
DANS LE CUL DE LA NUIT... (532)
Il y en a tellement dans notre langue pour te dire
À quel je peux depuis la nuit des temps t’aimer
Que je ne serais même pas par lequel commencer.
Pour l’écrire en entier je déchire le gros dictionnaire
Pour voir si le meilleur de tous n’est pas son revers.
J’ai décidé de m’éclairer des moindres recoins de l’espace
Car j’y ressent entre vous deux contre moi une conspiration,
De la magie par kilos pour m’enquiloser en a plein sa besace
Et dans sa devanture je t’y vois plus belle qu’une constellation.
Il y en a autant qu’il y a de fines gouttelettes d’eau
Dans la pluie et c’est des milliers de gros bocaux
Qu’il me faudrait pour me désaltérer l’imagination,
Comme si pleurer était une source d’inspiration
Quand les émotions se pendent telle une addiction
Pour toi ma parcelle de vie où le bonheur en fleur
Pousse en bouquet pour rendre vif un coffre au trésor
S’ouvrant juste en caressant sa grinçante serrure.
J’en croise autant qu’il y a de pavés sur le trottoir
Me menant depuis le manoir de mon existence
Vers ton château fort chargé de réjouissances,
Le mien est en vente depuis le coup d’aspirateur
La semaine dernière pour emporter ta présence.
J’ai décidé de m’inspirer des moindres recoins de l’espace
Car j’y ressent entre vous deux contre moi une conspiration,
De la magie par plumeaux pour me déplumer en a plein sa besace
Et dans son armature je t’y vois plus belle qu’une constellation.
Je ne sais pas si j’arriverais à tous les compter,
Entre les gros, les inversés où les sens intérêts,
Synonymes pour palindromes où mariés qui rimes
Pour embellir la vérité comme une petite émeraude,
Que je garde en moi pour te la projeter sur une étoile
Et te montrer à quel point tu peux pour moi briller,
Me faire vriller dès que l’hiver ressemble à ce si doux été
Que tu es toute l’année pour les mains me réchauffer.
Comme il y a autant de raisin pour faire un bon vin,
Pour m’enivrer sans raison il y a mon cœur à la con
Disjonctant quand meurent mes yeux dans tes seins,
Ton corps en forme de violon ne me sert pas de solution
Pour trouver l’explication se cachant entre tes reins.
J’ai décidé de m’emparer des moindres recoins de l’espace
Car j’y ressent entre vous deux contre moi une conspiration,
De la magie par grumeaux pour m’enfariner en a plein sa besace
Et dans sa teinture je t’y vois plus belle qu’une constellation.
Si j’étais oiseau je resterai perché sur mon mangeoire
Pour voir si une graine ne suffirait pas pour ma gangrène
La calmer dans une accalmie calée entre l’alchimie
Du besoin de t’embrasser sans te becter te picorer,
La boulimie de mouliner de quoi écraser pour trouver
De quoi moudre en dose de café pour encore à tes côtés
Me réveiller en te suppliant dans mes draps de rester,
Te faire l’amour comme un fou comme si de rien n’était.
Alors tellement j’en croise dans la journée en t’écrivant
Qu’en tombant la nuit s’empare des plus purs et scintillants.
Pour faire simple mon amour fouille avec un microscope,
Cherche au lointain ce qui se cache dans le cul de cette salope,
Si une étoile filante passe se sera pour moi celle de mes sentiments.
J’ai décidé d’assassiner les moindres recoins de l’espace
Car j’y ressent entre vous deux contre moi une conspiration,
De la magie par tonneaux pour m’enivrer en a plein sa besace
Et dans sa peinture je t’y vois plus belle qu’une constellation.
Ludovic Auboeuf, le 03/06/2011.
Pages