant dans la grotte des rêves pour s’en sortir
Comme ces vieux un peu qui votent pour le luxe en plein centre de Paris.
Les yeux dans les yeux je vois des délicieuses montagnes crémeuses
Avec des hommes désireux, conquistadores qui m’apportent le feu
Provenant d’un autre pays pour un peu me faire de quoi être heureux.
Il n’y a pas de colère sans frotter les atomes ni même d’orange amer
Sans planter, dans le décor des pierres, ce que nous ordonne le père
Tout puissant qui tout là-haut nous regarde en se frottant la moustache
Et puis la panse en rigolant de nous voir liquider notre solde de chance.
Et puis je ne sais plus si j’ai déjà eu celle de naitre avant de partir
Où si justement le jour où je partirais sera celui où enfin je naitrais,
En laissant sur le carreau ceux qui m’ont poussé à continuer d’avancer,
Sans me retourner pour éviter qu’ils me découvrent tout pleuviotant
Dans les vitraux qui servent à transférer au profond de mon cerveau
Les crises d’été de dame nature aride, agonisante, pour en faire le portrait
D’une femme la plus belle qui soit et qui s’échappe de mon écriture.
Les yeux dans les yeux je vois une exquise créature plus amoureuse
Que jamais et les lacets lassés de serpenter cesseront autour des nébuleuses
De jouer avec des lettres pour afficher ton prénom et définir ce si fort amour
Que je garde depuis toujours entre les si douces mains de mon cœur.
Rocco Souffraulit, le 01/04/2011.
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