Mano Solo avance et embarque une nouvelle fois son auditeur sur les trottoirs cradingues d’une vie toujours plus déchirante. Rentrer au port est une invitation malhonnête pour un voyage qui laissera encore quelques douloureux souvenirs. De chanson française, ou de poèmes désabusés, l’auditeur ne sait plus trop ce dont il en retourne. Happé par le flot des mots, il écoute, presque religieusement. Gêné face à ce grand déballage de sentiments mis à nu. Entre dégoût et rage, Mano déblaie la boue dans nos cœurs et malmène l’esprit. Comme à son habitude, il se permet tout. Il déboule et s’impose, chamboule notre confort païen dans lequel on se complaît. Mieux, il nous le crache au visage. Excessif ?
Excréments, purin, fractures, haine, bile, venin, Mano ne nous épargne rien dans sa description acerbe du monde qu’il traverse. En marge d’une scène qu’il conspue, le « guerrier se déchire la panse et s’offre en cadeau ». Ce don de soi fait frémir, tant « son corps est à sec ».
L’accordéon de Régis Givazo, déjà fascinant en live, sublime le propos désespéré sans l’alourdir. Un univers nauséabond (ou pas) où l’amour n’a presque plus raison d’être (« l’amour, c’est pas pour moi, c’est un truc pour les gens qui pleurent »).
Les gens, justement. Seuls à même de faire revenir au port, un artiste impayable et incomparable : « un homme en guerre, des armes plein les bras, en guerre contre Dieu ». Tendez donc l’oreille à cette galette malade, infectée par la verve impétueuse d’un homme qui n’a pas fini de botter des culs.
Noesis.
Commentaires
Cradingue
mar, 29/09/2009 - 20:41 — isamonaJe déteste cet article. Dès les premiers mots on est dans un bain purulent.
Cette "galette malade" (comment peut-on écrire ça?) pleine de santé pour qui l'écoute vraiment, ne laissera pas "quelques douloureux souvenirs", mais l'écho de superbes musiques, de belles tendresses, de belles tristesses, de beaux constats et d'un bel amour de la vie.
Or, tout le papier est empuanti de mots poisseux, de miasmes…
Et le pire c'est que lui non plus ne te veut pas de mal, le Noésis. Mais il se croit obligé de faire son malin sur ton dos! C'est sans doute comme ça qu'il gagne sa croûte.
"Il n'est pas de fardeau que je ne puisse poser chaque soir. Chaque matin renaissent mas deux poings." (Mano Solo)
Malade?!?
mar, 29/09/2009 - 21:17 — BayaOuais article puant qui pioche à son gré des bouts de paroles. Mais aucune allusion à "chaque matin" par exemple.
Y'en a qui n'écoutent qu'à moitié, faut croire.
Je pense que si Mano Solo n'est pas unanimement reconnu comme le meilleur artiste musical français, c'est que sa vérité, la vérité qu'il chante dérange certains. De la même façon qu'on dit: "salut ça va?" sans vouloir de réponse, parce qu'on n'a pas envie d'entendre "non ça va pas! Il y a ça qui va pas, puis ça aussi et aussi ça". La plupart des gens préfèrent des paroles gnan gnan, des paroles sans réflexion, des paroles où tout va bien...
Article qui ne va pas chercher l'espoir au milieu du désespoir. et encore, je ne le trouve pas désespéré du tout cet album. Je dirais qu'il touche au sensible avec ses beaux et tristes instants.
Article vraiment puant, sourd et "malade" de bêtise!
hum
mer, 30/09/2009 - 11:23 — EdOoTendez donc l’oreille à cette galette malade, infectée par la verve impétueuse d’un homme qui n’a pas fini de botter des culs.
Je trouve la tournure pas si mal à la relecture...
Ce que je pense c'est qu'il s'agit encore d'une journaliste qui veut faire du mano solo dans un article sur mano solo... Comme il y en a des millier... Et comme tous n'ont pas la même plume et bien du coup on tombe dans un truc sans queue ni tête qui paraphrase quelques lignes de l'album... Mais malgré ça, elle a eut le mérite d'essayer... C'est pas réussi mais on comprend ce qu'elle a voulu faire, réduire mano solo à ce que l'on peut entendre à première écoute, le graveleux... Mais madame, Noesis, ce n'est pas que ça, y'a d'la poésie la'd'dans, certains disent même...
Je ne le trouve pas pire cet
mer, 30/09/2009 - 12:10 — GlOry HOleJe ne le trouve pas pire cet article moi.
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