
On a beau toujours chercher à comprendre pour décrire l’amour
Au cours de ce si long voyage prenant rapidement trop du temps
Pour aller doucement avec celui passant devant si omniprésent,
Tout en vous ouvrant le cœur comme la porte des sentiments,
Et c’est alors qu’il s’efface en vous disant que c’est dégueulasse
Car c’est uniquement chez les autres que celui-ci en berne trépasse,
Sans avoir prit ne serait-ce qu’une minute pour le laisser vous dévoiler sa face
Qui vous suit à la trace pour balayer derrière vous votre propre crasse.
On a beau toujours tout faire pour se faire détester du monde entier
Il reviendra, comme si de rien n’était, rien que pour vous achever.
Nous sommes désolés mais votre standardiste préférée
Est décédée lors d'une nuit étoilée en mettant l'accent
Sur le lancé de dé du hasard de l'amour pour mieux le provoquer.
Excusez-nous pour le dérangement organisé.
On a beau toujours marteler des discours pour prêter mains fortes
Au besoin tenace de partager un peu de cette souffrance qu’il procure,
Quand il s’effrite en le regardant s’éloigner sans même se retourner,
Le perdre du regard pour ne laisser que son empreinte dans le désert
D’or où brille la mort quand on perd sa seule et féconde raison d’exister,
Avec des tas de vergers où poussent des grappes nourrissant le sang,
Des pommiers acides verdoyants grâces auxquels se gavent des vers
Servant à écrire des heures pour vous permettre de pleurer sur votre sort.
On a beau toujours tout faire pour se faire alpaguer par le monde entier
Il reviendra, comme si de rien n’était, par surprise sans l’avoir demandé.
Nous sommes désolés pour la continuité de la rime éclatée
Mais c’était pour vous informer que vous ne pourrez-plus jamais
Vous faire insulter, sur nos lignes, car désormais elle est envoutée.
Excusez-nous pour le sacrilège inopiné.
Ce n’est même pas demain qu’il ressurgira pour se blottir entre vos mains
En se protégeant comme si c’était un œuf à la coquille abritant la genèse
Pour faire grimper l’aiguille du compteur qui génère le sourire aux lèvres,
De dire que vous l’avez trouvé après s’être caché à la mauvaise adresse
Et les livres racontant des sottises ne veulent pas admettre que le remède,
De l’état dépressif, n’est pas un récif du haut duquel se foutre en l’air
Mais bien la passion que procure la folie d’aimer celui qu’on voit parfait
Même si en vrai ce n’est pas vrai vu qu’on s’en fou bien de ce qu’il est.
On a beau toujours tout faire pour se l’administrer caché du monde entier
Il reviendra, comme si de rien n’était, par petites doses pour vous droguer.
Nous sommes désolés mais votre standardiste préférée
S’en est allée rejoindre celui qu’elle appelait son supposé prisonnier
Car il était selon elle, et pour rigoler, le seul pouvant la supporter.
Excusez-nous pour le dérangement organisé.
La jeunesse se dérobe sous nos pieds pour ne laisser qu’une âme d’ombre
S’éclipsant de peur de se dévoiler en se baladant sous le premier luminaire,
Les chariots dans l’espace conduisent les commissions de la floraison
Des sens interdits en pleurant de se repasser ce qu’on déjà laissé passer,
Mais alors demain que ferons nous pour mettre le volcan en éruption
Si hier encore on regrettait amèrement ce qui devais à présent ce passé,
À trop vouloir habiter dans le regret on en oublierait de passer le balais
Le long de l’escalier menant à l’éclosion pour égayer son hall d’entrée.
On a beau essayé d’apprivoiser cette chose si dispersée dans le monde entier
Elle s’approchera, en toute liberté, pour de bonheur vous approvisionner.
Nous sommes désolés pour la légitimité de la rime éclatée
Mais c’était pour vous signaler que vous ne pourrez-plus jamais
Vous faire incendier, sur nos lignes, car désormais elle est possédée.
Excusez-nous pour le soulagement inopiné.
Rocco Souffraulit, le 11/04/2011.
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