J'arriiive ! j'arrive pas ... Putain ! alors à quoi partir ?
Parce que c'est fait, que je suis là, mobile de tremblements. Le temps file avec la prestance d'un train fantômatique. J'ai la sensation inexorable paranoiaque de la perte du plancher. Il va vers la transparence, le branlebas du voyage m'assourdit. Avec une histoire infinie qui me creuse, je suis prédétruit depuis, avec du bizarre dans les bagages, filer comme un génie sans lampe dans une pulsion, sans voir la rage crade, le monde qui se démonte, maladroit et concassé, marcher pour se donner de l'air, la pensée qui t'évade. Laisser prendre le rêve qui déborde le glauque, l'ailleur souhaitable. Glisser dans cette chance, la rencontre, oublier en grâce la déroute, pour sourire au tout venant, paisible et réconcilié. Saisir un sens dans la candeur du coeur.
Et si tout te tombe dessus comme une trombe de fientes, coupe la respiration, crache ce qui t'affale ! Donne l'élan ivre de l'intérieur pour foutre la déchéance au chapître fini, en rigolant du hasard blafard, pour ajouter la dignité des indignés aux sentiments poursuivis. S'affairer de détentes virevoltantes. S'arrêter sur la dîgue des espoirs insensés dans le glacial qui te souffle. Ecouter la féroce mélodie. Voir les vagues fantasques qui se fracassent dans la fin de tout. Se saouler puissament de ce phénoméne nature, taper du pied pour démarrer fusée vive et repartir pour le manége de la terre. De la foudre dans la soute, grimper sur les sentiers interdits, trop pentus et inexistants jusqu'à ta venue, t'encolérer de tout, bienheureux de ça, fou de croyances sensitives. Voler jusqu'au sommet, par beauté pure, filant drôlement, les dents visibles d'un sourire libre . Combustionner le vivant, en plaisir des circonstances.
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