Lundi matin en me regardant dans la glace je vois que j'ai gardé un souvenir de l'après-midi d'hier passée dehors, sous la forme d'un masque rouge du plus bel effet ! Et encore, je suis peu restée face au soleil... j'avais vite compris qu'il fallait que je lui tourne le dos, qu'est-ce que ça aurait été sinon !
Ce matin je ne pars pas avec les Morallès : je rentre en train, afin d'éviter d'aller aux Godeaux pour reprendre en sens inverse en direction de chez moi ! Comme il y a très peu de cars entre Poitiers et chez moi et que Bruno travaille, j'ai décidé de faire une petite pause à La Rochelle, puisque j'ai un changement là-bas. J'ai vu que l'aquarium était tout près de la gare, ce sera l'occasion de le visiter ! Ce matin je ne suis pas trop speed, j'ai presque tout préparé hier, donc tout va bien. Il est prévu de débrancher l'eau et l'électricité à 8h30, mais comme je commence à être habituée aux départs, généralement je m'arrange pour ne plus avoir besoin de l'une ni de l'autre dix bonnes minutes avant l'heure. Je sais que je veux faire un dernier petit vidage des toilettes, j'ai mis une bouteille d'eau remplie de côté pour les rincer, je suis donc très détendue... Qu'est-ce que je deviens prévoyante !
Sauf que quand je sors du camion (il est donc 8h20, on n'est censés débrancher que dans dix minutes)... je m'aperçois que tout le monde est dehors et que la moitié des tuyaux sont déjà roulés ! Je savais qu'on avait débranché (Didier me demande toujours avant de le faire), mais du coup ça me met un bon coup de speed d'aller rincer les toilettes alors que tout le monde s'active avec les tuyaux et les câbles. Bon... en rentrant au camion j'en trouverai quand même un par terre, que je pourrai rouler. L'honneur est sauf !
Ce qui est drôle c'est qu'on en parlait justement hier autour d'un café, avec quelques uns. On se disait qu'un départ ne ressemblait jamais à un autre et qu'il arrive souvent que presque tout le monde soit en avance ou en retard (mais... plus souvent en avance, en fait!), et qu'il y ait juste une personne qui ne soit pas au diapason avec les autres. Du coup elle n'est pas en retard, juste "bien", mais par rapport aux autres elle va se sentir en retard. Ce n'est pas toujours la même personne, d'ailleurs, ça tourne, et là en l'occurrence... c'est moi ! xD
Bah, ils vont moins faire les malins dans quelques minutes : juste avant de partir prendre le bus je vois que le camion de Yann refuse de démarrer... Je n'en saurai pas plus car je les abandonne lâchement !
Je serai quand même au courant d'une petite péripétie du voyage (documents photographiques à la clé!) car j'ai laissé un espion chargé de me rapporter ce qui se passe en mon absence... Il me racontera donc qu'à un moment, sur la route, Bernard et Sylvie sentent une odeur de gasoil... ça dure un moment mais ils ne voient rien de spécial. Un peu plus tard tout le monde s'arrête pour manger, et là ils s'aperçoivent qu'un côté du camion et de la caravane sont maculés de gasoil. La raison : une durite du réservoir a pété ! Sylvie m'expliquera qu'avec cette petite fuite ils ont quand même sans doute perdu entre 30 et 40 litres... et elle qui avait bien nettoyé sa caravane juste avant cette tournée... eh bien elle n'a plus qu'à recommencer... Le pauvre Bernard n'aura d'autre choix que de passer une bonne partie de sa pause déjeuner le nez dans son camion et les mains dans le gasoil... (note : Sylvie ne sera pas en reste, puisque, arrivés aux Godeaux c'est elle qui se chargera du nettoyage du camion et de la caravane à l'éponge!)













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