Juste un petit poème,
Qui se voudrait chanson,
Juste quelques phonèmes
Posés sans prétentions.
Juste un petit poème
Qui chante sur six pieds
Quand le ciel est tout blême
À la fin de l'été.
Juste une ritournelle,
Un mot et puis un mot,
Juste un petit poème,
Qui se voudrait chanson,
Juste quelques phonèmes
Posés sans prétentions.
Juste un petit poème
Qui chante sur six pieds
Quand le ciel est tout blême
À la fin de l'été.
Juste une ritournelle,
Un mot et puis un mot,
quand les mots s'éteignent
comme l'esprit se vide
quand la fatigue est là
avec ses heures pleines
de travail, de partage
d'efforts tant acceptés
quand le monde se rétrécit
aux fenêtres électriques
La forêt éclairée d'un vieux ciel d'automne pâlot sombrait doucement dans la terre sourde. Aujourd'hui les nuages lourds crispant de menaces pesaient sur nos têtes couvertes de feutres passés aux couleurs terriennes.
L'ombre jeteuse de fraîcheurs tombait comme un aigle vorace et vous prenait sur place comme une fin du monde. Nos entrailles remuaient de sensations lugubres, nous avions des mines navrées et un besoin de sérénité nous faisait mal.
Pour la petite histoire, j'ai rencontré Maïa Vidal il y a un peu plus de deux ans.
Une série de coïncidences a fait que je me suis retrouvé en avance à une diffusion de court-métrages de Guy Madin et que cette diffusion était précédée d'un concert. C'est ainsi que j'ai découvert un duo composé de jeunes filles portant un étrange bonnet de loup : Your Kid Sister. Il n'a pas fallu attendre la fin de la première chanson pour que je sois envoûté par cet univers autant musical que visuel.
Je ne sais même pas pourquoi, mais j'avais un appareil photo sur moi (qui va au ciné avec un appareil photo) et j'ai donc pu prendre une unique photo du tout premier concert de Your Kid Sister, ce que j'appris plus tard.
Ceux qui suivent mon travail savent que je suis plutôt solitaire dans mes créations.
Non pas que ce soit un choix délibéré mais plutôt par la force des choses.
C'est pour cela que j'ai commencé la photo par des autoportraits puis par des portraits de ma moitié.
Une grande partie de mes photos qui ont eu du succès, a été prise pendant le temps de cuisson d'une casserole de riz, ou entre le brossage de dents et le couchage. Nouvelle preuve que la magie de la photo nait du trivial.

Je n'ai pas d'âge, pas de nation, pas de bagage et pas de nom. Simple passant du temps présent, je n'appartiens qu'à mes chansons. L'identité est un carcan dont j'ai cassé tous les contours. J'erre sur terre, aimant passer par à peu près tous les détours. Je suis un simple voyageur posant ses pieds un peu partout, et si demain me mène ici, c'est que j'en aurais fait le tour. Il se peut même, les soirs de peur, que mon ici me trouve ailleurs.... Mais c'est alors que je me perds, et que mon voyage se meurt.
Dans ma chemise, pas de papiers, ni dans mes poches... vérifiez ! Moi je ris au nez des frontières, et je pisse au pied des armées. Simple passant sur cette terre qui se fabrique des bunkers, je continue sur mon chemin, et je fabrique des refrains.
Je n'ai pas d'âge, pas d'ambition, pas d'autre adage...
Evolution...
soudain tout seul
je me demande
soudain si vite
je me détache
avant que de sombrer
soudain demain si loin
soudain je doute
Pages