Au petit matin, à huit heures : la place est vide, plus de cirque Amar...

Au petit matin, à huit heures : la place est vide, plus de cirque Amar...

Voici le jour du départ d'Auxerre, direction Montceau-les-Mines, la dernière place de cette longue tournée ! Nous sommes prêts un peu avant l'heure et Didier, qui n'aime pas trop rester inactif, me propose de conduire son convoi sur le parking, pour essayer ! J'accepte avec plaisir : même si je ne suis pas à l'aise au volant, là je sais que je ne risque rien puisque le parking est vide et immense. Le point de patinage est plus compliqué à trouver, il faut beaucoup relâcher l'embrayage. Courageuse, mais pas téméraire, je resterai en première : pour la seconde on verra une autre fois ! En tout cas c'est vrai que c'était assez rigolo à faire, alors merci Didier !

Ce matin Bastian nous a donné rendez-vous à 11 heures dans sa caravane car il aimerait faire une photo avec tout le monde dedans. Certains sont assez sceptiques, mais nous finissons par tous y rentrer ! Voici donc la photo avant le débarquement...

Aujourd'hui petite histoire de toilettes (allez allez, avouez, ça vous manquait!). Je n'y ai pas assisté car j'étais partie fêter l'anniversaire de mon frère et de ma nièce avec ma famille, mais heureusement un espion (dont je tairai le nom pour sa sécurité) m'a tout raconté à mon retour... Vendredi soir, Isona est allée vider ses toilettes. Il faut avant tout savoir qu'elle n'est pas très à l'aise avec le fait de vider devant des gens, c'est pourquoi elle s'y rend toujours très discrètement, à la nuit tombée. Malheureusement, hier soir, Didier était sorti faire la même chose, lampe frontale bien accrochée sur la tête, et comme toujours très décontracté. Il tombe donc sur Isona, qui était en train de vider et avait posé son bouchon bien loin du trou pour éviter de le perdre (pour ceux qui suivent, c'est la première chose qu'on m'ait apprise ici au sujet des toilettes). Didier, donc, commence à engager la conversation avec son ton très... euh... disons très "libre" sur le sujet, pendant qu'Isona tente d'expédier l'affaire au plus vite et rince le réservoir. Elle devient rouge de honte et de plus en plus embarrassée tandis qu'il se laisse aller à quelques réflexions sur le contenu visible dans les égouts et qu'il lui tend son bouchon pour l'aider. Confuse, Isona saisit le bouchon... et là... (vous savez la suite...) c'est le drame ! Le bouchon lui échappe des mains, roule, roule... et finit sa course dans la bouche d'évacuation...
Mais cette histoire ne se termine pas là ! La suite de l'épisode intervient le lendemain : Isona a fait une croix sur son bouchon et se dit qu'elle se débrouillera pour en retrouver un, mais c'est sans compter Joël (son mari), qui trouve ça idiot, et Didier qui se sent sans doute un peu -merdeux?!- coupable de la mésaventure. Les voici donc partis tous les deux en mission pour récupérer le fameux bouchon : ils soulèvent la grille, Didier descend dans le trou ( qui doit faire un peu moins d'un mètre cinquante de haut), et finit par récupérer le bouchon après moult contorsions et utilisation d'un long bâton (car, forcément, le bouchon avait été emporté quelques mètres plus loin dans le tuyau, fort heureusement horizontal). Pendant ce temps, Hélène prend des photos de l'aventure...

Un tout petit mot ce soir pour vous présenter les premiers pas de Marius sur scène ! En effet cette fois il ne dormait pas pendant le spectacle, nous l'avons donc pris avec nous dans le camion, où Bruno lui avait aménagé un petit coin bien confortable (malgré mes récriminations et mes "t'es sûr que tu ne veux pas que j'apporte son coussin spécial dans lequel il est sanglé-attaché-sûr de pas tomber?").

Bruno est arrivé hier : il était temps, la séparation commençait à être un peu dure ! L'après-midi nous avons profité de la voiture pour aller faire des courses, car sur cette place nous sommes vraiment loin de tout. Bruno a acheté un poulpe, qu'il prépare ce midi, devant le camion, ce qui intrigue beaucoup Augustin et Firmin.

Voici venu le jour du départ de Lons-Le-Saunier, direction Auxerre ! Je suis prête un peu avant l'heure mais Didier, plus rapide que son ombre, a déjà rangé mes tuyaux... Je ne culpabilise plus pour ça : je sais que même avec tous les efforts du monde, je ne serai jamais autant en avance que lui, rien ne sert d'essayer de rentrer dans la course ! Du coup je me sens un peu désoeuvrée, je n'ai plus rien à faire... Je vais donc voir Carole pour lui proposer mes services, et je roule quelques tuyaux là-bas... sauf que ces tuyaux-là sentent un peu le caca de pigeon ! Hem hem... Je me dis qu'il serait peut-être bon que j'investisse dans une paire de gants ! (et entre le froid, le mouillé et le poussiéreux, ce n'est pas la première fois que je me fais ce genre de réflexion) Je le dis en riant à Carole : ni une ni deux, cinq minutes plus tard elle revient avec une paire de gants pour moi. Cooool ! Merci Carole ! ;) Après les bottes, me voici parée pour me reconvertir en tant que Nicolas le Jardinier !

"Une photo peut donner un coup de poing dans l’estomac et couper le souffle, nous forçant au silence respectueux ou indigné. Une photo peut laisser rêveur et faire palpiter des millions de mots, des milliers d’histoires. Une photo peut appeler d’autres images, plus abstraites, plus immatérielles… plus romancées. C’est un jeu de mots et d’images que nous vous proposons maintenant. Nous n’avons pas l’ambition de réinventer quelque chose qui a déjà été fait, mais nous avons la prétention que vous preniez du plaisir à feuilleter ces pages où textes et photos s’interpellent pour se nourrir mutuellement, chacun apportant un éclairage différent à l’autre, une vie, une synergie. Bienvenue dans notre cube : il y a un début et une fin comme dans tous labyrinthes mais peut-on en sortir ? Le veut-on seulement ?" 
Bien équipée avec mon ensemble bottes-grosses chaussettes, me voici partie, avec Johanna et Bernard, à la chasse aux champignons ! Johanna, sachant que mon rythme est inversé par rapport au leur et qu'il n'y a que le week-end que je peux dormir un peu, m'avait proposé un départ à 9 heures. Bernard aurait préféré 8 heures, comme la première fois : nous avons coupé la poire en deux et fixé le départ à 8h30 ! Sur la route, en prenant un peu d'altitude, nous sommes pris dans une véritable purée de pois, qui ne se lèvera d'ailleurs pas de la matinée, puisque le retour se fera dans les mêmes conditions.

Ce matin, en regardant par la fenêtre du camion...

Pages