
Vert du début du printemps
Des nuances à faire palir les peintres
Normandie tu serais jalouse.
Discrètement, dans cette herbe qui pousse, pissenlits, fleurs de trèfle et marguerites se racontent le rêve de leur nuit d'hiver. Je les chatouille du bout de mon pied.
Grâce a une manière moins poétique de retrouver cette nature qui se réveille : elle broute. A pleine dent, son ventre est rond comme un ballon. Elle oublie au passage cet hiver difficile qui lui a brulé les poumons, cette terre nue, dure comme du bois, glacée. Grâce n'est pas rancunière, bien entendu.

Fleurs blanches des pommiers sauvages, vous sublimez le vert avec votre douceur
Vous laissez se promener votre parfum
Le partageant avec celui qui vient
Notre silence en échange
Un ange passe

Pied de l'arbre accueille nous, moi et ma gourmande jument,le temps qu'il nous faudra, nous n'avons pas de montre
Fraicheur de ton ombre

Pas un bruit alors j'écoute
Le son des cloches des brebis
La dent de Grâce qui croque
Bavardages d'oiseaux, fond musical

J'en ai parlé
De ta liberté
J'ai eu envie d'y regoûter
Sans selle, ni bride
Soleil splendide
Un bout de chemin à pied entre copines
C'est ça j'imagine

Commentaires
Un ange,juste une fois
dim, 10/04/2011 - 20:26 — JiaimeJiaime
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